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Jacques Villeneuve à Trois-Rivières, pour le fun et l’ambiance d’abord

Des mécaniciens travaillent sur une voiture, pendant que le pilote, casqué, s'apprête à entrer dans le cockpit.

Jacques Villeneuve a mis à l'essai une voiture Dodge en vue du Grand Prix de Trois-Rivières.

Photo : Radio-Canada / Philippe Crépeau

Arrivé d'Europe la veille, Jacques Villeneuve a fait connaissance mercredi avec la Dodge no 7 qu'il aura entre les mains pour la course NASCAR Canada, au Grand Prix de Trois-Rivières, ce week-end.

Il en sera à sa sixième participation au Grand Prix de Trois-Rivières sur une période de 30 ans.

Il était mercredi au circuit ICAR de Mirabel, sur les pistes de l'aéroport, pour prendre contact avec l'équipe et la voiture.

C'est durant le Daytona 500 (qu'il a terminé au 22e rang), en février, qu'il a accepté l'offre de Martin D'Anjou, président de Festidrag Développement, de participer à la course trifluvienne, la neuvième étape de la saison.

Une voiture NASCAR, de profil, roule sur un circuit
Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Jacques Villeneuve sur le circuit ICAR

Photo : Société Radio-Canada

L'histoire des Villeneuve à Trois-Rivières dure depuis plus d'une génération.

C’est une course hyper importante pour toute la famille, a dit Villeneuve, mercredi, avant de s'élancer en piste. C’est grâce à cette course-là que Gilles a été en F1. Il avait battu des pilotes de F1 cette journée-là. Et grâce à ça, il a pu aller rouler chez McLaren puis chez Ferrari.

La course de Gilles à Trois-Rivières dont Jacques parle a eu lieu le 5 septembre 1976.

Ce jour-là, il avait battu des pilotes de F1 invités, dont Vittorio Brambilla, Alan Jones, Patrick Tambay et James Hunt qui pilotait à l'époque pour McLaren. C'est comme ça que Gilles a pu faire un essai pour McLaren à Silverstone et commencer sa carrière en F1 dans cette équipe.

Photo en noir et blanc du père et du fils

Gilles Villeneuve et son fils Jacques en 1974

Photo : Getty Images / AFP

Seize ans plus tard, en 1992, son fils Jacques a pu lui aussi laisser sa marque en finissant 3e d'une course du Championnat de formule Atlantique en 1992.

Moi, j’étais venu il y a 30 ans en formule Atlantique, et cette course-là s’est terminée par un podium. Et ça m’a ouvert la porte à la formule Indy, et les trois années effectuées m’ont permis d’aller en F1, raconte-t-il.

Parfois, une carrière peut se décider sur une journée, un moment, et ces moments-là ont été importants pour nous, ajoute-t-il.

Aujourd'hui, son palmarès établi, Jacques Villeneuve peut accepter des contrats d'abord pour se faire plaisir. Si possible avec des voitures performantes.

J’ai déjà fait trois courses du championnat NASCAR Canada (Pinty’s) à Trois-Rivières, et une fois en rallycross dans le championnat mondial.

Un pilote sourit pendant une entrevue télévisée.

Jacques Villeneuve en entrevue à Radio-Canada

Photo : Société Radio-Canada

Dans mes autres participations, j’étais pas mal compétitif. Et là, j’ai pas mal d’expérience dans le championnat européen NASCAR. Les voitures sont assez semblables à première vue, mais il y a plus de puissance dans les voitures canadiennes.

La piste dans Trois-Rivières est sympathique à piloter. Il y a une bonne ambiance, donc déjà, (je veux) avoir du fun et ensuite avoir une bonne course, dit-il.

« Je trouve toujours une excuse pour retourner à Trois-Rivières. »

— Une citation de  Jacques Villeneuve

Villeneuve a fait une dizaine de tours du circuit ICAR en trois sorties, afin de bien ajuster son siège et de vérifier les fonctions de base de la voiture.

Une voiture de NASCAR sur un circuit

Jacques Villeneuve dans la Dodge no 7, en appui sur sa roue avant droite

Photo : Société Radio-Canada

Dès son deuxième essai, on a vu qu'il attaquait plus, freinait plus tard à l'approche des virages et réaccélérait plus franchement au prix de quelques dérapages. Il a deux fois allumé ses pneus avant au freinage.

Au terme de la séance, il était à deux dixièmes de seconde des pilotes permanents de la série. La passion et le coup de volant sont toujours là, le chrono suivra.

Ça bouge beaucoup, ça, c’est différent des voitures européennes , a-t-il constaté au micro de Radio-Canada.

La voiture est performante. On n’a pas beaucoup travaillé les réglages, car la piste de Trois-Rivières est vraiment très différente d’ici, mais on voulait juste s’assurer aujourd’hui que tout fonctionnait, et ajuster le siège, car la course à Trois-Rivières sera longue.

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