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Les surfeurs de Montréal s’activent pour créer de nouvelles vagues

Des surfeurs forment un cercle dans le fleuve Saint-Laurent.

Le fait de former un cercle de surfeurs dans l'eau est une tradition hawaïenne pour accueillir un nouveau projet ou pour rendre hommage à une personne.

Photo : Gracieuseté : Frédéric Thomas

La communauté de surf se mobilise de plus en plus pour réclamer la création de nouvelles vagues sur le fleuve Saint-Laurent. Plus de 200 surfeurs se sont d’ailleurs réunis près du parc riverain de Lachine, mercredi soir, afin de former un cercle sur l’eau, une action inspirée des traditions hawaïennes.

Il faut se rendre à l’évidence, le surf n’est plus un sport marginal, a affirmé Yüan Legault, administrateur à l’Association du surf du Grand Montréal et instigateur de cet événement communément appelé un paddle out.

Les amateurs de ce sport extrême de plus en plus pratiqué au Québec se heurtent à un problème majeur depuis quelques années. Le nombre de surfeurs augmente de façon exponentielle, mais il n’y a toujours que deux vagues accessibles à Montréal : la vague à Guy et celle située derrière Habitat 67.

On est victime de notre succès. C’est un sport de plus en plus populaire, qui a fait son entrée aux Jeux olympiques. C’est un sport accessible, les vagues sont gratuites. Avec la pandémie, durant les deux dernières années, il y a eu un nombre incroyable de nouveaux surfeurs. On n'a jamais vu autant de monde, a-t-il expliqué.

Bien qu’ils soient contents que leur passion pour le surf de rivière soit contagieuse, Legault et les autres surfeurs ont maintenant du mal à pratiquer leur sport comme ils le voudraient.

Il y a souvent entre 20 et 40 surfeurs en même temps aux vagues. Si on compte environ une à deux minutes par surfeur, ça signifie qu’on doit souvent attendre 30 ou 40 minutes pour passer une minute sur la vague. C’est vraiment un gros problème, on manque de vagues, a-t-il soulevé.

Ils sont tous sur leur planche de surf sur le fleuve Saint-Laurent.

Les surfeurs s'unissent pour la création de nouvelles vagues.

Photo : Gracieuseté : Frédéric Thomas

Avec le débit et le dénivelé du fleuve, il serait possible de créer de nombreuses nouvelles vagues autour de la métropole. C’est justement ce que les surfeurs souhaitent au nouveau parc riverain de Lachine.

L’arrondissement a d’ailleurs sondé les citoyens et l'idée de créer une vague de surf est ressortie le plus souvent du sondage. Bien que surprise, la mairesse de Lachine, Maja Vodanovic, a trouvé la suggestion très intéressante.

Le surf de rivière, un, je trouve ça vraiment, vraiment cool. Je suis allée derrière Habitat 67 pour les voir. J’ai vu comment l’installation est difficile d’accès. Il y a vraiment beaucoup de surfeurs. Il y a beaucoup de surfeurs aussi à la vague à Guy. Je comprends donc vraiment leur désir d’avoir un nouvel endroit, a-t-elle affirmé.

Jusqu’à présent, l’idée en est à l’étape d’être évaluée. Mme Vodanovic ne connaissant pas les détails techniques d’un tel projet, elle a indiqué qu’une étude de faisabilité et une demande de projet officiel devront d’abord être déposées par l’Association de surf du Grand Montréal.

Comme nous, on est au début des rapides, ils pensent que c’est un bon endroit. Si c'est possible de le faire? On ne le sait pas encore. On n’a pas étudié la question. Mais s’il s’agit de changer quelques roches de place pour faire une vague, pourquoi pas, a-t-elle mentionné.

Je ne sais pas ce que ça prendrait et si le gouvernement fédéral nous laissera le faire, a-t-elle précisé. On est au début de ce projet-là. Mais ça s’inscrit vraiment bien dans l’idée du nouveau parc riverain. Le désir de s’approprier un plan d’eau autour de l'île est vraiment exceptionnel aussi.

Ils surfent sur la vague ensemble.

Trois surfeurs s'amusent à la vague à Guy, à LaSalle.

Photo : Gracieuseté : Frédéric Thomas

Le paddle out organisé par l’Association de surf du Grand Montréal était un moyen de montrer à la Ville que les surfeurs sont nombreux, unis et bien présents. C’était aussi une occasion d'amasser des fonds afin de présenter un projet concret et bien ficelé.

Il y a plusieurs façons de faire. On va travailler avec des ingénieurs pour aller en étude de faisabilité. Au parc René-Lévesque, il y a deux, trois ou quatre façons de le faire. Montréal a un potentiel incroyable et ça pourrait facilement être la capitale mondiale du surf de rivière, a dit Yüan Legault.

Il a d’ailleurs été plus que content de la réponse de ses confrères surfeurs.

C’est une communauté adorable. J’ai beaucoup voyagé dans ma vie, mais j’ai rarement vu un groupe assez uni dans ses différences. Tout le monde s’entraide et nous sommes devenus des amis, a-t-il souligné.

Plusieurs villes en Amérique du Nord et en Europe ont été le théâtre de la création de nouvelles vagues de surf stationnaires artificielles. Des entreprises se spécialisent d’ailleurs dans l'aide aux surfeurs et aux municipalités qui veulent se lancer dans le projet.

Ils sont en cercle.

Plus de 200 surfeurs ont participé à l'événement à Montréal

Photo : Gracieuseté : Daniel Rochon

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