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Piquet s’excuse pour ses propos racistes envers Hamilton

Nelson Piquet

Nelson Piquet à Monza en 2018

Photo : afp via getty images / MIGUEL MEDINA

Agence France-Presse

L'ancien pilote de formule 1 brésilien Nelson Piquet s'est excusé « de tout cœur » auprès du septuple champion Lewis Hamilton, mercredi, après l'avoir qualifié de « petit noir » (« neguinho » en brésilien) dans une vidéo, tout en souhaitant « clarifier » sa pensée.

Je m'excuse de tout coeur auprès de tous ceux qui ont été touchés, y compris Lewis, qui est un pilote incroyable, a dit le Brésilien de 69 ans dans un communiqué, mais la traduction qui circule maintenant sur les médias sociaux n'est pas correcte.

Dans un entretien datant de novembre 2021, mais qui a ressurgi mardi sur Internet, le triple champion du monde de F1 (1981, 1983, 1987) a utilisé le mot neguinho pour parler de Hamilton en revenant sur un accident entre le Britannique et le Néerlandais Max Verstappen au premier tour du Grand Prix de Grande-Bretagne en 2021.

Le neguinho a mis sa voiture et l'a laissée parce qu'il n'y avait aucun moyen pour lui de dépasser (et d'avoir) deux voitures dans ce virage, avait déclaré Piquet dans cette interview vidéo à Motorsports.com.

Piquet a voulu clarifier les histoires qui circulent dans les médias.

« Ce que j'ai dit était mal réfléchi et je ne m'en défends pas, mais je tiens à préciser que le terme utilisé est un terme qui a été largement et historiquement utilisé dans la langue portugaise brésilienne comme synonyme de "gars" ou de "personne" et qu'il n'a jamais été destiné à offenser. »

— Une citation de  Nelson Piquet père, ex-pilote de F1

Je n'utiliserais jamais le mot dont on m'a accusé dans certaines traductions. Je condamne fermement toute suggestion selon laquelle j'aurais utilisé ce mot dans le but de rabaisser un pilote en raison de sa couleur de peau, ajoute l'ancien pilote.

Mardi, Hamilton avait réagi : Ce sont plus que des paroles. Ces mentalités archaïques doivent changer et n'ont pas de place dans notre sport.

Les propos de Piquet avaient aussi été largement condamnés dans le monde de la F1, par la Fédération internationale de l'automobile (FIA), par Formula 1, l'organisateur du Championnat du monde, et par des écuries et d'autres pilotes.

Piquet, par ailleurs père de la compagne de Verstappen, fait partie des soutiens du chef d'État brésilien d'extrême droite Jair Bolsonaro.

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