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Emy Legault 12e malgré des pieds endoloris aux mondiaux de Montréal

Deux adversaires à ses côtés, elle regarde devant elle en tirant la langue.

Emy Legault (au centre) a pris le 12e rang de la finale.

Photo : World Triathlon/Wagner Araujo

La Presse canadienne

La 2e place d’Emy Legault obtenue le week-end dernier à la Coupe du monde de triathlon de Huatulco, au Mexique, est venue avec certaines répercussions.

La Québécoise de 26 ans a dû composer avec des blessures aux pieds, samedi, en route vers la 12e place de la finale aux Championnats du monde de sprint et relais, au grand quai du Vieux-Port, à Montréal.

C’était possible [de terminer parmi les 20 premières], mais je ne m’attendais pas vraiment à ça. Il fallait que j’exécute mon plan à la perfection, et je crois que j’ai bien fait. Il y a quelques petits trucs que j’aurais pu faire mieux pour accéder à la super-finale, mais je suis vraiment satisfaite, a-t-elle déclaré quelques minutes après la conclusion de sa course.

La finale s’est déroulée en trois manches consécutives, les 10 athlètes les plus lentes de chacune d’entre elles étant éliminées. Les athlètes devaient s’affronter sur un parcours de 300 mètres de natation, de 7,2 kilomètres de vélo et de 2 kilomètres de course à pied.

Ç’a vraiment mieux été en course à pied en deuxième manche. Le top 10 était vraiment à ma portée, j’ai travaillé vraiment fort, et on dirait que la foule m’a portée pendant les 200 derniers mètres en m’encourageant. Je croyais vraiment pouvoir rattraper la Brésilienne, mais il m’en a manqué un petit peu, a-t-elle poursuivi.

La triathlonienne de L’Île-Perrot a été éliminée lors de la deuxième manche. Un résultat satisfaisant, puisqu’elle avait déclaré la veille, à l’issue des qualifications, qu’elle visait un top 20. Son résultat en finale est d’autant plus satisfaisant qu’elle a été ralentie par des blessures aux pieds.

J’ai des ampoules de la course de la semaine dernière à Huatulco qui n’ont pas eu le temps de guérir. J’ai enrubanné mes pieds, et je vais probablement être du relais mixte [dimanche]. On va confirmer ça plus tard aujourd’hui ou demain matin, a souligné Legault, qui participait au format sprint pour la toute première fois après avoir pris part uniquement au relais l’an dernier à Montréal.

Une vingtaine d’équipes nationales s’affronteront pour l’occasion, avec à l’enjeu des laissez-passer – deux masculins et deux féminins – pour cette épreuve aux Jeux olympiques de Paris en 2024. La France étant déjà assurée de sa place aux JO en raison de son statut de pays hôte, si elle l’emporte dimanche, les laissez-passer seront remis aux vice-champions du monde.

La Britannique Georgia Taylor-Brown a été sacrée championne du monde en 24 min 4 s, devant la Française Cassandre Beaugrand et la Britannique Beth Potter. De son côté, l’Ontarienne Dominika Jamnicky s’est contentée du 28e échelon.

Du côté masculin, le Britannique Alex Yee a été sacré champion en 21:55, devant le Néo-Zélandais Hayden Wilde et le Français Léo Bergère.

Charles Paquet, de Port-Cartier, a terminé 19e en 22:36, tandis que le Manitobain Tyler Mislawchuk a suivi au 25e rang. Quant à Jérémy Briand, de Sainte-Julie, il n’a pu franchir le repêchage et il a conclu au 33e échelon.

Après l’épreuve, Paquet s’est dit très heureux d’avoir percé le top 20.

Je voulais juste rentrer en finale, donc mon premier objectif était déjà atteint. Un top 20, ça fait du bien. J’ai fait quelques erreurs qui m’ont coûté quelques positions, mais le top 10 était tout de même très relevé aujourd’hui. Ça reste que courir à la maison, c’est formidable, a lancé Paquet, qui compte participer au relais mixte dimanche.

Pour sa part, Mislawchuk a qualifié sa course d’embarrassante et a souligné qu’il avait souffert de quelques égratignures à un bras et à une jambe après avoir été embouti par un cycliste récréatif peu avant le départ des qualifications vendredi.

La compétition a été particulièrement pénible pour les participants, qui ont dû s’exécuter sous un soleil de plomb et un thermomètre qui indiquait 29 degrés Celsius, 31 avec l’indice humidex.

La veille, lors des qualifications, les épreuves de triathlon avaient été réduites en duathlons en raison des récentes précipitations qui se sont abattues sur la région montréalaise, rendant le débit d’eau du fleuve Saint-Laurent trop dangereux pour les athlètes. Ce n’était pas le cas samedi.

Au total, 1500 participants, provenant de plus de 40 pays, s’affrontent dans diverses catégories dans la métropole au cours du week-end.

Il s’agit de la plus importante compétition internationale de triathlon tenue au Québec depuis les Championnats du monde de 1999.

Montréal accueille la cinquième étape de la saison des World Triathlon Championship Series après Hambourg, Abou Dhabi, Yokohama et Leeds.

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