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Duel au sommet entre Pogacar et Vingegaard dans les Pyrénées

Le maillot blanc et le maillot jaune roulent l'un derrière l'autre.

Tadej Pogacar roule devant Jonas Vingegaard lors de la 14e étape.

Photo : Getty Images / MARCO BERTORELLO

Agence France-Presse

Jonas Vingegaard ou Tadej Pogacar? Le duel, indécis, promet d'animer la dernière semaine du Tour de France qui s'est reposé lundi à Carcassonne avant d'attaquer les pentes, entre chaleur et orages, du massif pyrénéen.

Le Gallois Geraint Thomas reste à la portée à la 3e place (à 2 min 43 s), mais, à moins d'un improbable coup de théâtre (chute, COVID), la victoire finale semble bien ne plus concerner que Vingegaard et Pogacar, au-dessus du lot jusqu'à présent dans les différentes ascensions.

Deux hommes, deux caractères, deux profils. Vingegaard, concentré et obstiné, a fait mieux que résister au double tenant du titre, il l'a poussé à la faute mercredi dernier dans l'étape alpestre du col du Granon pour lui ravir le maillot jaune.

Entre eux, le match s'annonce ouvert même si Pogacar, vainqueur des deux dernières éditions de la Grande Boucle, a souvent impressionné en montagne, jusqu'à sa défaillance spectaculaire du Granon. Le Slovène, dont le caractère joueur confine à la prodigalité, tiendra-t-il compte de cet avertissement?

Je dois profiter de toutes les occasions et attaquer dès que possible, sur chaque montée. Attaquer de près, de loin, je vais tout essayer. Car j'ai un retard conséquent à rattraper, a insisté lundi celui qui compte 2 min 22  s de recul sur son rival danois.

Un cycliste roule devant le maillot jaune en montagne.

Jonas Vingegaard attaque Tadej Pogacar dans le col du Granon lors de la 11e étape du Tour de France.

Photo : Getty Images / ANNE-CHRISTINE POUJOULAT

Vingegaard a couru en défense après son numéro du Granon. Son avantage lui procure une marge de sécurité a priori suffisante dans la perspective du contre-la-montre de Rocamadour, sur 40,7 km, à la veille de l'arrivée.

L'écart paraît important, mais le chrono est assez long, a ajouté le porteur du maillot jaune. Si une occasion se présente, je suis susceptible d'attaquer Tadej. Tout dépend des jambes. Si je me sens bien...

Je ne parierai pas là-dessus. Jonas a prouvé qu'il était à l'aise dans cet exercice. Je dois combler mon retard d'ici là, a mentionné de son côté le maillot blanc.

L'année dernière, Vingegaard avait d'ailleurs terminé 25 secondes devant lui sur un contre-la-montre de 30,8 km entre Libourne et Saint-Émilion.

Pas de temps mort dans les Pyrénées

Le dimanche noir vécu par l'équipe Jumbo avec les abandons de Primoz Roglic et de Steven Kruijswijk a rétabli l'équilibre entre les formations de Vingegaard et de Pogacar. Avec cinq coéquipiers pour les soutenir, le Danois et le Slovène se présentent à égalité numérique à défaut d'avoir les mêmes forces. À lui seul, le maillot vert Wout van Aert est capable d'abattre le travail de plusieurs équipiers au service de Vingegaard.

S'il le faut, il roulera pour trois comme il sait si bien le faire, assure son directeur sportif Grischa Niermann.

Loin de la langue de bois, van Aert a admis dès dimanche soir que la perte de Roglic et de Kruijswijk change la donne.

Nous n'allons peut-être pas changer notre stratégie, mais cela va nous affecter.

Wout van Aert

Wout van Aert

Photo : Getty Images / Marco Bertorello

La journée de repos est tombée à pic pour le camp Jumbo qui a cherché à panser les plaies, pour le Belge Tiesj Benoot surtout, et aussi pour le maillot jaune pris dans la même chute de Saint-Ferréol, lors de la brève incursion de la 15e étape en Haute-Garonne.

Après le hors-d'œuvre ariégeois avalé mardi à Foix, les rescapés du Tour attaquent deux dures étapes de montagne qui se terminent par des arrivées au sommet, dans une réplique du programme alpestre.

Mercredi, un parcours sans temps mort dans les 76 derniers kilomètres (quatre ascensions) mène à l'altiport de Peyragudes au bout d'une montée éprouvante de 8 kilomètres. Le lendemain, les organisateurs innovent en passant par le col inédit de Spandelles, après l'Aubisque, pour rejoindre la station de Hautacam. Un col de première catégorie encadré par deux ascensions classées au plus haut, hors catégorie.

Il y aura des d'occasions. En trois jours, il peut se passer beaucoup de choses. On commence tous à être fatigués, physiquement et mentalement, a souligné Pogacar.

Je suis très motivé. Jonas est l'homme à battre. Il est super fort. Jusque-là, je n'ai pas réussi à le décrocher, mais si je force encore plus il finira peut-être par craquer, a-t-il encore dit.

Et s'il n'arrive pas à finir cette fois sur la haute plus marche du podium à Paris, Tadej Pogacar se fera une raison.

Ce ne serait pas la fin du monde. J'ai déjà gagné deux fois et terminé 2e, avec le maillot blanc (du meilleur jeune) en prime. Ce n’est pas mal non plus, a-t-il conclu.

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