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Ottawa gèle les fonds octroyés à Hockey Canada

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La ministre fédérale des Sports Pascale St-Onge

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

La ministre fédérale des Sports, Pascale St-Onge, confirme qu'Ottawa gèle les fonds octroyés à Hockey Canada en réaction à l'entente à l'amiable pour régler l'affaire d'un présumé viol collectif survenu en 2018.

C'est le média anglophone TSN qui a tout d'abord confirmé la nouvelle.

Lors d'une mêlée de presse, dans le foyer de la Chambre des communes, la ministre des Sports Pascale St-Onge a expliqué que Hockey Canada ne verra son financement rétabli qu'une fois qu'elle aura rempli deux conditions.

La première est de transmettre à Sport Canada le rapport du cabinet d'avocats embauché pour enquêter sur l'incident allégué et un plan qui détaille comment seront mises en œuvre les recommandations au sein de l'organisation.

La seconde est d'adhérer au Bureau du commissaire à l'intégrité dans le sport et de travailler en étroite collaboration pour changer la culture du silence et [...] lutter contre les violences sexuelles au sein de l'organisation.

Actuellement, le leadership de l'organisation est déficient, inapproprié, d'une autre époque, a-t-elle résumé.

Le président-directeur général sortant, Tom Renney, son successeur Scott Smith et le président de la Fondation de Hockey Canada, Dave Andrews, ont comparu devant le comité permanent du Patrimoine canadien lundi. L'objectif était de connaître l'implication de la fédération dans la conclusion d’une entente à l'amiable concernant un présumé viol collectif impliquant huit joueurs de l’édition 2018 d’Équipe Canada junior.

Un bandeau annonçant le balado de Radio-Canada Sports : Tellement hockey

Lundi soir, à la suite de la comparution de hauts dirigeants de l'organisation devant un comité parlementaire, Mme St-Onge avait soutenu qu'on est face à une organisation qui perpétue la culture du silence.

« Lundi, nous avons aussi appris que Hockey Canada aurait eu un autre cas d’allégation d’inconduite sexuelle par des joueurs dans les cinq ou six dernières années. Je ne peux pas accepter que ce soit la norme dans nos organisations sportives nationales, et les Canadiens ne devraient pas non plus. »

— Une citation de  Pascale St-Onge, ministre des Sports

La fédération sportive a reçu 14 millions de dollars du gouvernement fédéral en 2020 et 2021, dont 3,4 millions provenaient d'un fonds d'urgence en lien avec la COVID-19.

La jeune victime, identifiée par les initiales E.M., aurait été agressée à répétition dans une chambre d’hôtel de London, en Ontario, en juin 2018. Elle demandait 3,5 millions de dollars et une entente à l'amiable a finalement été conclue.

Une enquête indépendante réclamée

Les élus de la Chambre des communes réclament aussi à l'unanimité une enquête indépendante sur la façon dont Hockey Canada a géré l'affaire.

Une motion présentée mercredi par le bloquiste Sébastien Lemire a été adoptée par consentement entre les partis.

Le texte de la motion précise aussi que l'enquête devrait permettre de savoir s'il s'agissait d'un événement isolé ou s'il existe des lacunes dans la façon dont Hockey Canada traite les plaintes d'agressions sexuelles, de harcèlements sexuels et d'autres types d'inconduites qui lui sont rapportées.

Appelé à réagir, le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, a salué le travail de la ministre.

Il n'y a pas grand monde à qui l'on décerne les méritas, mais je pense sincèrement pour avoir vu plusieurs des interventions de Mme St-Onge [...] qu'elle est orientée vers les bonnes décisions, a-t-il dit.

M. Blanchet a ajouté que la population doit savoir ce qui s'est produit et a accusé les responsables de Hockey Canada d'avoir donné lundi un spectacle de relations publiques gênant qui dénotait un grave manque de respect pour les parlementaires.

Le chef du Nouveau Parti démocratique, Jagmeet Singh, a pour sa part appuyé la décision du gouvernement Trudeau, mais lui a reproché du même souffle son inaction pour régler des situations de harcèlement sexuel dans l'armée.

Avec les informations de La Presse canadienne

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