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Russell Martin se retire sans l’ombre d’un regret

Le receveur salue les partisans des Blue Jays de Toronto lors d'un match au Centre Rogers.

Russell Martin

Photo : La Presse canadienne / Nathan Denette

Quelques minutes de conversation avec Russell Martin, ancien receveur vedette des Blue Jays de Toronto, sur les superbes allées du club de golf St. George's de Toronto, suffisent pour comprendre que le Québécois ne regrette pas d'avoir officiellement tourné la page sur son illustre carrière dans la Ligue majeure de baseball (MLB) il y a un peu plus d'une semaine.

C'est que le natif de Toronto ne joue plus au baseball depuis trois ans, mais il n'en est pas moins occupé. Parents de deux petites filles, sa conjointe et lui en accueilleront une troisième en août. Le principal intéressé s'est aussi lancé dans le monde des affaires avec sa propre compagnie de boissons alcoolisées, Cruise, et s'est épris d'amour pour le golf depuis qu'il a rangé son équipement de baseball à la fin de la saison 2019.

Alors oui, cela lui a fait un petit pincement au cœur d'enfin dire au revoir officiellement au sport auquel il s'adonne à temps plein depuis tant d'années, mais non, il ne regrette rien.

Je profite de la vie, lâche-t-il en milieu de conversation.

J'ai un esprit de compétition et le golf vient un peu remplir ce vide que j'ai depuis que je ne joue plus au baseball. C'est une compétition contre soi-même, le golf, et j'adore ce sport. Chaque journée, c'est un nouveau voyage sur le terrain, poursuit-il.

Russell Martin n'avait pas prévu la façon dont sa carrière dans les ligues majeures allait prendre fin. S'il n'en tenait qu'à lui, il serait revenu au jeu pour une 15e saison, mais la pandémie est venue contrecarrer ses plans.

Ma dernière saison, en 2019, je ne savais pas que ça allait être ma dernière, en fait. La saison de la COVID, en 2020, je me suis dit que celle-là, j'allais prendre off. Jouer au baseball sans qu'il n'y ait de spectateurs dans les gradins, ce n'était pas quelque chose qui m'intéressait. Donc, j'ai pris une année sabbatique (à 37 ans), puis l'année sabbatique s'est transformée en deux, puis trois ans.

Il salue la foule au stade olympique de Montréal pour un match d'exhibition des Blue Jays en 2016.

Russell Martin a été un grand ambassadeur du baseball au Québec.

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Le receveur, qui a brillé à Toronto de 2015 à 2018, s'est donc résigné le 28 mai dernier à annoncer sa retraite dans une publication sur son compte Instagram. Il y a remercié sa famille et ses amis, les équipes pour lesquelles il a joué, le personnel de ces équipes et aussi leurs partisans.

Dans l'ensemble, Russell Martin aura disputé 14 saisons dans le baseball majeur, s'imposant comme l'un des meilleurs receveurs de sa génération et l'un des plus grands joueurs de baseball ayant été formés au Canada. Il a disputé la majorité de sa carrière avec les Dodgers de Los Angeles, qui l'ont repêché, et il a connu une part de ses plus grands succès avec les Blue Jays, remportant des championnats de division en 2015 et 2016.

« Je me rappelle que ça faisait comme 19 années [que les Blue Jays] n'avaient pas fait les séries et, avec l'addition de Josh Donaldson, on a comme réénergisé la ville et le pays pour le baseball. Je suis vraiment fier d'avoir fait partie de ça. »

— Une citation de  Russell Martin, ancien receveur étoile des Blue Jays
Il est félicité par des partisans en délire au Centre Rogers.

Russell Martin

Photo : La Presse canadienne / Frank Gunn

Toronto, c'est l'équipe que j'ai regardée quand j'étais plus jeune. Les équipes de 1992 et 1993, quand ils ont gagné deux ans de suite la Série mondiale, ç'a marqué ma jeunesse. Je suis content d'avoir pu [jouer pour eux] avec mes amis et ma famille. Les Blue Jays, c'est aussi l'équipe du Canada. De la côte est à ouest, on a des fans partout et puis c'était vraiment spécial comme période de ma vie.

N'allez cependant pas croire que Russell Martin s'émeut en se remémorant les grands moments de sa carrière.

Je ne suis pas un gars qui pense trop à l'arrière. Je vis plus au jour le jour. Mais quand je parle avec mes amis ou la parenté, ils me parlent un peu de ce qui les a marqués et ce qu'ils se souviennent de ma carrière. Et c'est sûr que quand j'y pense, j'ai vécu des choses incroyables. J'ai fait vivre des choses, pas qu'à moi, mais à tous ceux qui ont suivi ma carrière.

Bien que fort occupé, celui qui soufflera bientôt 40 bougies n'a pas perdu de l'œil son club de cœur. La présente édition des Blue Jays, avec Vladimir Guerrero fils, Bo Bichette et un bon groupe de vétérans, a ce qu'il faut, selon lui, pour répliquer la frénésie qui s'est emparée du pays lorsqu'il jouait pour l'équipe.

Ils ont le club pour [faire de très grandes choses]. Il leur reste encore beaucoup de matchs, mais une chose qui est certaine, c'est qu'ils sont le fun à regarder. Ils ont du plaisir à jouer. On le voit, ils sourient. Tu vois qu'ils s'amusent et le baseball, c'est fait pour ça. Je leur souhaite le plus grand succès et je pense qu'ils ont le club pour. Ils ont tout. Ils ont des partants, la puissance au bâton, etc. Ils ont un beau club. Je leur souhaite beaucoup de victoires et peut-être une Série mondiale cette année!

En plus des Dodgers et des Blue Jays, Russell Martin a aussi joué pour les Yankees de New York (2011-2012) et les Pirates de Pittsburgh (2013-2014). Il a conclu sa carrière avec 1693 matchs joués, 1416 coups sûrs et 771 points produits. Il a été nommé quatre fois au match des étoiles, en plus de remporter, en 2007, un Gant d'or, remis au joueur s'étant le plus illustré à sa position, et un Bâton d'argent, remis au meilleur joueur offensif à chaque position.

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