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Une première semaine sous haute tension au Tour de France, selon Hugo Houle

Le cycliste canadien en plein effort, debout sur son vélo, lors d'une montée.

Hugo Houle devance le peloton lors de la classique belge, À travers la Flandre, le 30 mars 2022.

Photo : gracieuseté / Sprint cycling agency

Michel Chabot

À la veille de son quatrième Tour de France, son premier avec la formation Israel-Premier Tech, Hugo Houle est serein et détendu.

Il demeure prudent, comme en témoigne ce masque qu’il portait, jeudi, en nous accordant une entrevue tout en se faisant masser dans sa chambre à Copenhague. Il y a une recrudescence des cas de COVID-19 en Europe, comme un peu partout sur la planète, et le Québécois ne veut pas courir le risque d’être infecté.

Je fais attention au maximum parce qu’au Tour de France les soigneurs voient d’autre monde, précise-t-il. Avec le masque, normalement, il n’y a pas de problème.

Pour la première fois de son histoire, la Grande Boucle s’amorce avec trois étapes au Danemark. Lors de la présentation de toutes les équipes, mercredi, l’atmosphère était exceptionnelle.

Il y avait beaucoup de monde et toute une ambiance sur le podium, avec Chris Froome qui a dit que c’était une foule incroyable, a raconté Houle. Ç’a enthousiasmé les spectateurs encore plus. Et Jakob (Fuglsang), qui est d’ici, a reçu toute une ovation. C’était spécial et ça fait plaisir. Ça pourrait se comparer à ce qu’on a vu en Belgique en 2019. Il y avait beaucoup de monde. C’est une solide ambiance ici au Danemark. J’ai hâte de voir demain (vendredi), le contre-la-montre est en plein cœur de Copenhague. Il devrait y avoir énormément de monde.

Fort de sa 15e place au récent Tour de Suisse, là où Fuglsang a pris le 3e rang, Hugo Houle se dit au sommet de sa forme et dans un bel état d’esprit.

« Je suis là où je voulais être, peut-être même encore mieux. Je suis à l’aise dans l’équipe. C’est une belle équipe. Beaucoup de gens me sont familiers autour de moi. C’est agréable. Guillaume (Boivin) est là, Antoine (Duchesne) avec son équipe, Mike Woods, Jakob Fuglsang… »

— Une citation de  Hugo Houle

Trois Canadiens dans une formation de huit coureurs, c’est du jamais vu au plus haut niveau du cyclisme mondial. Et le Canada est aussi bien représenté à tous les niveaux de l'équipe IPT. Cela augmente le plaisir au sein des troupes.

Steve Bauer est là, Premier Tech est là aussi avec nous. Donc c’est plaisant d’avoir ce noyau canadien pour vivre le TDF. Je n’aurais pu imaginer ça il y a 4, 5 ou 6 ans, quand j’ai commencé tout seul chez AG2R-La Mondiale. Ça rend l’expérience encore plus le fun', d’être là et de vivre tout ça ensemble.

Du vent avant la Planche

Le Tour de France sera lancé avec trois étapes en sol danois et ce ne sera pas une partie de plaisir avec ce vent qui pourrait balayer le parcours. Les cyclistes seront sur les dents pour ne pas manquer le bateau dès les premiers jours de la course.

Les étapes au Danemark et les premières quand on va revenir en France vont être très tendues, précise Houle. Jusqu’à la septième étape, à la Planche des belles filles, je m’attends à des journées extrêmement exigeantes. L’objectif est simple, pour moi, c’est de passer à travers en restant prudent au maximum. Mon rôle principal est de rester près de Jakob pour éviter qu’il perde du temps. Nous n’avons pas de visée absolue sur le classement général, mais on ne sait jamais ce qui peut se passer dans les six ou sept premières étapes. Avec un peu de chance, on les franchit sans perdre beaucoup de temps.

Le stress fait partie du quotidien des participants à cette épreuve mythique, mais l’athlète de 31 ans sait bien le gérer.

« Pour moi, le Tour, ce n’est pas nécessairement plus stressant, mais tu le sens dans le peloton, au cours de la première semaine. C’est fou! Plus que dans d’autres courses, il y a une tension palpable. Tout le monde veut bien figurer, les équipes veulent être devant pour ne pas perdre de temps au classement général. C’est pourquoi il y a autant de chutes. Il y a beaucoup plus de risques. C’est un peu fou, mais c’est ce qui fait la beauté du Tour. »

— Une citation de  Hugo Houle

Après une dizaine de jours, poursuit-il mi-blagueur, les gars sont calmés. Les candidats au maillot jaune deviennent plus rares.

Réussir un grand coup

Les victoires d’étapes, à partir de la deuxième semaine, demeurent le réel objectif de réussite de l’écurie canado-israélienne. Des coups d’éclat sont loin d’être impossibles même si la mission demeure extrêmement ardue à ce niveau.

Il va y avoir beaucoup d’occasions lors de belles étapes, avec de bons cols, souligne le rouleur de Sainte-Perpétue. Les coureurs du classement général vont probablement laisser aller les échappées et ce sont ces coups-là dans lesquels on veut se retrouver. Les victoires d’étape restent l'objectif ultime d’une grande partie des gars de notre équipe. Si Fuglsang n’est pas bien placé au cumulatif, ce sera sa mission. Michael Woods est là pour ça et Sam Clarke est un gars d’expérience aussi. On veut vraiment aller chercher une étape pour l’équipe.

Il ne le crie pas sur tous les toits, mais ne s’en cache pas non plus. Hugo Houle rêve de réaliser un grand coup dans le Pro Tour. Et pourquoi pas au Tour de France?

J’ai la forme physique pour y arriver, dit-il calmement. Après, c’est de saisir les occasions, d’être intelligent et d’utiliser ce que j’ai appris dans les précédents TDF. Je m’en rapproche d’une année à l’autre. Et cette année, je performe bien. Je vais essayer d’être opportuniste et de trouver la bonne journée pour réussir cet objectif-là.

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