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Le Rocket de Laval en finale de l’Est : tout ce que vous devez savoir

Quatre joueurs de hockey s'enlacent pour célébrer un but.

Le Rocket affronte les Thunderbirds de Springfield dès samedi

Photo : The Canadian Press / Graham Hughes

Olivier Pellerin

Après un répit de 10 jours, le Rocket de Laval s’apprête à participer à la finale de l'Est dans la Ligue américaine de hockey (AHL). Impatients de reprendre l’action, les hommes de Jean-François Houle entameront leur série contre les Thunderbirds de Springfield samedi, au Massachusetts. Voici quelques points à surveiller.

Le Rocket a balayé les Americans de Rochester en trois rencontres au deuxième tour, et ce, grâce à l’attaquant Jean-Sébastien Dea qui a marqué le but vainqueur en troisième période de prolongation lors du match no 3. Depuis, l’équipe tente d’élaborer un plan de match pour venir à bout de la seule équipe toujours invaincue parmi celles qualifiées dans le carré d’as.

En plus de ses six victoires consécutives en séries éliminatoires, la formation américaine, qui a terminé au 2e rang de la Division atlantique, a remporté ses quatre derniers matchs de saison. Une des raisons qui explique ce succès se trouve devant la cage des Thunderbirds.

Les gardiens à l’honneur

Parfait à ses quatre départs en séries, le gardien Joel Hofer est premier de classe à presque tous les chapitres : une moyenne de buts accordés de 1,51 et un pourcentage d’efficacité de 96,2 %. Seul Dustin Wolf des Wolves de Chicago (ça ne s’invente pas) compte plus de jeux blancs que Hofer (1) en séries cette année (3).

Le Manitobain participe à ses premières séries éliminatoires dans la Ligue américaine, mais son passé prouve qu’il peut bien faire lorsque la pression monte. C’est d’ailleurs Hofer qui a mené le Canada à la médaille d’or au mondial junior, en janvier 2020. Il avait été nommé gardien par excellence du tournoi après avoir maintenu une moyenne de 1,60, et un pourcentage d’arrêts de 93,9 % en sept parties.

Et comme si bloquer des tirs ne suffisait pas, l’espoir de 21 ans des Blues de Saint Louis s’est donné des allures de Martin Brodeur en marquant un but au tout premier match de sa carrière en séries.

Même si Joel a offert (merci…) tout un spectacle jusqu’à présent, les joueurs du Rocket ne semblent pas intimidés par les chiffres que le jeune gardien cumule depuis quelque temps.

C’est que leur gardien Cayden Primeau impressionne en ce moment. Tout semble plus clair pour le choix de 7e tour du Tricolore en 2017.

Je pense que c’est le joueur étoile depuis le début des séries, a affirmé l’attaquant Rafaël Harvey-Pinard au sujet de son gardien.

L’espoir de 22 ans a connu des moments difficiles avec le Canadien cette saison, et ce n’était rien pour le mettre en confiance à son retour à Laval. Avec une moyenne de buts de 4,62 et un pourcentage d’arrêt de 86,8 %, pas surprenant qu’il n’ait complété que quatre de ses neuf départs avec le Tricolore. Et à Laval, c’est Kevin Poulin qui a été le meilleur des deux gardiens en cours de saison.

Le gardien du Canadien, en rouge, fait le grand écart, mais constate que la rondelle est derrière lui, dans le filet.

Cayden Primeau a connu des moments difficiles avec le Canadien cette saison.

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Pourtant, c’est lui qui monte la garde avec brio depuis le coup d’envoi des séries éliminatoires. Après avoir fait la navette entre Laval et Montréal plus tôt cette année, un peu de stabilité semble lui faire le plus grand bien.

C’est bien de pouvoir prendre du rythme. Je vois bien la rondelle et je me sens bien, et c’est ce qu’on recherche en tant que gardien. Je sens que l’équipe a élevé son niveau de jeu en séries, et c’est emballant d’en faire partie, a reconnu Primeau lorsqu’on a évoqué son éclosion printanière. 

Ses plus récents succès lui ont permis de reprendre confiance devant le filet, ce qui le rend plus à l'aise.

On joue des matchs importants, dans des moments cruciaux, et ça fait partie de notre expérience. Plus tu cumules d’expérience, meilleur tu es, et c’est immense pour le développement, a expliqué Primeau.


