•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

David Benavidez trop fort pour David Lemieux, stoppé en moins de trois

Chargement de l’image

David Benavidez atteint David Lemieux solidement au visage.

Photo : Getty Images / Kelsey Grant

Chargement de l’image
Jean-François Chabot

GLENDALE, Arizona – David Lemieux a perdu son pari et son combat face à David Benavidez par TKO après l'abandon de son coin au 3e round.

Le coin de Lemieux a finalement jeté l’éponge, invitant l’arbitre à s’interposer pour préserver la santé du Montréalais après 1 min 31 s de la troisième reprise.

Après un début de combat plus qu’acceptable, Lemieux a été vite confronté à un adversaire nettement plus solide qui l’a terrassé avec des uppercuts dévastateurs tout juste avant la fin du premier round.

Sauvé par la cloche, Lemieux n’a rien pu face à la puissance de son jeune rival. En moins de temps qu’il ne fallait pour décrire les combinaisons qui l’atteignaient sans répit, Lemieux s’est retrouvé sur son séant par-dessus le plus bas des câbles.

Il a tout de même conclu la deuxième reprise sur ses deux jambes, mais Benavidez avait eu le temps de causer bien du dommage. C’est le visage ensanglanté et sans doute le moral dans les talons que Lemieux est retourné dans son coin.

Courageux, Lemieux a lancé ses meilleures armes dans la bataille au début du troisième round, mais Benavidez ne bronchait pas. Quand la dernière salve de coups est arrivée, Marc Ramsay agitait le drapeau blanc. S’en était fait de Lemieux (43-5, 36 K.-O.), tandis que Benavidez (26-0, 23 K.-O.) pouvait dire mission accomplie.

Le jeune homme de Phoenix, ancien double champion WBC des super-moyens, peut maintenant viser encore plus haut.

Canelo, Canelo, Canelo, ont scandé les spectateurs à l’issue de cette victoire sans appel de Benavidez.

Peu de temps après, le clan Lemieux informait les journalistes qu’il ne s’adresserait pas aux médias samedi soir.

Pas de gène à avoir

Après le combat, l'entraîneur Marc Ramsay a parlé du moment où il a fait le choix d'arrêter les hostilités pour épargner à Lemieux des dégâts irréparables.

Quand David est revenu dans le coin après le premier round, je voyais qu’il m’écoutait bien. Je lui donnais des points techniques et je voyais qu’il était encore là. Mais j’ai senti que ses jambes n’étaient pas là, et ça, c’est problématique. Il n’était pas en mesure de se retirer de la zone de frappe ni d’attaquer convenablement. On prenait les coups de Benavidez sans avoir une défense adéquate.

Après le deuxième round, Ramsay avait informé Lemieux qu’il lui donnait un round de plus pour se tirer d’affaire et livrer le round de sa vie. L’arbitre est aussi venu pour lui dire de lui montrer quelque chose , a expliqué l’entraîneur.

« Un combat de boxe, tu arrêtes ça quand il n’y a plus d’options et aucune manière de virer ça de bord. Ça ne devient qu’un risque. Quand j’ai vu que les coups de David n’avaient plus le même impact et qu’il était incapable de se défendre, ça ne valait plus le coup. »

— Une citation de  Marc Ramsay, entraîneur de David Lemieux

On parle d’une superstar dans le cas de Benavidez. À ce niveau-là, il y a un autre niveau entre les aspirants et les champions. Mais le seul but de la boxe c’est d’avancer [sur la scène mondiale], sinon on va rester à Montréal et faire de la boxe locale. Ramsay est allé jusqu’à dire que Benavidez est meilleur que Gennady GGG Golovkin quand Lemieux l’a affronté au Madison Square Garden, en octobre 2015. Il a renchéri en affirmant que même Saul Canelo Alvarez n’en viendrait pas à bout.

Chargement de l’image

David Benavidez a démontré le plus grand des respects envers David Lemieux à l'issue du combat.

Photo : Getty Images / Kelsey Grant

Quel avenir pour Lemieux?

Marc Ramsay s’est aussi empressé, malgré les allures cinglantes de la défaite, de dire qu’il était trop tôt pour parler de retraite dans le cas de Lemieux. Le clan va laisser au boxeur le temps de décanter un peu avant de s’asseoir avec lui pour discuter de son avenir.

Comme l’a clairement laissé entendre le promoteur Camille Estephan, visiblement ému, la décision finale n’appartiendra probablement pas à Lemieux.

« David a essayé. Il s’est fait faire vraiment mal. Il a continué et démontré beaucoup de cœur. Je suis déçu et je suis triste qu’il ait perdu, mais je suis fier de lui. »

— Une citation de  Camille Estephan, promoteur et président d'Eye of the Tiger Management

Ce soir, il a affronté le meilleur au monde à 168 livres. Benavidez battrait probablement tout le monde même à 175 livres. Il n’a à être gêné de la défaite. Au moins, on s’est essayé.

Maintenant, on va s’asseoir avec lui et voir la décision qu’on va prendre. Est-ce qu’on rebâti? Est-ce que c’est fini? David Lemieux est un très petit 168 livres. Si son corps ne lui permet pas de faire le poids à 160 livres, c’est problématique a confirmé Estephan, à qui il reviendra sans doute de trancher pour le bien de la santé de son protégé.

Si l’on vient d’assister à son chant du cygne, sachez que David Lemieux a pu compter sur son promoteur, également expert en investissements, pour lui assurer une après-carrière confortable.

David Lemieux a fait sa marche vers le ring au son de That's life de Frank Sinatra. La boxe, c'est effectivement comme la vie : il y parfois des coups durs.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !