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La danse sportive, un véritable sport

Un danseur en complet noir avec sa partenaire en rouge.

Daniel Zaharia et Stéphanie Bouroven compétition

Photo : Victor T.

Le centre Pierre-Charbonneau à Montréal va accueillir prochainement le Championnat canadien de danse sportive. Radio-Canada Sports est parti à la découverte de ce sport et a rencontré un couple à l’entraînement.

Autrefois, on l’appelait la danse de salon, mais aujourd’hui, quand on voit les danseurs, on peut véritablement parler de sport. Daniel Zaharia et Stéphanie Bourov dansent en couple depuis plus de quatre ans. D’origine moldave, Daniel a appris la danse dans les écoles de l’Europe de l’Est et, comme Stéphanie, il a décidé de se consacrer à la danse sportive.

C’est une discipline sportive de 10 danses de deux catégories différentes, latin et standard, explique-t-il. On y retrouve le cha-cha-cha, la samba, la rumba, le paso doble, puis la valse, le rock jusqu’au quick step.

Après avoir enchaîné une samba et un paso doble, Daniel s’essuie le visage, car l’intensité physique est au rendez-vous. Lors des compétitions, chaque couple doit enchaîner cinq danses de 1 min 45 s chacune. Ce qui demande une grande préparation physique.

Par exemple, on pratique de trois à quatre heures par jour. On fait également affaire avec un entraîneur pour la préparation physique, mais aussi mentale, car les deux sont toutes aussi importantes, dit celui qui est aussi entraîneur professionnel.

Dans la danse sportive, il y a aussi la théâtralité, un aspect qu’affectionne tout particulièrement Stéphanie Bourov.

Moi, j’aime beaucoup la danse latine, mentionne timidement la danseuse qui n’est pas trop certaine de la qualité de son français. Dans la danse latine, il y a beaucoup de passion et moi qui suit plutôt une personne dramatique, ça me pousse à sortir de ma zone de confort.

Et Daniel d'ajouter : Il faut mettre de l’artiste dedans et il faut également avoir une très grande connaissance technique. C’est vraiment le mélange des deux qu’il faut savoir équilibrer.

Daniel et Stéphanie semblent s’envoler quand on les voit sur le parquet, aussi lustré que leurs chaussures. Chaque geste est répété avec précision, chaque pas est calculé, chaque danse est chronométrée, parce qu'il faut répartir l’effort.

Durant la compétition, il n’y a pas de pause entre les danses et les couples doivent les enchaîner avec une précision presque chirurgicale. Les couples sont jugés et sont éliminés ou qualifiés au fur et à mesure. Certaines compétitions internationales peuvent durer une semaine.

La danse sportive aux Jeux olympiques?

Le Championnat canadien auquel ils vont participer est qualificatif pour le Championnat du monde où plus d’une centaine de couples vont se réunir. Les grandes nations de ce sport sont les pays de l’Europe de l’Est, l’Italie, la France, l’Allemagne, les Pays-Bas et l’Espagne. Mais le Canada espère beaucoup.

Pour Daniel et Stéphanie qui connaissent bien ces compétitions internationales, cela reste un véritable défi. Pour Stéphanie, le mondial, c’est la consécration.

Il faut imaginer le haut niveau de tous ces couples et puis il y a aussi toute la frénésie du public. C’est un grand moment qu’il faut vivre à tout prix, dit-elle.

Daniel veut que l’on aille plus loin. C’est seulement en 1997 que le Comité international olympique (CIO) a reconnu la danse sportive comme sport fédéré. Depuis, la Fédération internationale de danse sportive (WDSF) se bat pour que son sport soit représenté aux Jeux.

Je serais peut-être trop vieux pour voir cela. Mais pour les générations à venir, ce serait formidable, dit Daniel du haut de ses 26 ans

En attendant, pour ceux qui ne seraient pas encore convaincus que la danse est aussi un sport, Daniel avait ce dernier message : C’est un sport difficile. Donc, croyez-nous, venez nous voir en fait, vous allez voir par vous-même que ce n’est pas la danse de salon ou la danse sociale. Vous allez être convaincus!

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