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Chronique

Le parahockey féminin, un premier pas réussi vers la reconnaissance

Des joueuses, assises sur leur luge, posent au centre de la glace avec le personnel de l'équipe derrière elle.

L'équipe féminine de parahockey

Photo : Charlie Skinner/WPIH

Les joueuses de parahockey qui ont participé au Défi mondial à Green Bay, la fin de semaine dernière, sont maintenant de retour à la maison. Les États-Unis ont gagné la médaille d’or et le Canada, l'argent. L’équipe Monde, qui regroupe des athlètes de sept pays, est repartie avec la médaille de bronze grâce à son gain contre la Grande-Bretagne, dimanche, lors de la dernière journée de compétition.

Encore plus important que les médailles, ce qu’il faut retenir de cette compétition, c’est que tout est révolutionnaire pour le sport à plus d’un titre. Il s’agit du premier tournoi entièrement féminin sanctionné par le Comité international paralympique (CIP) et du premier à avoir une équipe d’officiels entièrement féminine.

L’atmosphère à Green Bay a été incroyable et l’énergie des athlètes pour le sport est contagieuse, affirme Michèlle Laflamme, directrice parahockey du Comité international paralympique. Chaque match, nous attirons également de nouveaux fans du sport.

Les amateurs de sport se souviendront de l’extrait du film Field of Dreams où le personnage principal joué par Kevin Costner entend une voix lui dire : construis-le et ils viendront lorsqu’il se promène dans son champ. Il crée donc un terrain et les légendes de baseball du passé viennent y jouer.

Eh bien, le CIP qui gère le sport grâce à son comité de parahockey sur glace a utilisé la même approche pour le développement du parahockey féminin dans le but avoué de l’intégrer aux Jeux de 2030.

J’ai toujours été une grande partisane du modèle : on le construit et ils viendront. Donc, je suis tellement contente que cela soit enfin arrivé, affirme Tara Chisholm, entraîneuse de l’équipe canadienne. Sans un événement annuel que l’on peut planifier, il est difficile de motiver un nouveau pays à déployer tous les efforts nécessaires pour mettre en place un programme. Le fait que les femmes soient régulièrement au calendrier, à partir de maintenant, sera la plus grande clé pour maintenir l’élan international .

Les organisateurs du tournoi ont fait un excellent travail en ce qui concerne l’enseignement à toutes les équipes des différents protocoles et procédures du sport paralympique. Avoir une classification, des vérifications d’équipement, des réunions de délégués, etc. C’était important pour la croissance du sport.

Un total de 54 femmes ont pu être classifiées cette semaine, soit le plus grand nombre jamais inclus dans le système. Le comité de parahockey sur glace a déjà indiqué avoir reçu des courriels et des messages de femmes du monde entier prêtes à s’impliquer pour l’année prochaine.

 Nous espérons que les athlètes et les équipes rapporteront des apprentissages dans leur pays et que l’événement aidera à attirer de nouvelles joueuses, [de nouveaux] entraîneurs et officiels, dit Mme Laflamme. L’objectif de cet événement est de développer le jeu à long terme, dans le but ultime d’avoir un Championnat du monde féminin .

Elle bataille avec une autre joueuse pour la rondelle.

Raphaëlle Tousignant

Photo : Charlie Skinner/WPIH

Pour revenir aux activités sur la glace, le Canada s’est incliné 5-1 devant les États-Unis en finale. Raphaëlle Tousignant, de Terrebonne, a été la seule à déjouer la gardienne américaine. Elle a terminé 3e au classement des pointeuses avec cinq buts et deux passes. Les Canadiennes ont très bien joué. La plupart des joueuses sont encore jeunes et n’ont pas eu la chance d’affronter leurs voisines du sud à plusieurs reprises.

L’équipe Monde a battu la Grande-Bretagne 5-0. Les 13 joueuses de l’équipe Monde provenaient de 7 pays. Cindy Ouellet et deux autres Québécoises faisaient partie de cette équipe. Ouellet a inscrit un but et une passe dans la victoire.

Toujours à la recherche de reconnaissance au pays

L’équipe canadienne n’est toujours pas reconnue par le gouvernement canadien ni par Hockey Canada et ne reçoit pas de soutien financier. Le programme est porté à bout de bras par un groupe de bénévoles.

Les athlètes d’Équipe Canada encadrent d’autres filles et femmes handicapées et leurs entraîneurs donnent de leur temps, non seulement avec leurs propres athlètes, mais aussi dans le monde pour essayer de faire la promotion du parahockey féminin afin d'offrir aux athlètes la visibilité et la chance de participer aux Jeux paralympiques.

Une femme est debout sur la glace, tient son bâton de hockey et porte un sifflet à sa bouche.

Tara Chisolm, entraîneuse d'Équipe Canada

Photo : Charlie Skinner/WPIH

Il s’agit de tout un contraste considérant que l’équipe américaine reçoit le soutien de USA Hockey.

 Nous prévoyons rencontrer les grandes instances et faire pression pour qu’elles nous soutiennent en vue du Championnat du monde en 2025 , dit Chisholm.

Jusqu’à maintenant, l’argent pour participer à des compétitions ou pour faire des camps d’entraînement provient de collectes de fonds ou de dons.

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