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L’avenir de la boxe olympique encore en péril?

Des gants de boxe déposés sur un ring.

Des gants de boxe déposés sur un ring.

Photo : Getty Images

Ce week-end, en marge des Championnats du monde féminins à Istanbul, en Turquie, le Russe Umar Kremlev, seul candidat en lice, a été réélu à la présidence de l'Association internationale de boxe (IBA).

Jusqu’à récemment, il avait un opposant, Boris van der Vorst, qui a fermement condamné l’invasion russe en Ukraine. Il avait même fondé une coalition en ce sens. Ce Néerlandais avait notamment remis en question les liens entre sa fédération et le géant gazier russe Gazprom. Dans ce contexte, on avait jugé à l’IBA que sa candidature ne pouvait être retenue.

La réélection d’Umar Kremlev a eu pour objet de soulever une nouvelle fois l’ire du Comité international olympique (CIO). Un de ses porte-parole a déclaré à l’Agence France-Presse : Les diverses préoccupations du CIO, notamment la dépendance financière vis-à-vis de l’entreprise publique Gazprom, ne sont toujours pas résolues. Les événements entourant l’assemblée générale de l’IBA, en particulier les élections, méritent une analyse minutieuse et ne font que renforcer les questions et les doutes autour de la gouvernance de l’IBA.

Le CIO y voit un affront et suggère à l’IBA de faire ses devoirs de bon élève si elle veut rester dans l’école olympique. L’organisation est déjà sous tutelle du CIO, qui a pris à son compte l’organisation des deux derniers tournois olympiques.

Depuis l’invasion en Ukraine, le CIO et la plupart des fédérations sportives internationales ont fait un geste sans précédent en brisant le principe de neutralité politique en bannissant les athlètes, entraîneurs et dirigeants russes et bélarusses de toutes compétitions.

Je suis maintenant coach [de l'équipe féminine de Corée du Sud, NDLR] et la politique, je l’ai juste un peu effleurée lors des problèmes que traversait Boxe Canada, a dit en riant à Radio-Canada Sports Ariane Fortin, ancienne championne du monde et athlète olympique.

Mais ce que je peux dire, c’est que depuis peu, les choses ont radicalement changé. L’IBA octroie des bourses importantes lors des tournois et on s’approche même d’une équité hommes-femmes. Le fait que les bourses soient importantes et font surtout la satisfaction de tous et toutes est peut-être un message que l’IBA envoie au CIO, qu’elle peut se débrouiller sans le monde olympique.

Celle qui est aussi la présidente de Boxe Québec précise tout de même que ce n’est pas une situation nouvelle que de menacer la boxe olympique de disparition.

Depuis mes Jeux olympiques en 2016, j’ai toujours entendu parler de cette menace. Honnêtement, ce serait un immense pas de recul. On a travaillé tellement fort pour se faire accepter comme sport aux Olympiques. Mais je doute que le CIO prenne cette décision. Je le répète, ce serait un recul, surtout pour nous, les femmes.

Pendant ce temps à Lausanne, on prépare une possible riposte sur l’avenir olympique de la boxe. La commission exécutive du CIO se réunit jeudi et vendredi et le sujet sera à l’ordre du jour.

Pour le moment, la boxe est encore au programme pour les Jeux de Paris en 2024, mais est remise en question pour ceux de Los Angeles en 2028. La boxe a fait son apparition en 1904 aux Jeux de Saint Louis.

Plus de 100 ans plus tard, risque-t-elle de disparaître? La réponse pourrait venir cette semaine.

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