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Charles Leclerc en pole à Monaco, dont l’avenir du GP est incertain

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Charles Leclerc, heureux d'avoir obtenu la pole position à Monaco

Photo : Getty Images / Clive Mason

Radio-Canada

Charles Leclerc a fait comme en 2021, il a obtenu la pole position à domicile, soit dans la rues de la Principauté de Monaco. Lance Stroll n'a pu faire mieux que le 18e temps, Nicholas Latifi le 19e.

Après avoir laissé momentanément le meilleur temps à Red Bull dans la dernière séance d'essais libres, le pilote de Ferrari a rempli sa mission, soit de s'emparer de la positon de tête, ce qui à Monaco est très important.

Le Monégasque a réussi en Q3 un tour de 1 min 11 s 376/1000 et on se demandait si Sergio Pérez allait pouvoir le battre. Il avait été le plus rapide trois heures avant dans la dernière séance d'essais libres.

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Charles Leclerc à Monaco

Photo : Getty Images / Eric Alonso

Le Mexicain a fait une erreur dans son dernier tour lancé et a frappé le rail. La direction de course a choisi de sortir le drapeau rouge et de mettre fin a la séance.

La voiture est assez endommagée. Et ce qui a aggravé la situation, c'est le coup que m'a donné Carlos (Sainz fils), donc nous avons pas mal de dégâts, a affirmé Pérez. Mais nous verrons, je pense que ça devrait aller pour la course.

En effet, comble de l'ironie, Sainz fils a buté sur la voiture de Pérez, immobilisée en travers de la piste, et n'a pas pu compléter son dernier tour. Il y a un an, l'Espagnol avait vu sa dernière tentative avortée après la sortie de piste de son coéquipier.

Cela écrit, grâce à Sainz fils qui a inscrit le 2e temps, Ferrari s'offre la première ligne de la grille de départ. C'est de très bon augure pour l'équipe italienne en vue de la course sur le circuit sinueux de Monaco.

C'est très spécial, je suis incroyablement heureux, a dit Leclerc. La fin de semaine s'est bien déroulée jusqu'à présent, le dernier tour avant le drapeau rouge était vraiment bon.

Red Bull a monopolisé la deuxième, avec Pérez qui a devancé au chrono son coéquipier Max Verstappen de 37 millièmes de seconde. Le Néerlandais voudra dépasser son coéquipier le plus rapidement possible. Que décidera l'équipe autrichienne?

Jusqu'à présent, ce week-end est un peu difficile pour moi, a admis Verstappen. Je pense que le dernier tour était en fait assez bon, car j'ai opté pour une stratégie un peu différente. Mais il y a eu un embouteillage en raison de l'accrochage entre Sergio (Pérez) et Sainz. C'est très malheureux.

Charles était trop fort aujourd'hui, mais ça aurait été bien d'être deuxième, a ajouté le Néerlandais. C'est Monaco, vous faites un tour en Q3 et il y a toujours un risque de drapeau rouge quand tout le monde essaie de prendre tous les risques.

Sainz fils a terminé devant Verstappen, champion du monde en titre, en 3e place. Le Néerlandais a cédé 4 dixièmes de seconde à son coéquipier (+0,405).

Les pilotes de Mercedes-Benz Lewis Hamilton et George Russell ont respectivement enregistré les 6e et 8e temps. Hamilton a cédé 1,184 seconde au temps de référence.

Aston Martin peut dire merci à Sebastian Vettel. L'Allemand a tiré le maximum de l'AMR22 en Q2 pour s'inviter en Q3, et il a conclu la séance avec le 9e chrono.

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Lance Stroll à Monaco

Photo : Getty Images / ANDREJ ISAKOVIC

Lance Stroll a terminé très loin de son coéquipier, bloqué en Q1 au propre comme au figuré.

Après sa sortie de piste dans la dernière séance d'essais libres, l'équipe canado-britannique a reconstruit l'AMR22 du Québécois, qui n'a pas pu en tirer le maximum. Il a été coincé en Q1 avec un chrono très modeste de 1:13,678, et a été éliminé après avoir été gêné par la circulation.

D'abord, je remercie l'équipe d'avoir pu réparer mon auto, a dit Stroll. Malheureusement, la qualif s'est mal passée. J'ai fait une erreur au virage no 13 alors que j'avais 4 dixièmes d'avance sur mon chrono précédent. La voiture a clairement du potentiel, mais je n'en ai pas profité aujourd'hui.

De son côté, Nicholas Latifi (1:14,570) a dû se contenter du 19e temps dans la Williams FW44.

Il a fallu que j'attende la séance de qualification avant de me sentir à l'aise dans l'auto, a expliqué le Torontois. Mais comme les réglages avaient changé, j'ai dû chercher à nouveau les limites de l'auto. J'ai pu aller plus vite, mais il y a eu un drapeau rouge. Il faut qu'on comprenne mieux la voiture pour réduire les risques en qualification.

Le Grand Prix de Monaco a-t-il encore sa place?

Assiste-t-on aux derniers tours de roue des F1 dans les rues de Monte-Carlo? À l'heure où des pays sont prêts à payer très cher pour obtenir un grand prix de F1, voici que la place de celui de Monaco dans le calendrier semble moins immuable qu'avant.

Il faut dire que cette épreuve est la plus ancienne et la plus célèbre. Elle existait bien avant la création du Championnat du monde de F1. Elle fait partie de la triple couronne, avec les 500 milles d'Indianapolis et les 24 heures du Mans.

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Gilles Villeneuve a remporté le Grand Prix de Monaco en 1981, dans la Ferrari 126CK (sur la photo, il devance la Renault de René Arnoux)

Photo : Getty Images / GERARD FOUET

À l'heure où l'argent dicte les décisions, et non le prestige, la Principauté de Monaco paierait un montant forfaitaire annuel estimé à 15 millions de dollars américains, très en deçà de la moyenne actuelle de 32 millions.

L'Arabie saoudite et l'Azerbaïdjan paient un montant annuel de 55 millions, le Bahreïn paie 45 millions, la Hongrie paie 40 millions, le Canada 30 millions et le Mexique et le Brésil 25 millions.

C'est la dernière année du contrat entre la F1 et la célèbre cité portuaire.

Monaco a eu un lien privilégié avec la F1, et a eu des ententes commerciales très avantageuses, et la F1 semble tenir à ce que le prochain contrat avec Monaco soit plus en phase avec les autres contrats, explique dans le paddock le directeur de l'équipe McLaren Zak Brown, tout en reconnaissant sa place privilégiée au sein du calendrier.

Aujourd'hui, la F1 a pris une dimension qui dépasse la renommée d'une équipe ou d'une course, ajoute M. Brown. On ne veut pas perdre Monaco, mais le prochain contrat devra refléter ce qui se négocie actuellement, compte tenu de la forte demande pour obtenir un grand prix de F1.

Ce circuit sinueux et étroit, et cette année très bosselé, est-il condamné à rester le même? Sachant que les courses sur le célèbre rocher sont devenues des processions tant il est difficile de dépasser.

Si aujourd'hui, une ville proposait un circuit similaire, elle n'aurait pas de grand prix de F1, dit le champion du monde Max Verstappen. Mais en raison de sa valeur historique, il est immuable dans le calendrier.

Monaco doit rester dans le calendrier, ajoute le double champion du monde Fernando Alonso. Il est difficile de dépasser à Budapest, à Barcelone ou à Singapour, et on ne parle pas de les enlever du calendrier.

Le détenteur des droits de la F1, le consortium américain Liberty Media, a-t-il une fibre pour l'histoire, la tradition? Il préfère conquérir de nouveaux territoires, comme l'Arabie saoudite en 2021, Miami en 2022, le Qatar en 2023.

Ce sport a acquis une popularité incomparable et Liberty Media n'hésite pas à vendre son produit à des pays riches, mais parfois sans grande considération pour les droits de la personne. Doit-il sacrifier des épreuves traditionnelles où la F1 ne se conjugue pas seulement en dollars, comme à Spa-Francorchamps en Belgique?

Nous disputons nos courses à guichets fermés, les amateurs sont là et il y a de plus en plus de courses. Je suis certain que les négociations avec Monaco se concluront avec la meilleure entente possible, croit le directeur de l'équipe Alpine Renault, Otmar Szafnauer.

Résultats de la séance de qualification du Grand Prix de Monaco :

  • 1. Charles Leclerc (MON/Ferrari) 1:11,376
  • 2. Carlos Sainz fils (ESP/Ferrari) 1:11,601
  • 3. Sergio Pérez (MEX/Red Bull) 1:11,629
  • 4. Max Verstappen (NED/Red Bull) 1:11,666
  • 5. Lando Norris (GBR/McLaren-Mercedes-Benz) 1:11,849
  • 6. George Russell (GBR/Mercedes-Benz) 1:12,112
  • 7. Fernando Alonso (ESP/Alpine-Renault) 1:12,247
  • 8. Lewis Hamilton (GBR/Mercedes-Benz) 1:12,560
  • 9. Sebastian Vettel (GER/Aston Martin-Mercedes-Benz) 1:12,732
  • 10. Esteban Ocon (FRA/Alpine-Renault) 1:13,047
  • 11. Yuki Tsunoda (JPN/AlphaTauri-Red Bull) 1:12,797
  • 12. Valtteri Bottas (FIN/Alfa Romeo-Sauber) 1:12,909
  • 13. Kevin Magnussen (DEN/Haas-Ferrari) 1:12,921
  • 14. Daniel Ricciardo (AUS/McLaren-Mercedes-Benz) 1:12,964
  • 15. Mick Schumacher (GER/Haas-Ferrari) 1:13,081
  • 16. Alexander Albon (THA/Williams-Mercedes-Benz) 1:13,611
  • 17. Pierre Gasly (FRA/AlphaTauri-Red Bull) 1:13,660
  • 18. Lance Stroll (CAN/Aston Martin-Mercedes-Benz) 1:13,678
  • 19. Nicholas Latifi (CAN/Williams-Mercedes-Benz) 1:14,570
  • 20. Zhou Guanyu (CHN/Alfa Romeo-Sauber) 1:15,606
Avec les informations de Agence France-Presse

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