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Artur Beterbiev et Joe Smith fils : le respect avant les étincelles

Les deux boxeurs se font face devant les journalistes.

Artur Beterbiev et Joe Smith fils

Photo : YouTube/Top Rank

Jean-François Chabot

Un peu à l’image du point de presse de jeudi, la pesée officielle n’a pas fourni à Artur Beterbiev ou à Joe Smith fils l’occasion d’impressionner l’autre. C’est samedi soir, dans le ring, que ces deux champions mi-lourds voudront inscrire leur nom dans l'histoire de la boxe.

Beterbiev (17-0, 17 K.-O.) détenteur des ceintures de l'IBF et du WBC, a fait osciller le pèse-personne à la limite des 175 lb, contre 174,6 pour Smith (28-3, 22 K.-O.), champion de la WBO.

Même si le titre de l'IBF fait partie des récompenses à l’enjeu, c’est justement parce qu’il s’agit d’un combat d’unification que les boxeurs n’auront pas à se soumettre à la pesée habituellement imposée par cette organisation le matin du combat.

Les amateurs réunis dans l’hémicycle face à la scène du Hulu Theatre du Madison Square Garden n’ont pas eu droit aux esclandres qui ponctuent trop souvent ces ultimes face-à-face précédant un combat.

Non, rien de tout cela. Cette fois, les deux coqs n’ont pas froissé leurs plumes ni usé de leurs ergots. Ils ont plutôt montré un respect pour le ramage de l’adversaire.

Le tout pour le tout

Homme de peu de mots, surtout en raison de ses limites dans les langues de Molière et de Shakespeare, Beterbiev s’est contenté de dire, à la conférence de presse de jeudi, qu’il s’attendait à un très bon combat.

Favori local et résident de Long Island, Smith a abondé dans le même sens en évitant de défier son rival du regard, preuve que les deux hommes sont conscients de la force de frappe de l’autre.

Beterbiev a un ratio de 100 % de victoires enregistrées avant la limite. Avec 22 sur 28, Smith se situe à 78,5 %. Avouez que l’on marcherait sur des œufs pour moins que ça...

À l’image de Beterbiev, Smith n’a jamais reculé face à un défi. Il a affronté les meilleurs et leur a imposé sa loi. En décembre 2016, il a notamment été le premier à mettre le vénérable Bernard Hopkins (55-8-2, 32 K.-O.) hors de combat, poussant ce dernier à la retraite.

Smith compte aussi des victoires face à Andrzej Fonfara (30-5, 18 K.-O.), Jesse Hart (28-3, 22 K.-O.), Eleider Alvarez (25-2, 13 K.-O.) et Maxim Vlasov (46-5, 26 K.-O.).

La possibilité d’ajouter Beterbiev à son tableau de chasse déjà bien garni offrirait aussi à Smith l’occasion d’unifier toutes les ceintures de la catégorie en défiant le Russe Dmitrii Bivol (20-0, 11 K.-O.), tenant du titre de la WBA.

Cette perspective est d’autant plus attirante pour Smith que Bivol lui a infligé, par décision unanime, en mars 2019, l’un de ses trois revers dans les rangs professionnels.

Deux boxeurs posent avec leurs ceintures de champion.

Artur Beterbiev et Joe Smith fils

Photo : Mikey Williams: Top Rank via Getty Images

Smith sait qu’il ne peut pas vendre la peau de l’ours trop vite. Il a déjà trimé dur pour se faire un nom. Après tout, pas moins de 722 boxeurs portant le nom de Joe Smith figurent sur le site Boxrec.com!

Beterbiev aura beau dire que le combat de samedi n’est pour lui qu’un autre combat ou que le Madison Square Garden n’est qu’un autre amphithéâtre, il est l’un des plus attendus des récentes années.

Les promoteurs ont le don de trouver les mots pour vendre des billets et pour faire saliver les amateurs. Mais quand le vénérable Bob Arum (Top Rank) parle d’un des plus grands duels dont il aura eu la chance d’être témoin, on a tendance à le croire.

La récompense est immense advenant une victoire. La défaite pourrait l’être tout autant pour le perdant.

Il est à noter que jamais un boxeur n'a détenu en même temps les quatre ceintures chez les mi-lourds.

Les derniers champions unifiés de cette catégorie [de l'ère pré-WBO, soit avant 2008, NDLR] sont l'Américain Michael Spinks, champion olympique à Montréal en 1976 et champion de l'IBF, de la WBA et du WBC (de février 1984 à octobre 1985), et son compatriote Roy Jones fils (de juin 1999 à février 2003).

Note : Pendant ce temps à Montréal, le Groupe Yvon Michel (GYM) a annoncé la mise sous contrat de la boxeuse Caroline Veyre.

Médaillée d'or des Jeux panaméricains à Toronto, en 2015, et membre de la sélection olympique canadienne pour Toyko 2020, Veyre fera ses débuts professionnels le 29 juillet, au Casino de Montréal, en sous-carte du combat de championnat du monde du WBC des mi-mouches entre la Mexicaine Yesenia Gomez et Kim Clavel.

Veyre et Clavel travaillent toutes les deux sous la direction de Danielle Bouchard et de Stéphan Larouche.

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