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Jeux de Tokyo : les soupçons de corruption prennent de l’ampleur

Un homme, la tête légèrement penchée, regarde à sa droite.

Haruyuki Takahashi

Photo : Getty Images / ISSEI KATO

La Presse canadienne

Les allégations de corruption contre un ancien membre du comité organisateur des Jeux de Tokyo se sont élargies, mardi, lorsque les procureurs japonais ont de nouveau arrêté Haruyuki Takahashi dans une affaire impliquant des paiements présumés à un éditeur devenu commanditaire des JO.

Les dernières allégations portent sur 76 millions de yens (709 000 $ CA) que Takahashi a reçus de la société d'édition Kadokawa, basée dans la capitale, selon les procureurs du district de Tokyo.

Le parrainage a permis à Kadokawa, qui réalise également des films et des jeux, de publier des programmes et d'autres livres liés aux Jeux de Tokyo.

Deux responsables de Kadokawa, soit Toshiyuki Yoshihara et Kyoji Maniwa, qui auraient déposé l'argent, ont également été arrêtés.

Soupçonné d'avoir reçu des pots-de-vin du fabricant de vêtements Aoki Holding, Takahashi est en détention depuis son arrestation le mois dernier. Il a officiellement été accusé, mardi, d'avoir reçu 51 millions de yens (473 000 $) de pots-de-vin d'Aoki.

Trois responsables d'Aoki ont été accusés d'avoir versé des pots-de-vin. L'argent a été déposé dans un compte bancaire de la société de Takahashi d'octobre 2017 à mars 2018, dans le but qu'Aoki devienne un commanditaire olympique et fabrique des produits sous licence, ont déclaré les procureurs.

Aoki, qui crée des habits que les diplômés portent pour les entretiens d'embauche, a été un choix surprenant pour fournir les vêtements de l'équipe olympique japonaise lorsque d'autres nations avaient de grandes marques de mode.

Kazumasa Fukami, le chef d'une société de conseil, a été arrêté en raison de soupçons d'avoir aidé Takahashi à recevoir les pots-de-vin.

Takahashi, un ancien cadre de la société de publicité Dentsu, avait un poids énorme au sein de l'organisation des commandites olympiques.

Lundi, les procureurs de Tokyo ont perquisitionné les bureaux de Daiko Advertising, à Osaka et à Tokyo, dans le cadre de l'enquête sur la corruption olympique. Il n'y a eu aucune arrestation dans l'affaire Daiko.

Le scandale est probablement un revers pour les ambitions du Japon d'obtenir l'organisation des Jeux olympiques d'hiver de 2030 à Sapporo.

Tokyo a accueilli les Jeux olympiques et paralympiques, reportés, et a essuyé des critiques sur les coûts faramineux. Ils se sont déroulés en l'absence de vente de billets au public en raison de la pandémie de COVID-19.

Le coût officiel est estimé à 17,09 milliards de dollars canadiens, principalement de l'argent public.

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