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« On va régler ça le 29 juillet » - Kim Clavel

Elle parle dans un micro.

Kim Clavel

Photo : Radio-Canada / Étienne Bruyère

Jean-François Chabot

Pour la énième fois, Kim Clavel et la Mexicaine Yesenia Gomez se sont donné rendez-vous dans le ring. Cette fois, c’est avec la rage au cœur que la Québécoise a juré qu’elle deviendra championne du monde.

Il faut vraiment espérer que la soirée du 29 juillet sera la bonne parce qu’on a rarement vu Kim Clavel aussi remontée face à une adversaire. Elle fait une affaire personnelle de cette confrontation pour la ceinture des mi-mouches du WBC.

Vous connaissez Kim la gentille, Kim l’infirmière, Kim l’aidante, Kim souriante. Aujourd’hui, ça ne me tente pas pantoute! Avec vous [le public et les journalistes, NDLR] oui, mais pas avec Gomez, a sèchement lancé Clavel dès qu’on lui a donné la parole durant le point de presse lundi au Casino de Montréal.

« Elle a dit des choses sur mon équipe. Tu peux dire des choses sur moi, mais dire que mon équipe c’est "une gang de clowns" pas sérieuse et que je fais semblant d’avoir la COVID, ça n’a pas passé du tout. »

— Une citation de  Kim Clavel, boxeuse professionnelle

Elle fait allusion à des propos que Gomez a eus en apprenant que Clavel devait remettre le combat pour la troisième fois.

Kim Clavel répond aux questions des journalistes

Exercice de patience

Il faut rappeler que ce combat entre Clavel et Gomez était initialement prévu le 17 décembre 2021 dans le cadre d’une soirée au Centre Bell qui comprenait aussi une défense de titres des mi-lourds par Artur Beterbiev contre Marcus Browne et un combat pour le titre vacant de l'IBF des super-mi-moyennes entre Marie-Eve Dicaire et la Mexicaine Cynthia Lozano.

Blessée, Clavel avait dû y renoncer. Puis, GYM avait retenu la date du 11 mars, jugée trop hâtive par le clan Gomez en mal d’entraînement en raison des restrictions liées au coronavirus au Mexique.

Nouvelle date : 21 avril. Les astres semblaient s’aligner jusqu’à ce que Clavel annonce quelques jours avant le rendez-vous qu’elle était atteinte de la COVID. C’est ce nouvel empêchement qui a soulevé l’ire de Gomez, mécontente de voir sa préparation tomber à l’eau pour la troisième fois.

Le promoteur Yvon Michel a même cru que c’en était fait de ce beau projet. Le clan Gomez ne voulait plus attendre et avait même déjà planché sur un autre plan pour le mois de juin duquel Clavel ne faisait plus partie.

Sans l’intervention du WBC et les concessions consenties par Yvon Michel l’événement n’aurait peut-être pas survécu. Le patron de GYM a accepté de défrayer les coûts supplémentaires engendrés par les retards dans la préparation de Gomez.

Autre concession majeure, seule Gomez bénéficiera d'une clause pour un combat revanche. Ainsi, advenant une victoire de Clavel, la Mexicaine aura l'occasion de se racheter dans un duel qui sera obligatoirement tenu au Mexique.

Même en sachant cela, Clavel ne décolère pas. Habituellement, je m’adresse à elle en espagnol. Mais là, ça ne me tente pas de me forcer pour elle. Mon focus est sur la boxe. C’est une préparation qui est vraiment spéciale. J’ai quelque chose sur le cœur, et le 29 juillet je vais aller régler ça.

Kim Clavel posant en compagnie de Yesenia Gomez, à Cancun, le 16 octobre dernier.

Il est fini le temps des politesses entre Kim Clavel et Yesenia Gomez.

Photo : Gracieuseté : Facebook @kim.klavel

Soir de premières

Cette montée de lait n’est pas dans les habitudes de Clavel. Elle jure qu’elle saura canaliser l’énergie nouvelle et la motivation additionnelle que cela lui procure pour éviter que ça parte dans tous les sens, le soir venu, au son de la première cloche.

Elle a déclaré qu’elle avait été à même de puiser au fond de ses ressources pour réaliser des performances inédites à l’entraînement.

« Je mange les murs! Je sprinte. Je sue mon cœur. Ma montre cardio monte à 204! Je m’épuise. Je ne ménage aucun effort. J’y vais all-in dans tout ce que je fais, autant dans la boxe. J’ai du sparring de qualité. Peu importe ce qu’elle amènera dans le ring, avec mon équipe, on va avoir une solution. »

— Une citation de  Kim Clavel, boxeuse professionnelle

Son entraîneuse Danielle Bouchard a résumé cet élan d'apprentissage intensif avec trois mots commençant par la lettre P : patience, persévérance et perspicacité.

De son côté, Gomez a laissé entendre par la voix de l’interprète qu’elle se sentait prête pour le défi et qu’elle espérait que le combat pourrait enfin avoir lieu.

Invitée à commenter ses propos dénigrant Clavel et son équipe, Gomez a reconnu avoir parlé sous le coup de la colère et que, pour elle, le passé était le passé, et que la seule chose qui comptait à présent était de défendre son titre avec succès.

Cette confrontation attendue est l’un des trois duels féminins au programme du 29 juillet, du jamais vu en 165 événements organisés par le Groupe Yvon Michel.

Marie-Pier Houle (6-0-1, 2 K.-O.) se mesurera à la Brésilienne de 32 ans Halanna Dos Santos (14-9, 9 K.-O.). Cela devrait constituer son dernier combat de six rounds avant de passer à l’étape suivante des huit reprises.

Aussi, les amateurs sont conviés aux débuts professionnels de Caroline Veyre, médaillée d’or des Jeux panaméricains de Toronto en 2015 qui a pris part aux Jeux de Tokyo l'été dernier.

Celle que son entraîneuse Danielle Bouchard décrit déjà comme une future vedette en découdra avec la Mexicaine Wendy Cruz Castro (0-2) dans un combat de quatre rounds.

Un total de sept combats composera cette carte estivale. Des 660 billets mis en vente pour cette soirée, il en reste un peu moins de 100.

Autres combats au programme :

  • Super-légers, 10 rounds : Artur Biyarslanov (10-0, 8 K.-O.), Toronto, c. Issouf Kinda (18-5, 7 K.-O.), Burkina Faso
  • Super-coqs, 6 rounds : Jonathan Di Bella (1-0), Montréal, c. Jesus Chavez Velezquez (3-2, 2 K.-O.), Mexique
  • Moyens, 4 rounds : Derek Pomerleau (2-0, 2 K.-O.), Montréal, c. Marcos Martinez Luna (0-1), Mexique
  • Légers, 4 rounds : Eric Basran (2-0, 1 K.-O.), Vancouver, c. Juan Carlos Garcia (4-2), Mexique

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