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Mondiaux de la FINA : de nouvelles vedettes prêtes à émerger en natation

Gros plan d'une nageuse de dos, la bouche ouverte

Kylie Masse sera l'une des nageuses canadiennes à surveiller à Budapest.

Photo : Getty Images / Clive Rose

Radio-Canada

Les Championnats du monde de la Fédération internationale de natation (FINA) débutent samedi, à Budapest, en Hongrie. À quoi faut-il s'attendre des compétitions, à deux ans des Jeux olympiques de Paris? Est-ce que les Canadiennes pourront répéter leurs exploits des Jeux de Tokyo? Le nageur Benoit Huot, septuple champion paralympique, répond à nos questions.


Q. En quoi ces mondiaux seront-ils différents des précédents?

R. Ce sera une compétition intéressante à suivre, car beaucoup d'athlètes sont dans une année de transition. D'autres ont pris leur retraite. Certains se la coulent douce, sans se mettre trop de pression, après avoir vécu un cycle olympique vers Tokyo prolongé par la pandémie.

Il y a eu deux années intenses vers les Jeux olympiques de 2020, et si on veut prendre un peu de répit avant les Jeux de 2024, c'est maintenant qu'il faut le faire. Plusieurs gros noms sont de retour dans la piscine, mais ne sont pas nécessairement prêts à compétitionner. En 2023, il y aura d'autres mondiaux juste avant les Jeux de Paris. Et, habituellement, ce sont ces mondiaux-là qui sont les plus rapides.

Cette année, ce sera donc l'occasion de voir plusieurs nageurs émerger et prendre leur place.

Il sourit devant un bassin olympique.

Benoît Huot a remporté 20 médailles paralympiques pendant sa carrière.

Photo : La Presse canadienne / Peter Ray


Q. Est-ce que l'équipe canadienne féminine continuera sur sa lancée?

R. Encore une fois, ce sera une grande semaine pour la sélection féminine, j'ai l'impression. Les attentes sont très élevées, après ce qu'elles nous ont fait vivre à Tokyo. Les actrices principales de ces succès sont de retour : Penny Oleksiak, Taylor Ruck...

Maggie MacNeil sera là, mais elle fait l'impasse sur les épreuves individuelles. C'est la championne en titre, elle a été frappée d'un épisode post-olympique, et sa santé mentale a été fragilisée au début de l'année 2022, avec tout ce qu'on connaît, l'année olympique supplémentaire, la pandémie, etc. Elle et Natation Canada ont donc préparé un plan pour enlever un peu de pression. Elle va être encore dans l'entourage de l'équipe, elle va apporter de l'énergie, et elle va aider les filles lors des relais, mais elle n'aura pas la pression de gagner une médaille d'or à elle seule. Son but ultime reste Paris en 2024.

Et en cédant sa place, ça ouvre la voie à Katerine Savard, qui verra plus d'action. Elle peut espérer un top 8 certainement.


Q. Et du côté des hommes?

R. Le programme masculin est en reconstruction, mais il y a quand même plusieurs bons talents. Brent Hayden a tiré sa révérence, ce qui va nuire aux chances de l'équipe lors du relais 4 x 100 m. On va voir, je pense, plus de tops 8 chez les hommes que par ces dernières années. Mais un podium, ce sera plus difficile.


Q. Qui sera la grande vedette pour le Canada?

R. La plus intéressante à suivre, ce sera la jeune Summer McIntosh, qui a seulement 15 ans. Elle a terminé 4e au 400 m à Tokyo, avec des records canadiens. Selon l'horaire de la FINA, elle participera à trois épreuves, même si elle est qualifiée pour cinq. C'est un choix stratégique. Ça lui permettra de récupérer entre chaque course et d'optimiser ses performances. À 15 ans, elle est jeune et polyvalente. On peut anticiper de belles choses dans son cas.

Il ne faut pas négliger Kylie Masse. La constance, c'est sa marque de commerce. C'est un vrai métronome, elle est toujours près de se ses standards.

Je pense que pour Penny Oleksiak, ce sera une année de transition. Elle peut faire de belles choses, mais je ne m'attends pas à un podium. C'est une athlète qui peake (atteint le sommet) au bon moment, aux Olympiques souvent. Elle n'a jamais remporté de médailles en individuel lors de mondiaux.


Q. Il s'agira aussi d'un premier test pour l'équipe féminine, sans son entraîneur.

R. C'est le grand point d'interrogation. Ce sera la grande question à Budapest cette semaine et ailleurs plus tard, dans l'avenir de la sélection canadienne. Il s'agit du départ de Ben Titley, qui a quitté ses fonctions en mai après 10 ans à travailler avec Natation Canada. Son contrat n'a pas été renouvelé, il était le cerveau derrière les succès de l'équipe féminine.

Il faudra voir si les filles sauront s'ajuster rapidement à son départ.

Les Championnats du monde de la FINA seront diffusés en direct sur le site Internet de Radio-Canada Sports. Cliquez ici pour obtenir l'horaire complet de nos webdiffusions.

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