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Attention à Matteo Berrettini

Il lève le bras droit et serre le poing.

Matteo Berrettini à New York

Photo : Getty Images / Matthew Stockman

L’Italien Matteo Berrettini est arrivé à Montréal un peu sous le radar, même s’il a toutes les qualités pour brouiller les cartes et s’imposer cette semaine à l’Omnium Banque Nationale.

Le géant de 26 ans, aujourd’hui 14e mondial, était 6e à la fin du mois de janvier, fort d’une participation au carré d’as des Internationaux d’Australie.

Il est un modèle de constance, peu importe la surface. Il a atteint au minimum les quarts de finale des quatre derniers tournois du grand chelem auxquels il a participé.

Depuis le printemps, il a toutefois dû renoncer à plusieurs tournois. Il a fait l’impasse sur celui de Miami et sur toute la saison de terre battue en raison d’une chirurgie à la main droite.

À son retour sur les courts gazonnés, il a remporté coup sur coup les tournois de Stuttgart et du Queen's avant d’être terrassé par un adversaire sans raquette. La COVID l’a forcé à renoncer à Wimbledon.

C’était dur physiquement et mentalement, a-t-il confié en entrevue à Radio-Canada Sports. Mentalement, c’était dur à accepter parce que je jouais mon meilleur tennis et j’avais des ailes pour me rendre loin à Wimbledon. Physiquement, ça m’a pris deux semaines pour m’en remettre parce que je me fatiguais très rapidement. Avec mon équipe, on a pris la bonne décision d’écouter mon corps et de ne pas précipiter mon retour.

À nouveau sur les terrains, de terre battue cette fois, il a atteint la finale du pittoresque tournoi de Gstaad, en Suisse. Il s’est incliné en trois manches devant Casper Ruud, un spécialiste sur l’ocre.

Malgré ses pépins physiques et sa malchance virologique, le puissant serveur montre une fiche de 21-7 en 2022.

J’arrive ici avec beaucoup d’énergie parce que j’ai très peu joué de tournois cette année et je veux toujours jouer le plus de matchs possible. C’est une année étrange. Je me sens prêt, je me sens bien et je suis exactement là où je veux être. Montréal est une bonne préparation pour les Internationaux des États-Unis, mais c’est aussi l’un des plus gros tournois du circuit, alors ce serait très significatif pour moi de le gagner, a-t-il ajouté

Berrettini, lauréat de sept titres à l'ATP, ne s’est encore jamais imposé dans un tournoi Masters 1000. Il a toutefois atteint la finale à Madrid en 2021 et celle de Wimbledon quelques mois plus tard.

Il fera ses débuts à Montréal cette semaine. Il était venu dans la Belle Province en 2019, mais il avait dû renoncer au tournoi à la dernière minute en raison d’une blessure à un pied.

L’atmosphère est extraordinaire, même pour les entraînements, a-t-il dit. Je me suis un peu promené en ville, c’est magnifique, mais je me concentre beaucoup sur le tournoi. J’ai entendu dire qu’il y avait une importante communauté italienne ici, alors j’ai hâte d’aller sur le terrain et sentir l’atmosphère.

L’ami de Félix

À 26 ans, Matteo Berrettini est l’un des aînés de la nouvelle garde du tennis mondial, celle qui aura dû attendre le très lent déclin des trois ténors pour s’imposer. Ce qui n’est d’ailleurs pas encore fait.

Il s'est lié d’amitié avec Félix Auger-Aliassime depuis un bon moment. Ils se côtoient lorsqu’ils sont à Monaco, mais aussi dans les tournois.

C’est un gars brillant. Et même si on a quatre ans d’écart, il m’a toujours semblé plus vieux que son âge. Il sait ce qu’il veut dans la vie et il est très professionnel. On a de bons entraînements ensemble et on a beaucoup de plaisir aussi à l’extérieur des terrains. C’est vraiment un bon gars.

Un bon gars, mais un rival coriace. Félix a d’ailleurs remporté leur dernier duel, sur le dur, l’an dernier à Cincinnati. L’Italien avait gagné les deux premiers sur le gazon : en quarts de finale à Wimbledon en 2021 et en finale à Stuttgart en 2019.

Ils sourient et tiennent leur trophée.

Matteo Berrettini et Félix Auger-Aliassime (à droite) au terme de leur finale à Stuttgart

Photo : Getty Images / THOMAS KIENZLE

Se sent-il déjà vieux quand un jeune comme Carlos Alcaraz perce le top 5 mondial avant même d’avoir atteint la vingtaine? Le jeune Espagnol de 19 ans, 2e tête de série du tournoi, fait déjà courir les foules avant même d’avoir joué un match en sol québécois.

Les jeunes jouent vraiment bien et gagnent beaucoup de matchs. J’ai plus d’expérience et ça peut m’aider, mais ce qui compte vraiment c’est la manière dont on aborde le sport et nos matchs. L’âge a peu d’importance au final.

Bien sûr, sauf que le temps qui passe ne revient pas. Il est toujours bon, ou pas, de le rappeler.

En bonne santé, Matteo Berrettini a tout ce qu’il faut pour briller, même contre les jeunes.

Chose certaine, l’Italien se sentira jeune au moins un match.

Il ouvre son tournoi contre l’Espagnol de 31 ans Pablo Carreno Busta, 23e mondial.

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