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Le circuit Gilles-Villeneuve se prépare au grand retour de la F1 à Montréal

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Les nouvelles installations à la ligne de départ/arrivée du circuit Gilles-Villeneuve : la nouvelle passerelle pour les photographes face au podium et derrière, la nouvelle cabine vitrée du directeur de course. En avant-plan, la nouvelle allée des puits.

Photo : Société Radio-Canada / Philippe Crépeau

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Après trois ans d'absence, le Grand Prix du Canada revient au calendrier de la F1, un peu plus tard que prévu, durant le week-end du 17 au 19 juin, juste après le Grand Prix d'Azerbaïdjan.

Le circuit est encore vierge de toute publicité. Il reste des vibreurs à peindre, quelques gradins à terminer, comme ceux en face du complexe des garages.

Le beau temps des derniers jours a permis à l’équipe du Grand Prix du Canada de rattraper le temps perdu en avril. Le gros œuvre est terminé.

Il fallait refaire l’allée des puits, qui avait besoin d’une reconstruction complète. Déjà, lors de l’édition 2019, elle avait souffert des gros travaux de la construction du complexe qui avaient endommagé l’asphalte et la canalisation souterraine.

Les pilotes avaient remarqué une série de bosses gênantes, même si la vitesse est limitée à 80 km/h dans les puits.

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Les travaux terminés quelques semaines avant l'édition 2019 avaient endommagé l'allée des puits.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Le problème avait été créé par le va-et-vient des camions lourds et de la machinerie pour la construction des garages et qui avait aussi endommagé le drain d’écoulement des puits, explique François Dumontier, président et chef de la direction du Grand Prix du Canada au micro de Radio-Canada Sports.

Des travaux étaient prévus pour 2020, rappelle-t-il. L’édition 2020 n’a pas eu lieu, celle de 2021 non plus, donc, on vient tout juste avec la collaboration des gens du parc Jean-Drapeau de refaire l’allée, de refaire une partie du muret qui sépare l’allée de la piste de course.

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François Dumontier, président du Grand Prix du Canada, se prépare au retour de la F1 à Montréal.

Photo : Société Radio-Canada

Le public assis dans la ligne des puits pourra découvrir de nouvelles structures.

On a une nouvelle cabine de départ et une passerelle pour les photographes, précise François Dumontier. On a aussi rehaussé l’arche qui surplombe la piste au-dessus de la ligne de départ, car dans la semaine avant le Grand Prix, les camions accrochaient les cinq lumières de départ, et ce sont des lumières qui coûtent cher.

Ce sont les seuls gros travaux. Le circuit lui-même n’a pas été endommagé, donc on n’y a pas touché.

Ces travaux, qui étaient prévus avec la construction du complexe des garages, viennent d’être exécutés.

Après trois ans d’absence, le public canadien a hâte de renouer avec la F1 et le GP à Montréal. L’assouplissement des mesures sanitaires devrait aider à faire de l’édition 2022 un succès à la billetterie.

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La carte du circuit Gilles-Villeneuve avec les nouvelles tribunes 16 et 32

Photo : Grand Prix du Canada

On a deux nouvelles tribunes, la 16 et la 32, révèle-t-il. On a regardé si on pouvait agrandir certaines tribunes. On a fait le même exercice avec les loges. Oui, il y aura beaucoup plus de spectateurs sur le site.

« La demande est là, l’engouement est là. On l’a vu avant même que l’édition 2022 soit confirmée. »

— Une citation de  François Dumontier, président et chef de la direction du Grand Prix du Canada

À travers notre site web, notre centre d’appel, les billets se sont vendus rapidement, on affiche complet depuis plusieurs semaines. Les gens sont impatients de revoir la F1.

La série Drive to Survive du service de diffusion en continu Netflix a un effet sur les ventes.

Elle nous amène une toute nouvelle clientèle sur les grands prix, ça, c’était inespéré, admet-il. Et enfin, on a deux Canadiens pilotes titulaires en F1 pour la première fois de l’histoire.

