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La WNBA débarque à Radio-Canada Sports

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Bridget Carleton, des Lynx du Minnesota, essaie de passer Shatori Walker-Kimbrough, (orange), du Mercury de Phoenix.

Photo : usa today sports / Reinhold Matay

Radio-Canada

La 26e saison de la WNBA débute cette semaine et, pour la première fois, il sera possible d’écouter des matchs en direct et commentés sur le site Internet de Radio-Canada Sports. Notre descripteur Olivier Paradis-Lemieux et l’analyste Rose-Anne Joly seront avec vous dès dimanche, 20 h (HAE), pour le match opposant les Mystics de Washington aux Lynx du Minnesota.

Cliquez ici pour les détails de notre calendrier de diffusions.

La NWBA est une ligue bien établie qui compte 12 équipes de 12 joueuses, parmi lesquelles on retrouve les plus grandes vedettes mondiales.

C’est une ligue remplie de talents. Ce sont les meilleures athlètes et les meilleurs entraîneurs de basketball du monde. Je ne suis pas contre l'idée que la ligue prenne plus d’expansion bientôt, mais le fait qu’il n’y ait que 12 équipes fait en sorte que c’est très compétitif. Ça rend les choses encore plus excitantes. C’est vraiment la crème de la crème en matière de talent qui se rend dans cette ligue-là. Les matchs sont tous vraiment excitants, explique Rose-Anne Joly, qui est aussi entraîneuse-chef des Gee-Gees de l’Université d’Ottawa et adjointe de l'Alliance de Montréal.

Parmi les 12 équipes, les huit meilleures au classement se qualifient pour les séries éliminatoires au terme d’une saison de 36 matchs.

L’idée d’expansion fait partie des discussions. Même que cette semaine, le président des Raptors de Toronto, Masai Ujiri, a suggéré que d’avoir une équipe à Toronto faisait partie de ses rêves.

Trois Canadiennes

Pour l’instant, seulement trois joueuses canadiennes ont fait leur place dans la WNBA.

Actuellement sur la liste des blessées du Mercury de Phoenix, l'Ontarienne Kia Nurse espère un retour au courant de la saison. Celle qui a représenté l’unifolié aux Jeux olympiques à Rio en 2016 et à Tokyo en 2021 s’est déchiré les ligaments croisés du genou droit durant un match de séries éliminatoires en octobre dernier. La date de son retour n'est pas connue.

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Kia Nurse de l'équipe canadienne de basketball

Photo : Getty Images / Andrej Isakovic

La Montréalaise Mael Gilles avait été invitée au camp du Mercury, mais a été retranchée avant le début de la saison.

Les deux autres Canadiennes du circuit, Natalie Achonwa et Bridget Carleton, jouent pour les Lynx du Minnesota. En l’absence de la vedette de l’équipe, Napheesa Collier, qui accouchera d’une petite fille au mois de mai, elles pourraient profiter de plus de temps de jeu cette saison.

Natalie a sans aucun doute été la meilleure joueuse canadienne du dernier tournoi olympique. À 29 ans, elle n’est plus jeune, mais elle pourrait impressionner. Carleton est quant à elle une excellente tireuse. Ce sera intéressant de voir les occasions qu’elles auront au début de saison en l’absence de Collier, dit Olivier Paradis-Lemieux.

On aura peut-être une idée de ce qui les attend dès dimanche contre les Mystics de Washington dans le premier match webdiffusé par Radio-Canada Sports.

Ce sera un match intéressant parce que les Lynx devront composer sans leur joueuse vedette, Collier, et les Mystics devront s’adapter au retour d’un élément clé de leur formation : Elena Delle Donne, affirme Olivier Paradis-Lemieux.

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Elena Delle Donne durant un match contre le Sun du Connecticut

Photo : usa today sports / David Butler II

Delle Donne, 32 ans, avait dû se retirer de la campagne 2020 parce qu’elle figurait parmi les personnes à risque de complications graves si elle contractait la COVID-19.

C’est une fille qui a toujours eu des ennuis de santé parce qu’elle a la maladie de Lyme. Depuis qu’elle est à l’université, elle a toujours dû essayer de compenser la maladie de Lyme avec des suppléments et autres. L’année passée, elle a aussi raté la quasi-totalité de la saison en raison de différentes blessures au dos, raconte Olivier Paradis-Lemieux.

