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De Terrebonne à Québec à pied pour sensibiliser aux problèmes d’obésité

Deux hommes marchent dans un sentier

Benoit Ladouceur et Jean-Philippe Gravel

Photo : Radio-Canada / Robert Frosi

Il y a plus d’un an, deux amis avec des problèmes de surpoids ont décidé de se remettre en forme. Et en marchant chaque jour, ils ont eu l’idée de sensibiliser les jeunes et les moins jeunes aux problèmes liés à l’obésité. Au mois de juin prochain, ils vont marcher de Terrebonne à Québec. Radio-Canada Sports les a rencontrés.

Les deux gros qui marchent, c'est le titre de leur projet. Une aventure qui a commencé il y a plus d’un an, comme l’explique Jean-Philippe Gravel, enseignant au Collège Ahuntsic.

Cette histoire-là a commencé par deux gars qui étaient vraiment mal en point. Pis qui se sont concertés pour dire : "Hey, on marches-tu, parce que cela ne va pas bien nos affaires?" De la misère à faire toutes sortes de choses, par l’obésité, la détresse qui vient avec. J’ai interpellé Benoit et je lui ai dit : "Ça te tente d’aller marcher?"

Son ami Benoit Ladouceur, conseiller municipal à Terrebonne, ne s’est pas fait prier pour accepter la proposition.

Il y a un an avant la naissance du projet, on était chacun de notre côté avec des réalités assez semblables : embonpoint, perte d’intérêt sur un certain nombre de choses, des difficultés à faire certaines tâches. On a alors décidé de dire qu’il fallait renverser cela. C’est comme cela qu’a commencé le projet de marcher. La marche, c’est simple, c’est facile, accessible et gratuit. Et en marchant, on peut discuter et le retour à la santé globale a pris tout son sens à ce moment-là.

Jean-Philippe Gravel et Benoit Ladouceur pesaient respectivement 500 et 300 livres. Un jour, ils ont décidé que c’en était assez et qu’il fallait se reprendre en main. C'est durant l'une de leurs marches quotidiennes qu'a germé l'idée de marcher jusqu’à Québec.

« Benoit et moi, on a toujours été des gros, on a toujours été obèses. Et, à un moment donné, tu accumules de la détresse et tu te dis : "Est-ce que je vais être capable de m’en sortir?" Tu te dis également qu’il y en a du monde de même, qui sont pris chez eux et qui se disent : "Où est-ce que je m’en vais, qu’est-ce qui va se passer?" C’est pour cela qu’on est sorti de notre divan! On a perdu quasiment 100 livres chacun en 16 mois et changé bien des affaires. Et là, imaginez-vous cela, on s’en va à Québec! »

— Une citation de  Jean-Philippe Gravel

Les deux amis partiront de Terrebonne le matin du 1er juin et prévoient d’être au pied du château Frontenac le 11 juin, en après-midi.

Vingt-cinq kilomètres (par jour), ça se fait bien, c’est la succession des jours qui va être le véritable défi, mais on va diviser cela en quatre blocs de marche de 6,25 kilomètres par jour, explique Benoit Ladouceur.

On a une page Facebook : "Deux gros qui marchent." On n’a pas réinventé la roue pour le nom, on cherchait une identité, on l’a trouvée aussi facilement par ce nom-là. Les gens peuvent venir marcher des bouts avec nous.

Deux hommes marchent dans un sentier

Benoit Ladouceur et Jean-Philippe Gravel

Photo : Radio-Canada / Robert Frosi

Sensibiliser la population et surtout les jeunes aux problèmes reliés à l'obésité est devenu leur mission.

On marche pour inspirer d’autres gros, raconte Jean-Philippe Gravel. Je suis gros et il n’y a pas de honte à être gros, il n’y a pas de gêne à être gros, on est comme ça. On dirait qu’il y a comme une espèce de tabou. L’autre fois, je disais : "J’ai un projet Deux gros qui marchent." Tout de suite on m’a dit : "Jean-Philippe, ne dis pas ça!" Je lui ai dit : "Pourquoi pas?" La personne me répond : "Mais tu n’es pas gros." Je lui ai dit : "Ben voyons donc, ouvre tes yeux!" Oui, on est gros, mais cela ne nous empêche pas de remettre tout cela en question.

Une philosophie que reprend volontiers à son compte Benoit Ladouceur.

Au fil des mois, on a aligné les kilomètres l’un derrière l’autre, lentement, mais sûrement. Et c’est faisable, c’est tout à fait faisable et, d’ailleurs, c’est un peu cela le message de Deux gros qui marchent : c’est que peu importe la réalité dans laquelle vous vivez, se mettre en action, démarrer une démarche de santé globale, que ce soit la santé physique ou mentale, c’est possible par des petits pas.

« La marche, c’est universel et cela peut toucher les adolescents, les jeunes adultes, les personnes âgées. Je pense que, dans la marche, on peut rassembler toutes les générations. Ce qui transcende de cela, c’est un état de bien-être. Depuis mars 2020, les gens cherchent du sens, des activités, cela a été difficile et nous a permis d’aller de l’avant. Au départ, c’était un souhait et c’est devenu ce que j’oserais appeler un mode de vie. »

— Une citation de  Benoit Ladouceur
Deux hommes de dos avec des chandails blancs, sur lesquels on peut lire: Deux gros qui marchent.

Benoit Ladouceur et Jean-Philippe Gravel avec leur chandail Deux gros qui marchent

Photo : Radio-Canada / Robert Frosi

Les deux amis invitent tous ceux qui veulent les soutenir dans leur cause à venir marcher à leurs côtés et pour ceux qui ne sont pas encore convaincus, Jean-Philippe Gravel avait ce dernier message : La bonne nouvelle, c’est qu’on marche vers Québec. Donc théoriquement, on devrait avoir le vent dans le dos.

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