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Le sélectionneur de l’Iran ne veut « penser qu’au soccer » face aux États-Unis

Un homme en veston félicite des joueurs de soccer.

Le sélectionneur de l'Iran, Dragan Skocic (au centre)

Photo : afp via getty images / KARIM JAAFAR

Agence France-Presse

Le sélectionneur de l'Iran, qui a hérité du groupe B de la Coupe du monde, où figurent aussi les États-Unis, veut se concentrer sur le sport, malgré le contexte politique et historique trouble entre les deux pays.

Je ne m'intéresse pas aux enjeux politiques par rapport aux États-Unis [...] Il y a des sujets entre les deux pays, mais nous ne voulons penser qu'au soccer, a indiqué Dragan Skocic à l'agence d'État IRNA, après le tirage au sort de vendredi.

Depuis la révolution islamique de 1979 marquée notamment par la crise des otages américains, les deux pays sont à couteaux tirés.

C'est la deuxième fois que l'Iran et les États-Unis sont dans un même groupe en phase finale de Coupe du monde. En 1998, en France, les Iraniens avaient battu les Américains 2-1.

Les relations se sont à nouveau tendues depuis le retrait des États-Unis de l'accord sur le nucléaire iranien en 2018 et le retour de leurs sanctions contre la République islamique.

Également opposé à l'Angleterre et à un barragiste européen (pays de Galles, Écosse ou Ukraine), le sélectionneur de l'Iran, 21e au classement de la FIFA, pense son équipe capable d'atteindre les huitièmes de finale au Qatar, pour la première fois de son histoire.

Nous allons essayer de passer, a ajouté celui dont la sélection participe à son troisième Mondial d'affilée. J'ai toujours dit que nous avons une très bonne équipe et peut-être que nous sommes capables de nous qualifier pour les huitièmes de finale, ce qui serait une première.

L'Iran, meilleure équipe d'Asie, a déjà participé à cinq Coupes du monde.

L'Angleterre sera l'équipe la plus difficile à jouer, a dit Skocic, 53 ans, ancien joueur de Las Palmas et Compostelle en Espagne, tout en soulignant que son équipe est assez bonne pour faire jeu égal avec les autres.

De nombreux admirateurs iraniens sont attendus au Qatar en novembre pour soutenir leur sélection. Ce sera comme si on jouait à la maison. Il y aura autant de partisans que si on jouait au stade Azadi, a-t-il mentionné.

Ali Rahmani, 33 ans, se plaît à rêver. Je pense que l'Iran, comparé à la Coupe du monde précédente où il était dans un groupe plus difficile, peut cette fois aller en huitième de finale, estime ce partisan.

Les États-Unis ne sont pas si forts, c'est l'Angleterre qui pourrait causer des problèmes à l'Iran, ajoute-t-il.

L'interdiction faite aux femmes d'assister mardi au match remporté par l'Iran 2-0 contre le Liban n'a pas entamé l'enthousiasme des Iraniennes.

À mon avis, comme en 1998, l'Iran peut à nouveau battre les États-Unis [...] Après toutes les épreuves endurées par le peuple iranien à cause de la COVID-19, j'espère que ce bonheur leur sera offert, a déclaré à l'AFP Maryam Akbari, 29 ans.

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