Durant les matchs préparatoires, elle s’est démarquée en prenant le 1er rang du classement des marqueuses avec une moyenne de 21 points.

C’est une immense joueuse, mais on ne sait pas encore si elle pourra jouer tous les matchs. Il faudra voir à quel niveau elle reviendra.

Une vedette emprisonnée en Russie

L’une des histoires qui feront probablement le plus jaser cette saison est celle de la vedette du Mercury de Pheonix Brittney Griner, retenue en Russie depuis le 17 février dernier.

Selon les douanes russes, la joueuse de centre, double médaillée d’or olympique, a été arrêtée pour avoir en sa possession des vapoteuses et un liquide avec une odeur particulière de cannabis. Elle se trouvait alors dans un aéroport de la région de Moscou et tentait de rentrer à la maison après sa saison d’hiver dans la ligue russe.

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Brittney Griner lors de la première partie de la finale de WNBA, en octobre 2021, à Phoenix, en Arizona

Photo : Getty Images / Mike Mattina

Les États-Unis ont d’ailleurs déclaré mardi qu’elle était injustement détenue et qu’ils avaient l’intention d’accélérer les efforts pour la rapatrier au pays.

C’est une histoire complexe et politique, indique Olivier Paradis-Lemieux. Avec le climat actuel, c’est difficile de dire quand elle va revenir et ce nuage risque de planer toute la saison au-dessus de la WNBA, mais surtout du Mercury. Ils vont s’en faire parler chaque match. Le sujet sera constamment sur la table.

Selon le spécialiste du basketball de Radio-Canada Sports, Phoenix devrait certainement être un sérieux prétendant au titre cette saison. Mais sans Brittney Griner, le défi sera difficile à relever.

Le Sun du Connecticut aura-t-il envie de revanche?

Bien que le championnat ait été remporté par le Sky de Chicago, l’équipe favorite de la saison dernière était sans contredit le Sun. Avec 14 victoires d'affilée à leurs 14 derniers matchs avant les séries éliminatoires, plusieurs voyaient déjà les représentantes du Connecticut soulever la coupe.

Finalement, le Sky a brouillé les cartes et a défait le Sun en demi-finales pour se faufiler au tour ultime et l’emporter sur le Mercury de Griner.

Cette saison, avec une formation semblable à l’an dernier et avec le retour de Jonquel Jones, joueuse la plus utile de la dernière saison, le Sun est attendu parmi les trois meilleures équipes du classement.

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Jonquel Jones

Photo : usa today sports / David Butler II

L’attention d’Olivier Paradis-Lemieux se tourne aussi du côté du Storm de Seattle en raison du retour de Breanna Stewart, l’une des joueuses qui a le plus impressionné pendant les Jeux l’été dernier.

L'élément clé de la formation avait raté la fin de la saison dernière à cause d’une blessure au pied gauche qui a nécessité une chirurgie du tendon d’Achille.

C’est une blessure inquiétante parce qu’il y a toujours possibilité que ça revienne. On ne sait pas si elle retrouvera le même niveau, dit le descripteur.

Stewart partagera le terrain du Storm avec Sue Bird, une joueuse-cadre historique de l’équipe américaine.

Une recrue japonaise à surveiller

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Rui Machida

Photo : Reuters / SERGIO PEREZ

Même si la ligue est composée majoritairement de joueuses américaines, certaines perles rares internationales ont réussi à s’y tailler une place. C’est le cas de la Japonaise Rui Machida, coup de cœur de notre commentateur. Elle fait partie des recrues de la formation des Mystics du Minnesota.

Est-ce qu’elle va jouer beaucoup ou pas? Ça, on ne le sait pas encore. C’est sûr qu’elle est une recrue cette année. Mais c’est tellement une proposition différente que j’ai hâte de voir comment elle va se tailler un poste parce que c’est vraiment l’anti-joueuse de la WNBA par excellence, dit Olivier Paradis-Lemieux.

Normalement, on voit de grandes joueuses,athlétiques. Rui, elle, c’est une fille de 5 pi 4 po, turbo rapide. Elle est capable de se déplacer et de tourner autour de ces grandes tours-là. Ça va être fascinant de la voir aller sur le terrain, conclut-il.

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