•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Jean Pascal séduit les juges et bat Meng Fanlong

Chargement de l’image

Jean Pascal

Photo : Radio-Canada / Étienne Bruyère

Chargement de l’image
Jean-François Chabot

On a d’abord cru que le temps avait finalement rattrapé Jean Pascal. Mais, à 39 ans, le Lavallois y est allé d’une improbable remontée pour enregistrer une victoire par décision unanime devant le Chinois Meng Fanlong.

Même s’il a offert quelques flashs de sa grandeur passée, Pascal (36-6-1) a connu un mauvais début de combat, samedi soir, à Tampa, contre Fanlong (17-1, 10 K.-O.), qui a ainsi subi le premier revers de sa carrière.

Un lent départ et un début de combat un peu brouillon auraient pu coûter cher à Pascal, qui a obtenu la faveur des trois juges 115-112, 114-113 et 116-111.

Pascal a pourtant laissé Meng s’imposer et amasser une avance confortable. C’était sans compter sur la hargne et l’expérience de Pascal, soudainement devenu plus accrocheur.

« Je me sens bien. J’aurais pu faire 24 rounds. Ma longue inactivité a nui à mon début de combat. Meng est un bon boxeur et il m’a donné ce que j’attendais de sa part. »

— Une citation de  Jean Pascal

Après un premier round d’observation au cours duquel peu de coups ont été échangés, Meng a commencé à ajuster la distance pour marquer à répétition avec son direct du droit.

La gauche du grand Chinois a solidement touché le visage de Pascal à deux reprises au point de l’ébranler. Heureusement pour le double ancien champion mondial, la cloche lui a permis de retraiter pour retrouver ses esprits.

Meng a poursuivi dans la même veine aux 3e et 4e rounds en multipliant les attaques du jab face auquel Pascal demeurait sans réponse. Malgré un peu de rudesse de la part de son rival, Meng creusait l’écart.

Montrant ses premiers signes de frustration, Pascal a bondi en direction de Meng au début du 5e round, décochant de bons crochets et de solides coups au corps.

Mais le Québécois baissait rapidement de régime. La vitesse qui lui a si souvent permis de se tirer d’impasse n’est plus là. Meng en a tiré profit pour maintenir la pression.

Au 7e, à court d’arguments, Pascal y est allé d’un double crochet, créant une action comme une pince pour tenter d’atteindre Meng. L’arbitre lui a rapidement dit de ranger cet outil inadmissible dans son sac.

Lentement, on a revu le Pascal hargneux et frondeur des beaux jours. Il avait donc lui aussi fait le voyage en Floride. Au fur et mesure qu’il sentait que l’issue du combat pouvait lui échapper, Pascal lançait des attaques rageuses, mais pas toujours précises. Des coups orphelins et souvent sans suite.

Jusqu’à cette surprise, un solide crochet du droit lancé par Pascal, qui a pris Meng en déséquilibre pour lui faire visiter le plancher en toute fin de 9e round. À son tour, Meng était sauvé par la cloche.

Revigoré, Pascal aurait voulu en rajouter. Méthodique, il a mis Meng sur la défense durant quatre des cinq derniers rounds.

Au final, plusieurs disaient que 31 mois d’inactivité c’est beaucoup. Mais peut-être pas pour l’un des plus grands champions que le Québec ait connus.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !