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La poursuite pour sollicitation d’une mineure contre le propriétaire des Oilers abandonnée

Il parle au micro lors d'une conférence de presse.

Daryl Katz est propriétaire des Oilers depuis 2008.

Photo : The Canadian Press / JASON FRANSON

Radio-Canada

Les allégations selon lesquelles le propriétaire des Oilers d’Edmonton, Daryl Katz, a eu une relation sexuelle avec une ballerine d’âge mineur ont été abandonnées en cour civile américaine.

Daryl Katz et la jeune ballerine ont tous nié avoir entretenu une relation sexuelle. Les accusateurs disent maintenant qu’ils ont erré sur l’âge de la victime alléguée.

Cette volte-face a été enregistrée la semaine dernière en Cour du district du Nevada. On en a également profité pour retirer toute référence sur l'âge mineur (17 ans) à l’époque de la danseuse Sage Humphries comme le prétendait la poursuite.

La rencontre et les échanges de textos initialement reprochés à Katz s’étaient produits en 2016. On a aussi effacé toute mention de viol, de trafic sexuel de la déposition faite par une tierce partie.

Katz et Humphries ont nié avoir eu une relation sexuelle. Les allégations retirées avaient été déposées en Cour par le professeur de danse Mitchell Taylor Button et par son épouse Dusty Button, elle-même ancienne première danseuse du Boston Ballet, dans le cadre de la défense du couple au sujet d'une autre affaire d’abus sexuels lancée par un groupe de sept jeunes ballerines en 2021.

En juillet dernier, le couple avait alors décrit un échange sexuel à trois impliquant Humphries, elle-même principale accusatrice dans la poursuite contre les Buttons. Ces derniers avaient aussi allégué que Humphries avait déjà participé à trois autres relations sexuelles avec des adolescentes mineures et des hommes plus âgés, dont Daryl Katz.

Selon les allégations en question, il aurait alors versé 75 000 $ en échange de faveurs sexuelles. Le dépôt de la poursuite incluait de présumés échanges de textos où Katz et Humphries discutaient de paiements de 25 000 $ et de 50 000 $.

Simplement injuste envers Katz

Dans sa motion pour retirer la plainte et les allégations faites par le couple Button, leur avocat Marc Randazza a souligné qu’il était hautement inhabituel pour une partie de demander le retrait d’une portion de son propre plaidoyer.

« Les informations dont nous disposons remettent en question leurs prétentions précédentes quant à l’âge qu’avait Humpries au moment des tractations avec Katz. »

— Une citation de  Marc Randazza, avocat du couple Button

À la lumière de ces développements, la poursuite affirme qu’il est simplement injuste d’accuser Katz et deux autres hommes.

Toujours selon l’avocat, Humphries aurait menti au couple Button au sujet de son âge, citant en preuve des recherches sur Wikipédia, LexisNexis et Google.

Les avocats de Humphries n’ont pas répondu à une demande pour commenter ces nouvelles allégations.

Pour du cinéma

Dans la foulée de la poursuite originale en juillet dernier, l’avocat de Los Angeles Robert Klieger, qui représente Katz, avait indiqué à nos collègues de CBC que le propriétaire des Oilers avait rencontré Humphries à deux reprises au printemps de 2016.

Katz lui avait alors avancé une somme de 50 000 $ pour soutenir la production d’un film basé sur le ballet qu'elle présentait à Silver Pictures, propriété de Katz à Hollywood.

Ce projet, une nouvelle mouture d’un film indépendant australien intitulé Tackling Romeo, est toujours en développement selon un guide sur le site spécialisé IMDb.

Klieger avait ensuite fourni une nouvelle date de naissance pour Humphries qui indiquait qu’elle avait 18 ans et non 17 à l’époque de ses rencontres avec Katz. L'avocat de Humphries a ensuite confirmé qu'elle était née en octobre 1997.

Marc Randazza, qui représente les Buttons, a aussi décliné les demandes d’entrevues de CBC.

Dans une déclaration fournie au réseau Sportsnet, l’avocat s’excuse personnellement pour le tort qu’auraient pu causer les erreurs de fait de la poursuite à l’endroit de M. Katz et de sa famille.

Personne ne devrait répéter ces allégations dans quelque contexte que ce soit en prenant note qu’elles ont été retirées et répudiées, ajoute-t-il dans sa déclaration.

Il est derrière un lutrin et parle dans un micro.

Marc Randazza prenant la parole lors d'un rassemblement de catholiques d'extrême droite en 2016.

Photo : Getty Images / Chip Somodevilla

Randazza se décrit comme un défenseur du premier amendement de la Constitution américaine et son site Internet souligne un bon nombre de champs d’expertise, y compris les droits civils, la diffamation, l’industrie du divertissement pour adulte et la protection de l’expression érotique.

Il a déjà attiré l’attention des médias en raison de l’identité de certains de ses clients qui incluent Alex Jones, conspirationniste connu, et Andrew Anglin, éditeur du Daily Stormer, un site néonazi.

Enfin, Randazza a déjà été la cible de procédures disciplinaires de la part des barreaux de la Floride, de la Californie et du Nevada.

Avec les informations de Jonathon Gatehouse, CBC

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