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Journée plus difficile pour les Canadiennes au Tour de France

Une cycliste lève les bras et sourit en franchissant la ligne d'arrivée.

Marlen Reusser célèbre sa victoire dans la quatrième étape.

Photo : Getty Images / JEFF PACHOUD

Radio-Canada

Maître du chronomètre, la Suisse Marlen Reusser (Team SD Workx) a remporté en solitaire la quatrième étape du Tour de France Femmes mercredi, à Bar-sur-Aube, où Marianne Vos a conservé sans inquiétude son maillot jaune.

La spécialiste du contre-la-montre, vice-championne aux Jeux olympiques de Tokyo l’été dernier, a profité d'un moment de flottement à une vingtaine de kilomètres de l'arrivée pour partir seule en tête au pied de la côte de Vitry.

La Française Evita Muzic (FDJ) a pris la 2e place devant la Bélarusse Alena Amialiusik (Canyon) et l’Américaine Veronica Ewers( EF Education – Tibco) en réglant le sprint parmi trois poursuivantes.

L'équipe comptait rendre la course difficile et faire en sorte qu'elle ne se résume pas à un final facile, a décrit la rouleuse de 30 ans. Nous avions dit que nous attaquerions à tour de rôle et qu'une réussirait à s'isoler. J'ai eu de la chance que ce soit moi.

Végétarienne et engagée politiquement auprès des verts dans ses jeunes années, la Bernoise, double vice-championne du monde du chrono (2020 et 2021), a parfaitement rythmé son effort pour s'imposer avec 1 min 24 s sur la concurrence.

Cette étape correspondait à mon profil de coureuse avec les profils de gravelle, a dit sobrement Reusser, un temps médecin avant de se consacrer totalement au cyclisme.

Les 12,9 kilomètres de sentiers crayeux semés sur le parcours de cette quatrième étape de 126,8 km entre Troyes et Bar-sur-Aube n'ont pas donné lieu à de grands mouvements. Mais les chemins de vigne de champagne ont fait sauter quelques boyaux chez les favorites.

Entre la Danoise Cecilie Uttrup Ludwig, la Polonaise Katarzyna Niewiadoma, la Néerlandaise Annemiek van Vleuten ou encore l'Italienne Elisa Longo Borghini, presque toutes les meneuses ont subi un incident mécanique sans conséquence.

Seule Mavia Garcia a perdu gros : une minute et demie sur les favorites et quelques milligrammes de peau. Contrainte à deux changements de vélo, dans l'avant-dernier, puis dans l'ultime secteur de chemin blanc, l'Espagnole, 3e du Giro en début de mois, a chuté avec fracas en touchant avec sa roue arrière sa voiture de course alors qu'elle était proche de recoller avec le groupe maillot jaune.

Quand Reusser a attaqué, elle était très forte et nous savions que nous ne pouvions pas courir après tout, a reconnu Marianne Vos, 5e du jour après avoir réglé le groupe des favorites qui ont cédé 1:40 à la gagnante. Conserver le maillot jaune est déjà très bien.

Cette quatrième étape s’est avérée plus ardue pour les Canadiennes. Simone Boilard (St-Michel Auber 93) et Magdeleine Vallières Mill (EF Education – Tibco) ont terminé avec un retard d’un peu plus de 14 minutes, bon pour les 67e et 89e rangs. Quant à Olivia Baril, elle s’est pointée à l’arrivée quatre minutes après ses compatriotes, ce qui lui a valu le 123e échelon.

On avait de l’équipement de qualité pour la portion en gravelle, donc on a réussi à bien s’en sortir, mais ce n’était pas de tout repos. Le peloton était costaud et ne voulait pas laisser partir les échappées. J’ai essayé quelques fois, mais ça n’a pas vraiment fonctionné. C’était tellement fou de voir autant de gens sur le bord des routes, a déclaré Vallières Mill.

Je n’avais vraiment rien dans les jambes aujourd’hui. Mon corps ne voulait pas participer, je suis vraiment déçue et j’ai mal partout, a de son côté dit Boilard.

Au classement général, l’avance de Vos est toujours la même sur ses deux plus proches poursuivantes l’Italienne Silvia Persico et Niewiadoma, soit 16 secondes. Boilard pointe en 69e place (à 18:37), Vallières Mill à la 88e (à 21:38) et Baril à la 115e (à 30:39).

Ça se passe pas mal comme on le veut pour Silvia, elle aurait aimé gagner aujourd’hui. Elle a couru pour le faire, mais ça n’a pas adonné. Elle se sent bien alors on est optimistes et je vais pouvoir la supporter dans les trois dernières étapes en montagne, a raconté Baril.

Le jour le plus long attend jeudi les coureuses avec 175,6 km à parcourir entre Bar-le-Duc et Saint-Dié-des-Vosges pour quatre heures et demie d'effort.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Sportcom

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