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Une transition plutôt que la retraite pour Marie-Claude Molnar

Elle lève le pouce gauche en souriant.

La paracycliste canadienne Marie-Claude Molnar aux Jeux olympiques de Rio, en 2016.

Photo : Angela Burger

Après deux présences aux Jeux paralympiques, trois aux Jeux parapanaméricains et de nombreuses épreuves internationales, Marie-Claude Molnar a décidé qu’il était temps de passer à autre chose.

Elle ne parle pas de retraite, mais plutôt de transition.

C'est une partie de ma vie qui va être différente, mais c'est la continuité d'un parcours.

À 38 ans, l'athlète de Longueuil y pensait déjà depuis deux ou trois ans. Elle a choisi de s’arrêter après une ultime présence aux mondiaux de paracyclisme, puisqu’ils étaient présentés chez elle, à Baie-Comeau.

Pour moi, toutes les cases étaient cochées. C’était le moment parfait. D’autant plus que j’ai trouvé un travail en communications qui m’attend. Donc, je vais pouvoir commencer prochainement.

J'ai regardé le calendrier et j'ai regardé aussi les accomplissements réalisés au cours de ma carrière des 13 dernières années. Donc, les titres de championne du monde l’année passée (Nouvelle fenêtre), le record du monde en 2011, la médaille aux Jeux en 2012, les 30 titres de championne nationale.

J’ai tout fait dans le sport. J’ai donné énormément de mon temps et d’énergie. Beaucoup de passion aussi.

Quand on lui demande quelles sont les images qu’elle gardera de sa carrière sportive, Marie-Claude ne s’attarde pas aux médailles remportées ni aux endroits qu’elle a visités. Elle s’arrête plutôt au processus qui l’a mené là.

La première image qui me vient, c’est le dépassement de soi. Que ce soit n’importe quel sport, n’importe quel athlète, quand on entre dans le sport de haut niveau, il faut toujours être au meilleur de nos capacités.

À la base, ça prend de la passion. Parce que, sans passion, c’est difficile de passer à travers le quotidien d’un athlète.

Et quand on insiste pour qu’elle parle de ses plus beaux souvenirs de compétitions, elle revient aux titres mondiaux qu’elle a remportés en 2021.

Quand je suis montée sur la plus haute marche du podium et que l’hymne national a commencé à jouer, c’est certain que j’ai ressenti beaucoup de fierté.

De la fierté au niveau des performances, mais de la fierté de la réalisation pour tout le travail accompli pas juste par moi, mais par toute l’équipe qui est derrière pour nous aider.

Si la retraite est souvent le moment de regarder dans le rétroviseur pour voir le chemin parcouru, Marie-Claude Molnar est résolument tournée vers l’avenir comme le montrent ses projets des prochains mois qui sont reliés à l’environnement.

Son nouvel emploi aux communications lui permettra de travailler avec le Réseau des femmes en environnement et avec le Conseil québécois des événements écoresponsables.

De plus, elle participera à une expérience inspirée et animée par l’écrivaine canadienne Margaret Atwood sous le thème Concevoir un avenir meilleur avec Margaret Atwood. Utopies pratiques : une exploration du possible.

On va être un regroupement de 200 personnes avec des ingénieurs, des académiciens, des gens d’un paquet d’horizons et on va discuter des différentes solutions qu’il serait possible d’adopter afin de bâtir un meilleur avenir pour les générations futures.

Marie-Claude Molnar continue donc à chercher les bonnes stratégies pour ensuite les appliquer en équipe.

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