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« Je peux faire la course que je veux » - Hugo Houle

Il roule sur des pavés.

Hugo Houle

Photo : @noa_toledo_arnonphoto / noa

Hugo Houle a fait un pas dimanche vers son objectif de remporter une victoire d'étape dans le Tour de France. Il a participé entouré des ténors de la discipline, à l'échappée du jour de la neuvième étape. Une grosse performance avant les premiers coups de pédale en montagne.

On était 21 coureurs, et il y avait au moins 10 coureurs de très grande renommée (Wout van Aert, Thibaut Pinot et Rigoberto Uran) avec un gros palmarès. Donc, pour tirer son épingle du jeu, il faut être en forme et malin au plan stratégique, explique-t-il.

Mes chances de victoire étaient limitées par la qualité des coureurs dans le groupe. Il y avait d’excellents grimpeurs. C’était de sérieux clients, et il y avait beaucoup à faire, reconnaît-il. Je compte retenter ma chance sur les prochaines étapes.

Hugo Houle a finalement levé le pied avec 18 kilomètres à faire sur les 193 afin de préserver ses énergies pour la suite. Il s’est classé 38e, à 7 minutes 37 secondes du gagnant Bob Jungels (AG2R Citroën).

Mais chaque fois que je fais une échappée comme ça, j’apprends, affirme-t-il. Ça me sert pour la prochaine échappée ou l’année suivante, avec l’objectif ultime de remporter moi aussi une étape un jour.

Sur trois semaines, dans une équipe de huit, on se fixe différents objectifs et on alterne pour gérer notre énergie, car on ne peut pas être à 100 % tous les jours. Il y a une certaine gestion de la course à faire qu’on apprend avec le temps, ajoute-t-il.

Un homme avec un casque d'écoute sur les oreilles regarde son écran d'ordinateur.

Hugo Houle profite d'une journée de repos pour répondre aux questions de Radio-Canada Sports.

Photo : Société Radio-Canada

Lors de la cinquième, c'est son coéquipier Simon Clarke qui a inscrit la première victoire d'étape de l'équipe Israel-Premier Tech à la Grande Boucle. De quoi faire baisser la pression.

Tout le monde est plus relax, plus détendu, a constaté le cycliste de Sainte-Perpétue. On a déjà une victoire. C’est une chose assez difficile à faire chaque année. C’est le fun d’avoir cette étape tôt dans le Tour. Ça donne du momentum pour la suite. La direction sportive est plus décontractée et tout le monde est heureux.

Seule ombre au tableau, le Canadien Michael Woods a chuté dimanche et a dû se soumettre à plusieurs examens médicaux.

Michael va quand même bien dans les circonstances, affirme Houle. Il a fait des contrôles ce matin [lundi]. Il n’a pas de fracture ou quoi que ce soit, donc il va être en mesure de continuer. Évidemment, il a de bons hématomes et de la peau en moins. Il y a quand même des conséquences à cette chute, mais il devrait être en mesure de continuer. On va y aller une journée à la fois. J’espère qu’il pourra retrouver son plein potentiel dans quelques étapes.

Il est déçu, personne ne veut tomber. Ce n’était pas sa première chute, ce ne sera probablement pas sa dernière. Il va se relever, je suis certain.

Deux cyclistes groupés roulent sur une route de campagne.

Hugo Houle (à droite) lors de la 10e étape du Tour de France de 2021

Photo : afp via getty images / THOMAS SAMSON

Situation inusitée, son gros effort de dimanche lui permet d'être le mieux placé de l'équipe au classement général, en 33e place, devant le meneur de l'équipe, Jakob Fuglsang (55e), devant le vétéran Christopher Froome (37e), ancien vainqueur du Tour de France (2013, 2015, 2016 et 2017).

On n’a pas de visée pour le classement final. Hier [dimanche], Jakob [Fuglsang] voulait tirer son épingle du jeu, mais il n’avait pas les jambes, donc il a décidé de se retirer et de perdre du temps pour être en mesure de mieux attaquer [plus tard].

Le fait que j’étais en échappée hier, ça m’a permis d’arriver avant [mes coéquipiers]. Donc présentement, je suis bien placé au général par rapport à mes coéquipiers. Mais ça ne reste pas une préoccupation, affirme-t-il. Avec l’étape de montagne qui arrive, ça va changer. Ça arrive que ça fluctue en fonction de la forme et de la façon dont on récupère.

Les cyclistes s'attaqueront aux Alpes dès mardi, avec la 10e étape entre Morzine et Megève, longue de 148,1 km.

Hugo Houle n'est pas un grimpeur. Il tentera d'aider ses coéquipiers jusqu'au pied des côtes. Avec toujours en tête son objectif de gagner une étape.

On arrive dans la partie intéressante du Tour, fait-il remarquer. Il y a quelques étapes que je vois, mais je le joue vraiment au feeling en fonction de ce qui se passe, la façon dont le peloton évolue.

« Je suis dans un rôle assez libre, je peux faire la course que je veux, puisqu’on n’a pas de visée au classement général. »

— Une citation de  Hugo Houle, cycliste professionnel

Je peux courir plus offensif, me glisser dans les échappées comme j’ai fait dimanche. L’objectif, c’est de gagner une étape, donc tout le focus est là-dessus. Et j’ai toute la liberté nécessaire pour atteindre cet objectif-là.

On voit de grandes montagnes derrière lui.

Tadej Pogacar, maillot jaune du Tour, s'attaque aux Alpes.

Photo : AFP / ANNE-CHRISTINE POUJOULAT

L'équipe Israel-Premier Tech devra surveiller et analyser le travail de l'équipe UAE et de son meneur Tadej Pogacar, qui est maillot jaune depuis la sixième étape.

C’est eux qui gèrent la course, alors il faudra essayer de saisir notre chance dans des étapes où ils n’ont pas besoin de nous rattraper, dit Houle.

La prochaine semaine sera déterminante, on va voir si les équipes Jumbo ou Ineos sont en mesure de faire trembler UAE. On va voir c’est quoi leur plan de match. UAE a mis beaucoup d’énergie pour contrôler les échappées. On va voir comment ils ont récupéré et comment ça va évoluer.

Quant à Pogacar, son avance ne tient qu'à un fil. Pour l'instant, le cycliste slovène n'a que 39 secondes d'avance sur le Norvégien Jonas Vingegaard (Jumbo-Visma).

Il est en contrôle en ce moment, mais le Tour n’est pas fini tant qu’on n’est pas à Paris, rappelle Hugo Houle. Il n’est jamais à l’abri d’une chute, d’une défaillance. Il en reste plus à faire que ce qu’on a fait. Le Tour est loin d’être joué.

Avec la chaleur, un adversaire qu'il redoute, et la COVID-19 qui s'invite (son coéquipier Vegard Stake Laengen a reçu un résultat positif et a abandonné), rien n'est encore joué.

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