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La série Drive to Survive de Netflix connaît du succès

Photo : corp.formula1.com

Le Grand Prix du Canada a longtemps été le seul en Amérique du Nord, et les Américains friands de F1 faisaient volontiers le voyage vers Montréal, profitant d’un taux de change favorable.

Puis, Austin, au Texas, a accueilli la F1. Il est trop loin de la côte est pour bousculer les habitudes des amateurs américains, a constaté François Dumontier. Voici maintenant que Miami, en Floride, s’ajoute au calendrier, avant Las Vegas en 2023.

La nouvelle étape américaine en Floride ne risque-t-elle pas de diminuer la manne qui tombe chaque année sur Montréal?

Oui, Miami est plus près géographiquement de Montréal, mais on va plutôt travailler avec Miami. Maintenant qu’il y a quatre courses en Amérique du Nord, ça fait parler plus longtemps du produit de la F1 dans les médias nord-américains. C’est une belle occasion de travailler ensemble et d’échanger. Ça ne m'inquiète pas du tout. Je vois ça comme un avantage, ajoute-t-il.

L’avantage vient du fait que le Grand Prix du Canada est une épreuve connue et reconnue pour la qualité de son organisation sur un circuit unique, qui a fait ses preuves, et dans un décor enchanteur.

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Le circuit de Miami

Photo : Getty Images / Chris Graythen

François Dumontier n’a d’ailleurs pas hésité à donner un coup de main à l’organisation du nouveau Grand Prix de Miami afin qu’il ne fasse pas fausse route.

Ils ont fait un travail, je dirais, colossal, reconnaît-il volontiers. Transformer un stationnement de stade de football en un circuit de course, ce n’est pas évident. Ils ont bien réussi à décorer le tout, et il y a eu beaucoup de monde. C’est évident qu’il y a eu certaines lacunes au niveau opérationnel, mais c’est une première édition.

François Dumontier est allé visiter le chantier en mars, à la demande de la FIA, pour guider les organisateurs, qui ont suivi certains de ses conseils, et il n’a pas hésité à leur envoyer en urgence, par camions, des barrières de protection Tecpro, indispensables pour protéger les pilotes en cas d’impact contre les murets de béton tout près de la piste.

Il n'est pas prévu de jumeler les courses de Miami et de Montréal, même si ça limiterait les allers-retours outre-Atlantique des équipes et du personnel de la F1. Le Grand Prix du Canada ne quittera pas sa case du mois de juin dans le calendrier. Et en juin, il fait trop chaud à Miami.

Tout se profile donc bien pour le retour de la F1 à Montréal. Et cette édition sera différente des autres.

D’abord parce que c’est le retour après trois ans d’absence, également parce qu’après la disparition de Guy Lafleur le 22 avril et le 40e anniversaire de la mort de Gilles Villeneuve le 8 mai, hommage leur sera rendu au circuit Gilles-Villeneuve.

On ne veut pas tout dévoiler, mais les inscriptions seront là, confirme François Dumontier. Et on compte bien honorer la mémoire de Gilles et de Guy Lafleur, qui était un passionné d’automobile.

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L'inscription « Salut Guy 10 » peinte en blanc sur le circuit Gilles-Villeneuve pour l'édition 2022 du Grand Prix du Canada

Photo : Twitter

Je sais que quelques personnes dans le milieu de la F1, notamment le Lavallois Gino Rosato qui travaille chez Ferrari, grand admirateur de Guy Lafleur, s'assurent que les membres des équipes apprennent qui était le célèbre no 10 du Canadien de Montréal, précise le patron du Grand Prix du Canada.

Les deux inscriptions Salut Gilles et Salut Guy 10, qui commençaient à s’effacer lors de notre passage au circuit, seront repeintes sur la piste de chaque côté de la ligne de départ/arrivée. Elles permettront à la jeune génération de se souvenir de ces deux athlètes d’exception, parmi les premiers à inscrire le Québec et Montréal sur la carte du monde.

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