•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Amnistie internationale demande 440 millions pour les ouvriers du Mondial au Qatar

Chargement de l’image

Le chantier de construction du stade Lusail au Qatar en 2019

Photo : Getty Images / Francois Nel

Agence France-Presse

L’ONG Amnistie internationale a demandé jeudi à la FIFA de verser une compensation d’au moins 440 millions de dollars aux ouvriers migrants « maltraités » au Qatar, pays hôte du Mondial accusé de ne pas suffisamment respecter leurs droits.

La demande d’Amnistie, soutenue par d’autres organisations de défense des droits de la personne, intervient à la suite de critiques répétées contre la lenteur de l’instance dirigeante du soccer à réagir aux mauvaises conditions de travail des ouvriers qui ont afflué sur les chantiers liés au Mondial dans le riche État du Golfe.

La FIFA devrait consacrer au moins 440 millions de dollars [américains, soit environ 567 millions de dollars canadiens] à la réparation des dommages subis par les centaines de milliers de travailleurs migrants victimes de violations des droits de la personne au Qatar pendant les préparatifs de la Coupe du monde de 2022, a déclaré Amnistie dans un communiqué.

Selon elle, cette somme, qui correspond à la bourse que se partageront les 32 équipes participantes, est le minimum nécessaire pour indemniser les travailleurs et les protéger de futurs abus. L’organisation cite notamment les salaires impayés, le paiement de frais de recrutement illégaux et exorbitants ainsi que les dommages causés par les accidents du travail.

L’ONG basée à Londres a exhorté la FIFA à travailler avec le Qatar pour mettre en place un programme de réparation complet avec la participation des ouvriers, des syndicats, de l’Organisation internationale du travail et de la société civile.

Depuis 2010, date à laquelle la FIFA a attribué le Mondial de 2022 au Qatar, une litanie d’abus entache les préparatifs sans que l’instance ait exigé la moindre amélioration des conditions de travail, a ajouté Amnistie.

Amnistie a néanmoins salué les réformes sociales décidées par le Qatar depuis 2018 et l’amélioration des conditions sur les chantiers officiels de la Coupe du monde lancée en 2014. Mais selon l’ONG, ces règles ne sont pas toujours respectées et les abus persistent.

Dans un commentaire envoyé à l’AFP, la FIFA a dit procéder actuellement à l’évaluation de la proposition d’Amnistie et d’autres ONG, affirmant qu’elle implique un large éventail d’infrastructures publiques construites [au Qatar] depuis 2010 qui ne sont pas nécessairement liées à la Coupe du monde.

Critiqué depuis qu’il s’est vu attribuer le premier Mondial de soccer dans un pays arabe, le Qatar a mené d’importantes réformes, abolissant le système de parrainage faisant des salariés des quasi-propriétés de leur employeur et instaurant un salaire minimum horaire.

Le pays rejette fermement les bilans des morts sur les chantiers avancés par des médias internationaux.

Bandeau consultez Tellement soccer

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !