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Félix Auger-Aliassime passe au 3e tour à Montréal

Il se tient les bras en croix devant la foule qui applaudit.

Félix Auger-Aliassime

Photo : The Canadian Press / Paul Chiasson

Radio-Canada

Pour son entrée en scène à l’Omnium Banque Nationale à Montréal, mercredi, Félix Auger-Aliassime n’a pas déçu la foule.

Le Québécois a gagné son match de deuxième tour contre le Japonais Yoshihito Nishioka (54e) en deux manches de 7-6 (8/6) et 6-4.

Il a réussi 17 as, mais il a commis 33 fautes directes, dont 25 dans une première manche de 70 minutes. Il s'est compliqué la tâche avant de trouver ses repères.

La première manche a été difficile. C'est le début du tournoi, contre un adversaire qui te fait travailler et qui te force à aller à la faute, a mentionné Auger-Aliassime. Je pense que j'avais de bonnes idées et de bonnes intentions, mais l'exécution n'y était pas.

Nishioka revenait d'une défaite en finale au tournoi de Washington et avait battu le Français Benoît Paire d'entrée au stade IGA.

Après un premier jeu expéditif au service, la neuvième raquette mondiale a connu deux séquences difficiles et le Japonais en a profité au cinquième jeu. Il a brisé le favori de la foule à sa cinquième occasion pour mener 3-2.

Auger-Aliassime a aussitôt répliqué grâce à de violentes frappes qui ont bousculé Nishioka. Le Québécois a brisé son adversaire pour créer l'égalité 3-3 et il a tranquillement retrouvé son aplomb au service.

C'est cependant l'inconstance dans son jeu qui a pris le dessus. Pendant que Nishioka retournait les balles en fond de terrain, la sixième tête de série a commencé à collectionner les coups hors cible.

À sa première balle de manche lors du bris d'égalité, Auger-Aliassime n'a pas été en mesure de gagner le point avec un smash et Nishioka lui a servi un très beau coup pour faire 6-6.

Le jeune homme de 22 ans s'est toutefois racheté à sa deuxième tentative. Il a résisté aux attaques de son adversaire et a réussi un spectaculaire coup en croisé pour enlever la manche sous les applaudissements nourris de la foule.

C'était un bon bris d'égalité de ma part, mais j'ai manqué de chance sur ma première balle de manche. Ce n'était pas une situation facile. Mais de gagner le set sur un point de la sorte, ça n'arrive pas souvent. En plus à Montréal. L'instinct a parlé et j'ai frappé un coup magnifique au bon moment. Le bruit et l'énergie qu'il y a eu, c'était complètement unique. Je n'avais plus d'énergie, alors je me suis exposé au public et j'ai savouré le moment, a déclaré le Québécois.

Un joueur de tennis frappe une balle

Félix Auger-Aliassime

Photo : Getty Images / Minas Panagiotakis

Dès le début de la deuxième manche, Auger-Aliassime a mis de la pression sur son rival et s'est donné cinq balles de bris, mais en vain. Ce n'était que partie remise pour le Québécois, qui a finalement brisé Nishioka dans le cinquième jeu pour prendre l'avance 3-2.

Bien appuyé par son service et son coup droit, Auger-Aliassime a mis fin au débat lorsqu'il a repris les balles, après avoir gaspillé deux occasions à la neuvième partie.

Il atteint le troisième tour pour une deuxième fois, après 2019 à Montréal, et il retrouvera maintenant Cameron Norrie (no 9). Le Britannique a stoppé le Québécois en demi-finale du tournoi de Los Cabos, la semaine dernière.

Le fait de l'avoir affronté dernièrement, il y a des repères qui restent assez frais, affirme le Québécois. Oui j'ai perdu le match, mais il y a des choses qui ont fonctionné et c'est encore dans ma mémoire. Cameron est un des meilleurs joueurs en ce moment et je devrai être prêt à faire l'effort.

Les têtes de série tombent

Après l'élimination de Carlos Alcaraz (no 2) contre Tommy Paul en début de journée, le court central a été témoin de celle du no 1 mondial Daniil Medvedev, vaincu par Nick Kyrgios. L'Australien s'est imposé en trois manches de 6-7 (2/7), 6-4 et 6-2.

Déçu, il porte sa main à son visage.

Daniil Medvedev était le favori du tournoi.

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Il faut remonter à 1996 pour retrouver la dernière fois où les deux premières têtes de série ont été éliminées en début de tournoi au Canada.

Vainqueur à Washington, finaliste à Wimbledon, Kyrgios a gagné ses 8 derniers matchs et 14 de ses 15 derniers. Il affrontera au prochain tour son compatriote Alex de Minaur, qui a battu Grigor Dimitrov.

Medvedev, lui-même champion de son dernier tournoi, à Los Cabos, au Mexique, et qui défendra dans plus de deux semaines son titre aux Internationaux des États-Unis, a été débordé par la solidité et la puissance de l'Australien.

Kyrgios a réussi à renverser une situation qui n’était pas à son avantage, avec la perte de la première manche au bris d’égalité, durant laquelle il a montré son plus mauvais visage, celui d'un joueur qui craque quand ça compte en balançant les points.

Il a toutefois opéré une mue spectaculaire en 2022, une véritable renaissance après deux années noires jalonnées par une dépression et des pensées suicidaires. Il a trouvé les ressources pour se relancer dans cette partie, évacuant rapidement la frustration née de ce jeu décisif.

Je suis dans un état d’esprit positif, a souligné Kyrgios après le match. Ma petite amie est positive, l’équipe autour de moi est positive, tout part de ça. Si je me lève un matin et que je n’ai pas le goût de jouer, que je me sente lent dans mon esprit, mon corps le sera aussi. Je dois rester positif et je dois me rappeler que je suis sur une bonne lancée et que je veux en profiter.

Il a brisé Medvedev d'entrée de deuxième manche, un avantage qu'il a tenu grâce à son efficace service (12 as, 82 % des points gagnés en première balle) et de bonnes montées à la volée, pour éviter d'être pris au piège de longs échanges.

Dans la troisième manche, le tournant s'est produit quand Medvedev a manqué deux balles pour mener 3-2. Kyrgios a alors frappé un superbe retour gagnant et a repris son service grâce à une balle rapide dans les pieds, renvoyée au filet par son rival.

Le Russe n'a ensuite opposé aucune résistance, s'inclinant en deux heures, pour la troisième fois en quatre duels.

Pour moi, c’est un premier match. Et même si je n’ai pas mal joué, j’ai raté quelques coups dans les moments opportuns, quelques revers ou coups droits où c’est l’habitude du terrain, a déclaré Medvedev en français. Ça ne veut pas dire que j’aurais gagné un autre jour, mais c’est dommage que ce n'était pas un tour d’après. Et lui il a bien joué, donc, ouais, c’est vraiment dommage. Je déteste perdre, mais parfois tu perds et tu dois aller à Cincinnati et c’est de jouer bien là-bas.

Kyrgios a réussi 37 coups gagnants, contre 31 pour Medvedev, et a été nettement plus efficace lors de ses montées au filet (67 % de réussite contre un inhabituel rendement de 38 % pour le Russe).

Il effectue un coup droit.

Tommy Paul est 34e au classement de l'ATP.

Photo : Getty Images / Minas Panagiotakis

Tommy Paul surprend Carlos Alcaraz

En début de journée, Alcaraz et Paul ont offert un match de grande qualité qui s’est conclu avec une victoire de l'Américain en trois manches de 6-7 (4/7) et 7-6 (9/7) et 6-3.

Paul, tombeur du Canadien Vasek Pospisil la veille, est venu à bout de la deuxième tête de série après 3 h 20 min d’efforts. Il se mesurera au prochain tour au Croate Marin Cilic (no 13), tombeur du Russe Karen Khachanov en deux manches de 6-2 et 6-3.

Comme deux cyclistes en échappée, Paul et Alcaraz ont répliqué coup pour coup aux attaques de l’autre, jusqu’à ce que l’Américain coiffe finalement son rival au fil d’arrivée. Chaque bris a entraîné une réaction immédiate – et lorsqu’elle ne l’a pas été, elle a semblé inévitable tant les deux hommes présentaient un grand niveau de jeu.

Si Paul a enfin réussi le bris décisif pour faire 3-1 en troisième manche, Alcaraz n’a pas laissé la rencontre lui filer entre les doigts si facilement. L’Espagnol a effacé quatre balles de match compliquées pour revenir à 5-3 et a eu l’occasion de porter le pointage à 5-4. La huitième balle de bris sauvée par Paul a cependant permis à ce dernier d’en finir.

En s’opposant avec succès à 15 balles de bris, Alcaraz a donc fait preuve d’entêtement devant l’adversité, mais c’est Paul qui aura eu gain de cause à ce chapitre, lui qui était mené 4-1 au deuxième acte. Bien peu de choses séparaient néanmoins les deux joueurs, qui ont réussi de superbes coups gagnants (avantage 41-36 pour l’Américain).

C’est la première fois que je ne pouvais gérer la pression d’être la deuxième tête de série du tournoi et le quatrième au monde, a avoué Alcaraz. C’est la première fois que je ressentais de la pression et que je ne pouvais pas la contrôler. Je dois m’y habituer et apprendre à le gérer.

Alcaraz, qui a atteint les finales de quatre de ses six derniers tournois, avec des victoires à Madrid et à Barcelone, se concentrera désormais sur Cincinnati et les Internationaux des États-Unis, pendant que Paul visera un deuxième titre après celui de Stockholm en 2021.

Autres résultats du jour :

  • Casper Ruud (NOR/no 4) bat Alex Molcan (SVK) 7-6 (7/3), 6-3
  • Roberto Bautista Agut (ESP/no 14) bat Jenson Brooksby (USA) 7-5, 6-1
  • Pablo Carreno Busta (ESP) bat Holger Rune (DEN) 6-0, 6-3
  • Jannik Sinner (ITA/no 7) bat Adrian Mannarino (FRA) 2-6, 6-4, 6-2
  • Alex de Minaur (AUS) bat Grigor Dimitrov (BUL/no 15) 7-6 (7/4), 7-5
  • Gaël Monfils (FRA/no 17) bat Maxime Cressy (USA) 7-6 (12/10), 7-6 (8/6)
Avec les informations de Agence France-Presse, et La Presse canadienne

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