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Bennedict Mathurin, un ambassadeur de Montréal aux portes de la NBA

Un jeune basketteur montrent ses muscles.

Bennedict Mathurin deviendra vraisemblablement le joueur québécois repêché au plus haut rang de l'histoire.

Photo : Getty Images / Ronald Martinez

Alexandre Coupal

Le repêchage de la NBA aura lieu le 23 juin, et le Montréalais Bennedict Mathurin fait partie des joueurs qui pourraient entendre leur nom être prononcé au premier tour.

Et peut-être plus tôt que tard. Celui qui a terminé son stage universitaire avec les Wildcats de l’Arizona en huitièmes de finale du dernier March Madness rencontrait la presse mardi. Il a été question de la possibilité qu’il soit le joueur québécois repêché au plus haut rang de l’histoire.

Je pense que c'est formidable. Nous n'avons pas eu beaucoup de joueurs repêchés à des rangs élevés, à Montréal. De pouvoir être l'un d'entre eux, c'est spécial, a dit Mathurin. Ça peut motiver les plus jeunes et ça me motive également être celui qui serait repêché le plus haut dans l'histoire récente. C'est un truc formidable et j'ai hâte.

Mathurin aurait pu se rendre admissible au repêchage de la NBA l’an dernier, mais il a plutôt choisi de poursuivre son développement à l'Université de l'Arizona.

Je trouvais que c'était la meilleure décision pour moi et mon futur. Il y a des scouts [éclaireurs] qui pensaient que je pourrais être repêché au deuxième tour, ce n'était pas mon but. Je trouvais que j'avais plus de talent que ça. Et si ça prenait une année de plus pour prouver ce que j'avais à prouver. Alors, je suis retourné à l'école pour prouver aux scouts ce que j'étais capable de faire.

Une décision qui lui permettrait d'écrire l’histoire du basketball québécois et montréalais.

Je suis un gars de Montréal-Nord. Quand j'étais jeune, il n'y avait pas beaucoup de gens qui étaient dans la situation dans laquelle je suis et qui pouvaient nous dire : "La NBA, c'est possible. Si tu travailles, si tu fais ce que tu as à faire, si tu évites les problèmes et si tu continues à l'école, tout est vraiment possible."

« C'est vraiment le message que j'essaie de faire passer à Montréal-Nord parce que tout le monde pense que c'est un trou. Mais il y a vraiment beaucoup de talents là-bas. »

— Une citation de  Bennedict Mathurin, espoir de la NBA

Quand j'étais jeune, tout le monde était au parc. C'était bon pour moi, de pouvoir m'améliorer, de progresser chaque jour en affrontant les autres. On jouait de 10 h du matin jusqu'à 11 h le soir. J'ai fait beaucoup de répétitions. Ça a été bon pour moi qu'il y ait beaucoup de basketball autour de moi, a-t-il ajouté.

Il y a une effervescence pour le ballon orange en ce moment, notamment avec l’arrivée de l’Alliance de Montréal, la nouvelle équipe de la Ligue élite canadienne de basketball.

Le basketball monte d'année en année. D'avoir une équipe à Montréal, avec des joueurs de partout dans le monde. Il y a de plus en plus de visibilité et le futur s'annonce brillant.

Un jeune homme populaire

Lorsque votre nom apparaît dans le premier tiers des plus beaux espoirs de votre cuvée, généralement les rendez-vous se multiplient.

J'ai parlé à plusieurs équipes : Pacers, Wizards, Blazers, Toronto, Chicago, Pelicans... C'est pas mal les équipes qui ont essayé le plus de me parler, a-t-il dit.

C'était quelque chose de bien. Dans les semaines précédentes, je me suis entraîné à Santa Barbara en Californie. Je suis allé au combine (journée d'évaluation), c'était bien aussi. Je n’ai pas joué, j'ai juste fait des tests, ça s'est bien passé aussi. J'ai rencontré plusieurs équipes, j'ai eu la chance de voir des autres joueurs qui seront au repêchage également. Mon pro day était bien aussi.

« Il y avait probablement toutes les équipes qui sont venues me voir jouer. J'ai bien performé, alors je trouvais que ça s'était bien passé. »

— Une citation de  Bennedict Mathurin, espoir de la NBA

Une inspiration à la maison

Jennifer Mathurin est la sœur aînée de Bennedict. Elle a tracé la voie familiale dans le basketball élite, jouant notamment avec le Wolfpack de NC State, l’Université d’État de la Caroline du Nord, en première division de la NCAA au milieu des années 2010.

Mon cercle est vraiment autour de moi. Ma sœur a joué au basket. Elle a toujours été là pour m'aider, pour me donner des conseils. Que ce soit qu'on affronte une bonne équipe ou une mauvaise équipe, elle a toujours été là pour me motiver. C'est pas mal ça. Ma famille qui a été là pour moi, qui m'a motivé et qui a fait en sorte que je reste concentré sur les choses importantes.

« Elle est la raison pour laquelle j'ai commencé à jouer au basketball. C'est grâce à elle si j'ai gardé le focus, que j'ai fait ce que j'avais à faire pour avoir du succès dans la vie. »

— Une citation de  Bennedict Mathurin, espoir de la NBA

De voir sa grande sœur jouer au plus haut niveau a sûrement entretenu son rêve d'adolescent de devenir professionnel.

Ce n'est pas avant l'âge de 14 ans parce que je pouvais tirer, j'étais un peu athlétique, mais je n'étais pas vraiment un bon joueur avant cet âge. J'ai grandi de deux pouces, j'accumulais les outils et c'est le moment où je me suis dit, d'accord, j'ai une chance de jouer dans la NBA.

Presque six années se sont écoulées et Mathurin est sur le point de faire son entrée chez les professionnels, et il a devant lui une carrière à écrire.

Je veux avoir un gros impact à Montréal. J'aimerais entraîner un jour. J'ai toujours voulu construire une école de basket pour que les jeunes puissent jouer.

Un endroit où son nom y serait peut-être inscrit, littéralement.

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