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Le CIO réévaluera « étape par étape » le sort des sportifs russes

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Thomas Bach, président du CIO

Photo : Getty Images / BEHROUZ MEHRI

Agence France-Presse

Le Comité international olympique (CIO) réévaluera « étape par étape » ses recommandations contre les sportifs russes, qui ont conduit à leur exclusion de la quasi-totalité des compétitions internationales après l'invasion de l'Ukraine, a annoncé vendredi son président Thomas Bach.

Nous devons avancer étape par étape, nous ne savons pas comment la situation va évoluer. Nous espérons qu'il y aura la paix bientôt, dans l'idéal aussi tôt que possible, mais nous ne pouvons que suivre les avancées, a-t-il déclaré à la presse.

Alors que la plupart des fédérations internationales ont suivi la recommandation du CIO, à la fin février, de bannir les Russes et Bélarusses de leurs compétitions, la question se pose déjà sur leur future participation aux JO de 2024 à Paris.

L'instance olympique, qui a bouclé vendredi sa 139e session ouverte en février à Pékin, refuse de se projeter si loin et promet seulement de prendre les décisions appropriées si la situation devait changer.

Nous avons de nombreuses consultations au sein du mouvement olympique, a rappelé le dirigeant allemand, pour qui la priorité du CIO demeure l'assistance humanitaire à la communauté olympique ukrainienne, qu'elle soit encore sur place ou réfugiée à l'étranger.

Devant les membres réunis pour la session, il a par ailleurs assuré que la mise au ban des sportifs russes ne relevait pas de sanctions, mais de mesures de protection, prises le coeur lourd, pour préserver l'intégrité des compétitions.

La sécurité des athlètes russes et bélarusses participant aux compétitions internationales ne pouvait être garantie, en raison des profonds sentiments anti-russes et anti-bélarusses dans de nombreux pays après l'invasion de l'Ukraine, a ajouté M. Bach.

L'argumentation du CIO a d'autant plus d'importance que nombre de ces mesures d'exclusion ont été contestées par les autorités russes devant le Tribunal arbitral du sport (TAS), qui doit encore examiner ces recours sur le fond.

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