Les joueurs à surveiller

La brigade défensive lavalloise en impose ce printemps. Sami Niku et Louie Belpedio ont amassé sept points chacun, un sommet parmi les défenseurs présents en finales d'associations. Encore mieux, le duo formé de Belpedio et du capitaine Xavier Ouellet compte trois buts et neuf passes en huit matchs. Un apport offensif qui témoigne de l’implication des défenseurs et de la vitesse en transition que souhaite imposer le Rocket.

Mais les défenseurs du Rocket en auront plein les bras dans leur zone. Les Thunderbirds sont impitoyables en avantage numérique, avec un taux de succès de 37,9 %. À titre de comparaison, Laval vient au 2e rang parmi les quatre dernières équipes des séries à 27,6 %.

Les Thunderbirds comptent aussi sur Sam Anas, qui partage le premier rang en séries avec 13 points. Un joueur dangereux qui compte quatre buts et neuf passes, et qui est épaulé par des joueurs d’expérience comme l’ancien des Penguins de Pittsburgh James Neal et l’ancien du Canadien Matthew Peca. Ce dernier a été le meilleur marqueur cette saison pour Springfield (23 buts), et compte déjà neuf points lors des deux premiers tours.

Le Rocket n’a pas à rougir à l’attaque. Danick Martel a retenu l’attention contre Rochester au second tour. Le Drummondvillois a inscrit quatre buts dans le premier affrontement contre les Americans, ce qui en fait le premier buteur parmi les deux formations en finale de l’Est. Jean-Sébastien Dea (3 b, 4 p) et Alex Belzile (4 b, 2 p) représentent aussi une menace.

Surtout, Laval aura besoin de la contribution de son meilleur atout en saison. Rafaël Harvey-Pinard a distribué trois passes depuis le début des séries, sans toutefois avoir trouvé le fond du filet. Conscient de sa baisse de régime, l’ancien champion de la Coupe Memorial en 2019 ne cache pas son impatience.

C’est sûr que j’ai hâte que ça débloque et d’aller chercher ce premier but-là pour que les autres viennent par après, a-t-il confié. Je sais que je peux contribuer aux succès de l’équipe d’une autre manière, et actuellement, c’est sur ça que je me concentre.


Un absent et du sang neuf

Victime d’un coup à la tête contre les Americans de Rochester, le défenseur Mattias Norlinder demeurera sur la touche encore un moment. Si Jean-François Houle parle d’une blessure au haut du corps, il semble évident que le Suédois souffre d’une commotion cérébrale. Son état ne lui permet toujours pas de réintégrer la formation et Houle ne s’attend pas à le revoir prochainement.

Fraîchement débarqué à Laval après l’élimination du Phoenix de Sherbrooke, Joshua Roy pourrait devenir une option intéressante à l’attaque pour le Rocket.

L’attaquant de 18 ans, qui a signé un contrat d’essai amateur avec le Rocket mardi, vient de connaître une saison de 119 points, un sommet dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec. Après une production de 51 buts en saison, Roy en a ajouté huit en 11 rencontres en séries éliminatoires. Cent cinquantième choix au total au repêchage de la LNH en 2021, il devient une carte intéressante dans le jeu de Jean-François Houle. Ce dernier demeure cependant prudent quant à l’utilisation de son poulain.

Je pense que c’est super bon pour lui d’être dans l’environnement, être dans nos réunions et de rencontrer les joueurs. S’il a une chance de jouer, on va le faire jouer, a dit Houle. Présentement, les joueurs d’avant vont très bien, mais il peut y avoir des blessures.

Si son rêve est de jouer pour le Canadien, Joshua Roy est bien conscient des étapes à franchir avant d’y parvenir. De voir les plus vieux performer dans les séries, comment ils agissent hors glace, ça va juste être du positif pour moi d’être ici.


En bref

On passe maintenant aux choses sérieuses. Les deux derniers tours des séries éliminatoires se sont décidés au meilleur de cinq rencontres. Les équipes devront maintenant remporter quatre victoires pour accéder à la finale de la Coupe Calder. Une charge de travail ajoutée qui mettra en valeur la profondeur des quatre formations toujours dans le coup.

Autre particularité, l’alternance sera quelque peu bousculée en finale d'association. Les Thunderbirds présenteront comme à l'habitude les deux premiers affrontements de cette série. Le Rocket sera l’hôte des trois rencontres suivantes avant de retourner à Springfield pour les matchs 6 et 7, si nécessaires.

Les Wolves de Chicago et le Heat de Stockton ont rendez-vous vendredi, à Chicago, pour le premier affrontement de la finale de l’Ouest.

Un bandeau annonçant le balado de Radio-Canada Sports : Tellement hockey

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