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Guillaume Boivin se prépare à grimper les Pyrénées dans la canicule

Il essaie de retrouver son souffle.

Le cycliste Guillaume Boivin participe à la Grande Boucle pour une deuxième année de suite.

Photo : Twitter/Guillaume Boivin

Au repos avant d'entamer la dernière ligne droite de la Grande Boucle, le cycliste Guillaume Boivin en a profité pour recharger les batteries, lundi, à l'aube des dernières étapes en montagne qui s'annoncent chaotiques avec la canicule extrême qui sévit en France.

Lentement, mais sûrement, le coureur d'Israel-Premier Tech retrouve ses sensations au Tour de France, après un départ ardu causé par un manque de préparation. Le moment est idéal pour être dans de meilleures dispositions à la veille de trois difficiles épreuves dans les Pyrénées.

Appelé à minuit moins une - ou presque - pour remplacer son coéquipier Omer Goldstein, en contact rapproché avec une personne atteinte du coronavirus, Guillaume Boivin a été ajouté à la formation canado-israélienne deux jours seulement avant le coup d'envoi de la mythique course.

Personnellement, je me sens un peu mieux de jour en jour. Je suis arrivé ici un peu sous-préparé, avec un appel de dernière minute, ce qui n’est vraiment pas évident pour le Tour de France parce que tout le monde est vraiment à 100 %, ou pratiquement, explique-t-il.

« La première semaine, c’était un peu plus facile de se cacher. Avec moins de montagnes, je pouvais me fier un peu sur l’expérience pour m’aider. Les premières étapes en montagne ont été difficiles, mais là je sens que le coup de pédale en montagne revient un peu. Je n’ai quand même pas la force en ce moment pour faire des étapes à l’avant. »

— Une citation de  Guillaume Boivin, cycliste de l'équipe Israel-Premier Tech

« Essayer de survivre »

Accablante, étouffante, suffocante, terrassante. Les qualificatifs manquent pour décrire les fortes températures qui frappent l'Hexagone, principalement le sud-ouest du pays. Les cyclistes sont loin d'être épargnés par cette vague de chaleur, au contraire.

Je trouve ça assez extrême, honnêtement. Jusqu'à samedi, c'était encore correct. Mais dimanche, c'était vraiment extrêmement, extrêmement chaud. On a vu plusieurs chutes dans le peloton dimanche. Des chutes un peu niaiseuses qui, selon moi, sont dues au fait que les coureurs sont dans les vapes, ne voient plus trop clair parce qu’il fait tellement chaud, manquent de concentration, de réflexes, indique-t-il.

« Il n’y avait pas grand-chose qui se passait dans mon cerveau pendant l’étape. C’était tellement chaud, j’étais en train de cuire. Je me concentrais juste à essayer de survivre. »

— Une citation de  Guillaume Boivin, cycliste de l'équipe Israel-Premier Tech

Les coureurs seront encore aux prises avec la canicule mardi lorsqu'ils se lanceront vers les Pyrénées. Un défi supplémentaire et considérable, s'il ne l'était pas déjà assez, qui forcera les participants à puiser profondément dans leurs ressources afin de rallier la ligne d'arrivée.

Je pense que je devrais être capable de survivre, non sans souffrance. Ça devrait aller. Je crois que tout le monde va souffrir. Déjà, lors des deux dernières étapes, le peloton était un peu en pilote automatique après que l’échappée soit partie. Il y a beaucoup de monde qui souffre en ce moment, soutient-il.

Le Montréalais de 33 ans s'attend à quelques coups d'éclat au cours des prochains jours et peut-être même en toute fin de parcours du Tour, qui s'achèvera dimanche sur les Champs-Élysées.

Je pense que les trois prochaines étapes seront des feux d’artifice, surtout avec la chaleur qu’on ressent. Je crois qu’on n’a pas fini de voir des surprises, conclut Guillaume Boivin.

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