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Le calme avant la tempête pour Hugo Houle au Tour de France

Il attend sur son vélo.

Hugo Houle

Photo : belga mag/afp via getty images / DAVID STOCKMAN

Michel Chabot

Hugo Houle apprécie son quatrième Tour de France (TDF) et tout baigne pour lui et son équipe, Israel-Premier Tech. Après trois premières journées plutôt calmes sur les routes danoises, le voilà à Dunkerque, au nord de la France, à profiter d’une journée de repos.

Cela dit, la fusillade mortelle de dimanche à Copenhague n’a pas perturbé la Grande Boucle, selon Houle. Les coureurs ont conclu leur journée à quelque 300 kilomètres de la capitale, à Sondeborg, dans l’ouest du pays, avant de prendre l’avion.

Nous avons été informés dans le convoi en direction de l’aéroport, a expliqué le Canadien. C’est arrivé à deux ou trois kilomètres de l’hôtel où nous étions pour la première étape.

Sur le plan sportif, le bilan est positif pour Houle qui mène l’équipe Israel-Premier Tech (IPT), en 39e position, à 48 secondes du meneur, le Belge Wout van Aert.

La forme est bonne, dit l’athlète de 31 ans. En partant, au contre-le-montre, il y avait une foule incroyable. C’était impressionnant l’ambiance qu’il y avait là. En termes de spectateurs, tout le monde a été surpris de l’accueil auquel on a eu droit. Ç’a bien été. J’ai été conservateur dans les virages, la chaussée était mouillée par la pluie.

La première étape a été relativement tranquille, il n’y avait pas trop de vent, donc c’est arrivé au sprint, a poursuivi le vétéran qui en est à sa 10e saison dans le World Tour. On a su éviter les chutes. Dans cette étape-là, je suis arrivé devant (15e). Sur le pont, plusieurs redoutaient le vent, mais nous avions un vent de face, ç’a calmé le jeu. Ce qui était idéal.

Dimanche, ç’a bien été aussi. Jakob Fuglsang est resté devant, alors que plusieurs coéquipiers ont chuté, a raconté Houle. Je ne suis pas tombé, mais j’ai perdu une trentaine de secondes. J’étais pris derrière eux, mais pour moi ce n’est pas très grave.

Éole a donc ménagé ses ardeurs en terre danoise, ce qui a eu pour effet de diminuer la tension dans le peloton, ce que craignait Houle avant le départ.

« Un vent de face ne cause pas trop de dégâts. C’est un vent trois-quarts dans le dos qui est dangereux et on n'a pratiquement eu aucune section du parcours avec de tels vents, ç’a calmé le jeu. »

— Une citation de  Hugo Houle

Aussi, je pense qu’il y a beaucoup moins de pourritures sur la route au Danemark, des ronds-points et des îlots. En France maintenant, dans les agglomérations, c’est assez impressionnant le nombre de carrefours, d’îlots et de poteaux qu’il y a. Pour nous, ça ajoute beaucoup de risques.

Pavés et montagnes

Les coureurs ont pu s’économiser depuis le début du TDF qui n’atteindra les montagnes que dans quelques jours.

La forme est là, tranquille, dit Hugo Houle en réprimant difficilement un sourire. On verra quand il faudra peser sur les pédales pour vrai. Pour le moment, les voyants sont au vert.

La quatrième étape, mardi, reliera Dunkerque à Calais, une ballade de 171,5 km, qui devrait se conclure au sprint. Mercredi, prévient Houle, les choses sérieuses vont commencer. La deuxième moitié du trajet de 151 km, entre Lille et Arenberg Porte du Hainaut, laisse entrevoir beaucoup d’action.

« Les pavés, ça va être tout un spectacle à regarder certainement. Les 80 derniers kilomètres seront incroyables. Là, ce sera très important d’être bons, groupés autour de Jakob Fuglsang. Guillaume Boivin est très motivé pour cette étape-là. De mon côté, je vais aider Jakob et Guillaume, je n’ai aucune ambition. »

— Une citation de  Hugo Houle

Puis, le parcours deviendra graduellement plus accidenté dans les jours suivants. Et les pur-sang ne tarderont pas à se ruer devant le peloton.

À partir de la sixième étape, il y aura des occasions, soutient Houle. C’est un peu plus montagneux vers Binche, en Belgique. On va voir des coureurs comme Mathieu van der Poel qui attaquent ou qui bougent. Dans ce coin de la Belgique, c’est un peu plus vallonné et ça amène des mouvements de course différents.

« Après, la septième étape, la Planche des Belles Filles, une montée mythique qui n’est pas très longue, mais très abrupte, et qui va jeter les cartes, à savoir comment les grands favoris sont. Ça permettra à Jakob et Michael de mesurer l’état de leur forme. Je pense qu’après ça, le Tour va être parti pour vrai. »

— Une citation de  Hugo Houle

Le chef de file d’Israel-Premier Tech, Jakob Fuglsang, est 62e au cumulatif, à 56 secondes du maillot jaune. IPT n’a pas d’intentions véritables quant au classement final, mais observe la situation de près.

Nous ne sommes pas vraiment venus ici avec des ambitions pour le classement général. Mais si tout va bien et qu’après les sept premiers jours il est encore à une minute de retard, il y aura une carte intéressante à jouer. On verra en montagne comment sa forme réagit.

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