•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des boxeurs réclament la démission du directeur haute performance de Boxe Canada

Des gants de boxe rouges sur fond noir

Deux boxeurs canadiens réclament la démission de Daniel Trépanier dans une lettre ouverte.

Photo :  GETTY IMAGES/ISTOCKPHOTO / iStockphoto

La Presse canadienne

C’est au tour des pugilistes de frapper un grand coup avec la publication d’une lettre ouverte réclamant la démission de Daniel Trépanier, directeur haute performance à Boxe Canada. La fédération nationale se défend.

Ce groupe de plus d’une centaine de signataires demande également la tenue d’une enquête sur la culture et sur la pratique sécuritaire du sport dans la fédération canadienne.

Dans cette lettre adressée à Sport Canada mercredi matin, les athlètes ont déclaré que Boxe Canada entretient une culture toxique de peur et de silence en interne.

Depuis plus d'une décennie, les athlètes et les entraîneurs de Boxe Canada qui ont dénoncé les écarts de conduite et milité pour des réformes ont été expulsés de l'organisation, pouvait-on lire dans le document.

« Plusieurs athlètes ont l'impression d'avoir subi des violences physiques et psychologiques et de la négligence de la part de l'organisation, en raison de leur refus de régler ces enjeux. Plusieurs tentatives ont été faites afin de mettre en lumière ces problèmes, et elles ont été ignorées ou carrément rejetées. »

— Une citation de  Extrait de la lettre ouverte

Les boxeurs ont déterminé quatre principales sources de préoccupations :

  • la gouvernance et la transparence;
  • le harcèlement et le favoritisme;
  • la sécurité;
  • la culture toxique.

L'an dernier, ont-ils souligné, un recueil des expériences vécues par de nombreux boxeurs a été soumis au conseil d'administration de Boxe Canada, mais aucune enquête n'a été déclenchée afin d'analyser ces allégations. La lettre expédiée mercredi a été ratifiée par 121 boxeurs actifs et retraités. Elle couvre une période qui remonte jusqu'à 2008.

Elle a été acheminée à la ministre fédérale des Sports, Pascal St-Onge, à la directrice générale d'À nous le podium, Anne Merklinger, au conseil d'administration de Boxe Canada et à AthletesCAN.

Mandy Bujold, double médaillée d'or aux Jeux panaméricains et championne canadienne à 11 reprises qui a participé deux fois aux JO, a publié le gazouillis suivant : J'appuie les athlètes et les entraîneurs! #Timeforchange.

Cette missive a été publiée au moment où la ministre St-Onge a admis l'existence d'une crise dans le sport canadien. Elle a ajouté avoir appris l'existence d'accusations de maltraitance, d'agressions sexuelles et de détournement de fonds dans au moins huit organisations sportives nationales au cours de ses cinq premiers mois en poste.

Les bobeurs et skeletoneurs canadiens ont rédigé une lettre semblable en mars pour exiger la démission du président et de directeur haute performance de leur programme. Ils ont déjà indiqué qu'ils ne participeraient pas à un processus de médiation, puisqu'il s'agirait selon eux d'un pansement sur une blessure sérieuse.

De plus, un groupe d'environ 70 gymnastes, qui a grimpé à plus de 450 depuis ce temps, a écrit à Sport Canada pour demander qu'une enquête indépendante fasse la lumière sur la culture de maltraitance dans leur sport.

Boxe Canada se défend

En milieu d’après-midi, Boxe Canada a publié un communiqué dans lequel elle s’inscrit en faux face aux allégations des signataires de cette lettre ouverte.

Se disant fière des valeurs de santé et de sécurité qu’elle met de l’avant, la fédération canadienne s’empresse d'y souligner les mesures qu’elle dit avoir prises récemment dans le but d’améliorer sa gouvernance et sa transparence.

Selon le communiqué, des efforts ont été déployés pour une plus grande transparence dans la haute performance et en particulier dans la sélection des équipes.

Boxe Canada y évoque aussi la séparation des rôles et des responsabilités entre la direction haute performance et les entraîneurs.

Il y est aussi question de la création d’un panel d’experts en vue de la sélection des membres de l’équipe nationale 2022-2023, ainsi que d’un contrôle plus serré dans l’attribution du soutien financier aux athlètes.

La fédération insiste enfin sur le recours à une firme externe, ITP Sport and Recreation inc, afin que la réception et la gestion des plaintes des athlètes puissent se faire de manière confidentielle.

Boxe Canada indique aussi qu'elle ne peut fournir une réponse de Daniel Trépanier pour le moment.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !