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La nouvelle relation joueur-entraîneur de Denis Shapovalov et Peter Polansky

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Denis Shapovalov

Photo : Getty Images / Denis Doyle

La Presse canadienne

La voix du nouvel entraîneur de Denis Shapovalov a quelque chose de très familier puisque c’est celle d’un coéquipier qu’il côtoie depuis longtemps.

Peter Polansky, 33 ans, est non seulement un coéquipier toujours actif et un nouveau venu parmi les entraîneurs, mais aussi un concitoyen qui a grandi dans la même ville [Vaughn, en Ontario, NDLR] que Shapovalov de 10 ans son cadet.

La décision a de quoi surprendre d’autant que Polansky ne devait d’abord l’accompagner, à temps partiel, que de 10 à 15 semaines. En fait, Jamie Delgado était le choix initial de Shapovalov.

J’ai eu une période d’essai avec Jamie, puis j’ai passé quelques semaines avec Peter, et tout s’est vite très bien déroulé avec Peter, a raconté Shapovalov, qui affrontera une étoile montante d'entrée à Roland-Garros, mardi, le joueur de 19 ans danois Holger Rune.

En embauchant Delgado au début de l’année, Shapovalov faisait un premier geste concret dans la prise en main de sa carrière.

Ce n’est pas que les choses n’ont pas cliqué entre nous. Ce n’est pas nécessairement qu’il a commis une faute. Je crois qu’il est un très bon entraîneur, mais il manquait un petit quelque chose, a-t-il expliqué en entrevue à La Presse canadienne.

« C’est parfois une simple intuition. Je sentais au fond de moi qu’il fallait que je travaille à temps plein avec Peter [Polansky] parce que je me sens tellement à l'aise avec lui. Je sens que je progresse sur le court avec lui. Ç’aurait été difficile de ne pas saisir cette occasion.  »

— Une citation de  Denis Shapovalov, joueur de tennis professionnel

L’entente initiale avec Delgado était qu’il allait s’occuper de Shapovalov jusqu’au tournoi de Miami. Il ne devait pas être là durant la saison sur terre battue, le temps de permettre à l'Ontarien de statuer sur la relation.

C’est avant le Masters 1000 de Rome qu’il a appelé Delgado pour lui signifier qu’il avait finalement arrêté son choix sur Polansky et sur Adriano Fuorivia, un spécialiste de l’ocre qui œuvre auprès de Shapovalov depuis les rangs juniors.

Pour Polansky, qui n’a jamais percé le top 100 mondial en 15 ans dans les rangs professionnels, l’occasion de diriger un joueur de talent arrive à point nommé.

Aux prises avec un problème d’arythmie cardiaque qui l’a déjà forcé à l’abandon au beau milieu d’un match au cours des six derniers mois, il a subi une chirurgie pour régler le problème. Il prévoyait prendre une pause le temps de récupérer.

Durant l’entresaison en décembre, à la demande de Shapovalov, Polansky a travaillé avec lui à l’Académie IMG de Bradenton, en Floride. Il a aussi agi en tant qu’adjoint de Delgado, à Indian Wells. Rapidement, Polansky a senti que les choses allaient dans la bonne direction.

Honnêtement, je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Je n’avais jamais vraiment coaché auparavant. Ayant voyagé seul pendant tant d’années, j’ai au moins appris quel genre de personne j’aurais aimé avoir à mes côtés, a-t-il indiqué.

« C’est peut-être l’attention que je porte aux détails. Je crois avoir sa cause à cœur. Il le voit. C’est difficile quand vous êtes au sommet. Tout le monde veut alors sa part du gâteau. »

— Une citation de  Peter Polansky, entraîneur de Denis Shapovalov

En parallèle

Même s’ils ont moins de 10 ans d’écart, Shapovalov et Polansky ont un long parcours en commun, allant du Player’s Edge Academy à l’Université York, de Toronto, jusqu’à leur présence sur le circuit de l’ATP.

Ils se sont affrontés chez les pros pour la première fois en 2017, Shapovalov remportant la finale du Challenger de Gatineau, Polansky lui rendant la politesse la semaine suivante, en demi-finales à Granby. C'est la dernière fois que Polansky a devancé Shapovalov au classement mondial.

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Peter Polansky aux qualifications des Internationaux d'Australie en 2019

Photo : Getty Images / Graham Denholm

Deux semaines plus tard, Shapovalov, qui n’avait alors que 18 ans, a inscrit des victoires face à Juan Martin del Potro et à Rafael Nadal à la Coupe Rogers, à Montréal.

Récemment, il a connu des parcours décevants à Indian Wells et à Miami, où il n’a remporté qu’un seul duel aux deux tournois.

Sa saison sur terre battue a commencé lentement, mais sa présence à Rome a été marquée par une autre victoire face à un Nadal diminué par une blessure.

Rappelons que Shapovalov n’a pas joué aux Internationaux de France depuis l’exceptionnelle édition automnale en 2020. Il a fait l’impasse sur Roland-Garros en 2021 en raison d’une blessure à une épaule qui a miné une portion majeure de sa saison.

Polansky sait qu’il peut faire une différence pour Shapovalov. Il compte relever les bases de son jeu au niveau de ce que font les membres de l’élite mondiale.

« À mon avis, quand il est au sommet de sa forme, quand il est dans sa zone, son niveau de jeu est intimidant. C’est à ce point qu’il a le potentiel d’un top 3. »

— Une citation de  Peter Polansky, entraîneur de Denis Shapovalov

Je l’ai vu joué deux fois contre Novak Djokovic et il a eu de bonnes occasions de gagner dans ces deux matchs à la Coupe de l’ATP. S’il peut atteindre ce niveau de façon constante, avoir moins de hauts et de bas, il gagnera en confiance et pourra bâtir là-dessus, a conclu Polansky.

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