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Alexis Galarneau gonflé à bloc pour l’Omnium Banque Nationale

Il attend un service.

Alexis Galameau

Photo : Radio-Canada / Anne-Louise Michel

Il y a des premières dans une carrière qui tombent à point. Dimanche, à Winnipeg, le Lavallois Alexis Galarneau a atteint une première finale dans un tournoi Challenger à sa deuxième saison au tennis professionnel.

Si son premier titre doit attendre, cette première finale lui donne confiance à quelques jours de l’Omnium Banque Nationale à Montréal. Surtout, elle lui a permis d’emmagasiner 50 points à l'ATP, ce qui lui a fait faire un bond de 52 rangs au classement.

Je joue présentement mon meilleur tennis, mais je ne suis pas surpris, a expliqué le Québécois en entretien téléphonique du Manitoba. Je mets beaucoup d’effort à l’entraînement et je suis précis sur les aspects de mon jeu que je travaille. Avec mon entraîneur, on voulait atteindre un sommet de performance pour les tournois canadiens de l’été. Ça commence bien, mais on a encore beaucoup de boulot à faire.

Le joueur de 23 ans est désormais 238e mondial, un sommet personnel, et s’est enrichi de 4240 $ pour son parcours. Il revient à la maison le vent en poupe.

Galarneau attend d’ailleurs de savoir s’il obtiendra un laissez-passer pour le tableau principal ou pour les qualifications. Une présence au tableau principal lui assurerait quelques points de plus au classement et, surtout, une bourse importante en comparaison aux cagnottes qu’il remporte habituellement dans un tournoi Challenger.

Tennis Canada a quatre précieux billets à distribuer, à des joueurs d’ici ou d’ailleurs, et Galarneau est le 4e Canadien classé à l’ATP.

Félix Auger-Aliassime et Denis Shapovalov n’ont pas besoin d’invitation. Et Vasek Pospisil, 141e, devrait obtenir l'un de ces laissez-passer.

Galarneau a hâte de renouer avec le public québécois pour la première fois depuis février 2020. C'était alors au tournoi de Drummondville. Il avait aussi goûté aux qualifications de la Coupe Rogers à Montréal en 2019, mais avait été éliminé dès le premier tour.

Ça faisait vraiment du bien de retrouver les partisans canadiens à Winnipeg, a confié le diplômé en finance de l’Université d'État de la Caroline du Nord. Je trouve que j’ai bien utilisé l’énergie de la foule à Winnipeg. Elle m’a aidé à passer au travers de moments difficiles. J’espère retrouver une belle ambiance à Montréal et pouvoir me nourrir de ça.

Galarneau était un peu à court en finale contre l'Équatorien Emilio Gomez, 121e mondial et 2e tête de série. Il a baissé pavillon 3-6 et 6-7. Il a toutefois écarté le favori, le Britannique Liam Broady, en quarts de finale.

Ç’a été une super bonne semaine pour moi et c’est encourageant de voir que le travail rapporte. J’ai eu une bonne mentalité toute la semaine et je suis resté positif dans les moments difficiles, notamment quand j’ai sauvé deux balles de match au premier tour et quand j’ai eu des pépins physiques en quarts de finale, a-t-il ajouté.

Je n’ai pas eu un bon début de match en finale, pas que j’étais nerveux, mais ma préparation n’a pas été optimale. J’ai moins bien géré les retards en raison de la pluie que mon adversaire. C’est dommage parce que je commençais à revenir dans le match. Je n’ai pas de regret, je retiens les leçons apprises en finale et lors de la semaine en général.

Après cinq ans dans les rangs universitaires américains, Galarneau apprivoise la vie chez les professionnels depuis un peu plus d’un an.

Botic, le déclic

Alexis Galarneau s’est fait un nom pour le grand public en mars dernier lors du duel entre le Canada et les Pays-Bas en Coupe Davis. En l’absence d'Auger-Aliassime, de Shapovalov, de Pospisil et de Milos Raonic, il a vécu un baptême du feu contre Botic van de Zandschulp.

Galarneau a chèrement vendu sa peau en s’inclinant de justesse 7-5 et 7-6 devant celui qui est aujourd’hui classé 26e mondial et qui a par ailleurs battu Auger-Aliassime en mars à Indian Wells.

Avec le recul, le Québécois a compris que ce match s’est gagné en haut des épaules.

Un joueur de tennis s'apprête à faire un service.

Alexis Galarneau

Photo : Sportsnet

Ce match m’a prouvé que j’avais le niveau de jeu, mais après, c’est surtout le côté mental qui fait la différence. Il faut être constant et prêt à n’importe quelle situation. L’expérience acquise contre lui m’aide à prendre conscience de mon état mental, de mon état d'esprit et de mon niveau de jeu.

Après son séjour montréalais, il mettra le cap vers Vancouver pour un autre tournoi de la série Challenger. Ensuite, direction Granby ou New York. Alexis Galarneau a confiance que son bond au classement lui ouvrira les portes du tableau des qualifications d’un tournoi du grand chelem pour la première fois de sa carrière.

Ce n’était pas nécessairement dans mes objectifs de la saison, je visais plutôt les Internationaux d’Australie en janvier prochain. C’est la preuve que lorsqu’on travaille fort, de belles choses arrivent, a-t-il conclu.

Et parfois, la magie opère pour les Québécois au stade IGA.

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