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Mike Matheson et le défi montréalais

Un défenseur se dirige dans le coin de la patinoire.

Mike Matheson dans l'uniforme des Penguins

Photo : Getty Images / Gregory Shamus

Jean-François Chabot

Au-delà de la surprise initiale qu’a suscitée l’annonce de l’échange qui l’a envoyé de Pittsburgh à Montréal samedi contre Jeff Petry, Mike Matheson y voit une occasion d’y jouer un rôle accru.

Durant son point de presse lundi matin, le défenseur de 28 ans n’a pas manqué de souligner le caractère spécial que représente pour lui le fait de porter l’uniforme tricolore et d'y suivre les pas de son idole de jeunesse, Saku Koivu.

Ceux qui n’ont pas grandi ici ne peuvent pas comprendre. J’étais totalement surpris, mais vraiment excité. Je ne m’étais pas préparé pour cet échange, a reconnu celui qui a été informé au téléphone de son déménagement à venir.

Clairement, les réactions enthousiastes de sa famille et de ses proches n’ont pas tardé. Il a grandi dans l’Ouest-de-l’Île et a joué son hockey mineur avec les Lions du Lac-Saint-Louis.

Sa conjointe, originaire de la région de Buffalo, a été la première à constater la joie que cela a suscitée.

Elle était très contente elle aussi. Nous avons déjà passé quelques étés à Montréal, c’est donc un environnement qui nous est très familier. Elle a tout de suite vu ma réaction sur mon visage et à quel point il serait important pour moi de jouer dans ma ville natale.

Transition et rôle majeur

Matheson vient de connaître sa meilleure saison offensive avec 31 points, dont 11 buts, en 74 matchs.

Certes, sa place sur l’échiquier des Penguins était différente de celle qu’il pourrait être appelé à occuper à Montréal puisqu'il ne comptera plus sur la présence d’un Kristopher Letang pour relancer l’attaque.

S’il doit encore s’asseoir avec la direction pour aborder le thème de son utilisation, Matheson dit offrir ce qu’il a de mieux quand il peut se porter à l’attaque.

« Je suis à mon meilleur quand je peux patiner avec la rondelle et la distribuer aux autres joueurs. J’aime utiliser mon coup de patin pour la relance et ainsi supporter l’attaque.  »

— Une citation de  Mike Matheson, défenseur du Canadien de Montréal

Il estime de plus que l’entraîneur-chef Martin Saint-Louis apporte un élément de motivation supplémentaire.

En sachant le genre de joueur qu’il était et à quel point il était compétitif, on comprend que son style de coaching en découle. Je n’ai pas été dans le vestiaire avec lui, mais il est le genre de gars pour qui t’es prêt à passer au travers d’un mur de briques.

Mike Matheson.

Mike Matheson

Photo : Gracieuseté : Canadiens de Montréal -Zoom

Matheson ne semble pas intimidé face à la tâche immense qui l’attend dans une équipe en reconstruction.

Quand on regarde ce que le Canadien a fait pour atteindre la finale il y a deux ans, c’était excitant à suivre même si je ne faisais pas partie de l’équipe.

Enfin, face à sa relation avec Kent Hughes qui est passé d’un rôle d’agent à celui de patron, Matheson dit ne ressentir aucun malaise devant cette autre transition.

On s’était déjà parlé quand il s’apprêtait à obtenir le fauteuil de directeur général. J’étais vraiment excité quand il l’a pris. Je pense qu’il va être vraiment bon dans ce poste. C’est sûr que notre relation va être différente maintenant, un peu plus professionnelle. Mais ça devrait être bon d’avoir quelqu’un que je connais bien, a-t-il expliqué.

« C'est vraiment excitant, c'est un boost d'énergie. J'ai toujours rêvé de jouer pour le Canadien, c'est vraiment spécial. Et maintenant, je rêve de gagner une Coupe Stanley à Montréal. » - Mike Matheson

Au sujet du contrat de 8 ans d'une valeur de 39 millions de dollars qu’il a signé avec les Panthers de la Floride en 2018-2019, Matheson dit qu’il n’y changerait rien.

Je suis plus âgé et plus expérimenté aujourd’hui. J’ai traversé une période difficile, mais ç’a forgé le joueur que je suis maintenant. Je ne sais pas si le contrat y était pour quelque chose, mais les choses ont rapidement déboulé parce que je m’en mettais beaucoup sur les épaules. Mais ça reste un apprentissage précieux.

Un bandeau annonçant le balado de Radio-Canada Sports : Tellement hockey

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