•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Frances Tiafoe et Carlos Alcaraz ont rendez-vous en demi-finales à Flushing Meadows

Il pointe vers la droite en souriant.

Frances Tiafoe avait aussi éliminé Rafael Nadal en huitièmes de finale lundi.

Photo : Getty Images / Elsa

Agence France-Presse

Frances Tiafoe, 26e mondial et tombeur de Rafael Nadal au tour précédent, et la jeune sensation espagnole Carlos Alcaraz se sont qualifiés mercredi pour les demi-finales des Internationaux des États-Unis.

Pour sa première demi-finale d'un tournoi du grand chelem, l'Américain a vaincu Andrey Rublev (11e) 7-6 (7/3), 7-6 (7/0) et 6-4.

C'est fou de remporter encore une grosse victoire face à un joueur si difficile, a dit Tiafoe avant de quitter le court Arthur-Ashe.

À 24 ans, son meilleur résultat dans un tournoi majeur était un quart de finale à Melbourne en 2019. Il tentera vendredi de se hisser en finale à Flushing Meadows en affrontant Alcaraz.

Je me sens comme à la maison, ce court est incroyable, tout le monde me pousse, je me dois de donner le meilleur de moi-même. Je profite de ces moments, mais il reste deux matchs. Ce sera dur, laissons Alcaraz et Sinner se battre, mais je suis prêt, contre qui que ce soit.

Contre le Russe, qui jouait son sixième quart de finale en tournois majeurs (le troisième à New York), aucun des deux joueurs n'a cédé sa mise en jeu jusqu'à 3-3 dans la troisième manche. Tiafoe a alors réussi le bris. Il a ensuite sauvé deux balles de bris pour se détacher à 5-3.

L'Américain a finalement servi pour le match à 5-4 et a conclu avec un as.

Un marathon pour Alcaraz

L'Espagnol, 4e mondial, s'est qualifié dans la nuit de mercredi pour sa première demi-finale majeure en sauvant une balle de match contre l'Italien Jannik Sinner avant de s'imposer 6-3, 6-7 (7/9), 6-7 (0/7), 7-5, 6-3 en 5 h 15 de jeu.

Je ne sais pas comment j'ai fait. Le niveau de jeu, le niveau du match était..., a confié Alcaraz qui n'avait plus de mots après une longue et respectueuse étreinte avec Sinner. Il était 2 h 50 à New York, où jamais dans l'histoire du tournoi, un match ne s'était terminé au-delà de 2 h 26.

Sur la balle de match, j'ai cru en moi. Il y a toujours un espoir tant qu'on n'a pas perdu. J'ai cru en mon jeu, a-t-il ajouté. À 19 ans, Alcaraz pourrait passer no 1 à l'ATP s'il atteint la finale.

Frances a battu Rafa, Rublev. Il est en grande confiance. Ce sera vraiment dur. Mais je veux profiter de ce moment, de ma première qualification en demie, a dit l'Espagnol.

Accroupi, il se couvre sa bouche avec ses mains.

Carlos Alcaraz a peine à croire qu'il vient d'atteindre le carré d'as.

Photo : Getty Images / Matthew Stockman

On craignait le vide que laisseraient immanquablement les départs de Federer, Nadal et Djokovic. Les bras de fer de cette année entre Sinner et Alcaraz, en huitièmes de finale à Wimbledon et en quarts aux Internationaux des États-Unis, laissent à eux seuls augurer de belles années de duels à couper le souffle.

Alcaraz a pris sa revanche sur l'Italien de 21 ans sur dur, après avoir perdu sur le gazon de Wimbledon puis sur la terre battue d'Umag, en finale. Il avait également remporté leur première confrontation sur le circuit principal au deuxième tour du Masters 1000 de Paris en 2021.

Dans la nuit new-yorkaise, malgré la fatigue, la durée du match et l'heure avancée au-delà du milieu de la nuit, les deux joueurs ont inlassablement continué de frapper, de courir, de remettre des balles qui paraissaient intouchables, de prendre le filet d'assaut, de distiller quelques coups bien touchés au milieu de salves de lourdes frappes...

Alcaraz a dominé la première manche en prenant trois fois le service de Sinner qui n'a récupéré qu'un service de l'Espagnol. Il a ensuite manqué beaucoup d'occasions : cinq balles de manche ratées dans la deuxième manche, puis il a servi pour la manche dans la troisième à 6-5. Mais Sinner est revenu et a remporté facilement le jeu décisif.

Alcaraz a eu le mérite de ne jamais baisser les bras. Même brisé dans la manche décisive à 2-2, il est immédiatement revenu et a réussi à son tour le bris pour mener 5-3 et servir pour le match.

Cette fois, il n'a pas laissé passer l'occasion et a conclu le deuxième match de l'histoire pour la durée après le match Edberg-Chang de 5 h 26 en 1992.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

En cours de chargement...