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Halep couronnée pour une troisième fois à l’Omnium Banque Nationale

Une joueuse tient le trophée de sa victoire.

Simona Halep

Photo : Getty Images / Vaughn Ridley

Radio-Canada

Simona Halep se plaît bien au Canada. Pour la troisième fois de sa carrière, mais pour la première fois à Toronto, la Roumaine a enlevé les grands honneurs de l'Omnium Banque Nationale dimanche.

Sous l'oeil de Patrick Mouratoglou, ancien ami de cœur et entraîneur de Serena Williams, Halep a défait la Brésilienne Beatriz Haddad Maia, qui a connu une semaine de rêve dans la Ville Reine, en trois manches de 6-3, 2-6 et 6-3 en 2 h 18 min.

Déjà victorieuse à Montréal en 2016  (Nouvelle fenêtre)et 2018 (Nouvelle fenêtre), la 15e tête de série rejoint ainsi Serena Williams et Martina Navratilova titrées trois fois au Canada. Seules Chris Evert et Monica Seles comptent un succès de plus.

C'est difficile de comparer. Je suis une personne différente. J'ai tellement changé. Mais la joie de gagner un titre est la même, a déclaré Halep.

C'est une grande victoire, à mon avis. Je l'accepte à deux mains. Ça me donne un élan additionnel pour croire qu'il y a davantage à venir, a ajouté la gagnante.

Grâce à ce neuvième titre de la série 1000, les tournois les plus prestigieux après ceux du grand chelem, Halep réintégrera le top 10 mondial lundi en se hissant au 6e échelon.

Hadda Maia n'a pas à rougir de sa performance. Durant son séjour à Toronto, la joueuse de 26 ans a fait tomber la Canadienne Leylah Annie Fernandez, mais surtout la favorite Iga Swiatek avant d'ajouter à son tableau de chasse samedi une ancienne numéro un mondiale, la Tchèque Karolina Pliskova.

Il y a un an, elle occupait le 183e rang du classement mondial. Arrivée en Ontario au 24e échelon, elle améliorera encore son classement lundi en grimpant pour la première fois dans le top 20, en 16e position.

L'expérience des grands rendez-vous a fait la différence pour Simona Halep contre une rivale néophyte à ce stade d'un tournoi de cette catégorie.

Une joueuse de tennis lève ses bras en l'air après avoir remporté un tournoi.

Simone Halep

Photo : La Presse canadienne / Nathan Denette

Simona l'a méritée, elle a mieux joué que moi. Elle a été plus courageuse. Parfois, nous apprenons, et aujourd'hui, c'est un jour pour apprendre, a dit Haddad Maia.

À deux semaines des Internationaux des États-Unis, où son meilleur parcours s'est arrêté en demi-finale en 2015, Halep confirme son bel été, marqué par une demi-finale à Wimbledon (Nouvelle fenêtre). Et plus globalement son retour en forme, un an après être sortie du top 10 en raison d'une série de blessures à une épaule et à une cuisse.

Lorsque j'ai commencé l'année, je n'avais pas beaucoup de confiance et j'ai fixé l'objectif d'être, à la fin de l'année, top 10. Et me voici, a-t-elle mentionné.

« Il s'agit donc d'un moment très spécial. Je vais l'apprécier. Je vais me donner du mérite. Je rêve à plus. »

— Une citation de  Simone Halep

Le fil du match

Cette quatrième confrontation entre les deux joueuses a mal commencé pour la Roumaine, qui menait jusque-là deux victoires à une. Halep a commis cinq doubles fautes à son premier jeu de service, en plus de subir les agressions de fond de terrain d'une adversaire alors nullement intimidée par l'enjeu.

Après une petite colère, elle s'est vite ressaisie. La Roumaine a inversé la situation en retrouvant de la justesse et en variant les coups, tant et si bien qu'elle a fait mal jouer Haddad Maia pour remporter six jeux d'affilée.

À la seconde manche, la gauchère de Sao Paulo est repartie de plus belle, s'emparant du service de son adversaire à deux reprises, pour s'échapper à 4-0. Redoublant de combativité dans les échanges, elle a poussé Halep à la faute pour logiquement égaliser.

Halep a repris l'ascendant dans la troisième manche avec un bris d'entrée, mais Haddad Maia a su recoller à 2-1 à sa quatrième occasion, d'un coup droit qui a mordu la ligne par un millimètre. Un court répit pour la Brésilienne, de nouveau piégée au service, et la défense en béton de Halep a fait le reste.

Ce retour en forme, elle l'a notamment attribué au travail effectué avec Mouratouglou à son académie sur la Côte d'Azur.

C'est Patrick qui m'a redonné cette bonne énergie. Non seulement cela, mais aussi l'atmosphère de l'Académie. Voir tous ces jeunes se battre chaque jour pour réaliser leurs rêves, ça m'a donné beaucoup d'énergie. Je sens que je peux encore le faire. Je le sens en moi. C'est pourquoi je continue à travailler dur chaque jour, a expliqué cette semaine la joueuse de 30 ans.

Une joueuse frapppe un coup droit.

Beatriz Haddad Maia

Photo : Getty Images / Vaughn Ridley

De l'énergie, Beatriz Haddad Maia n'en manque pas. L'avenir semble enfin lui appartenir, elle qui connaît une émergence aussi soudaine que tardive sur le circuit, puisqu'elle a remporté cette saison les trois premiers tournois de sa carrière, à Saint-Malo, Nottingham et Birmingham.

Ce premier revers dans une épreuve d'une autre taille va renforcer son expérience qui ne demande qu'à grandir, au mitan d'une carrière longtemps semée d'embûches, avec des blessures sérieuses à une épaule et aux vertèbres, et un contrôle antidopage positif aux anabolisants en 2019.

Elle avait ensuite purgé 10 mois de suspension, bien que ses avocats aient prouvé qu'il s'agissait d'une erreur humaine de la pharmacie qui lui fournissait des compléments alimentaires.

Elle connaît à présent de beaux lendemains, avec la possibilité de faire mieux encore, sur une scène autrement plus grande, à New York, à la fin du mois.

Avec les informations de Agence France-Presse

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