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La progression d’Alexander Romanov se confirme

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Alexander Romanov

Photo : usa today sports / Jean-Yves Ahern

Radio-Canada

Lors de notre dernier bulletin mensuel des joueurs du Canadien dans les moments clés, nous avions tenté d'évaluer la portée du changement d'entraîneur, malgré un échantillon fort mince. Cette fois-ci, le plus grand nombre de matchs nous permet de constater des tendances plus représentatives.

Un texte d'Alain Usereau

Méthodologie

Il est possible d'évaluer l'importance de chacun des buts marqués dans un match, selon la situation (égalité numérique, avantage, désavantage, filet désert, etc.), le pointage et le moment. En compilant tous ces buts et leur importance, on peut établir un coefficient nous donnant un aperçu de l'apport d'un joueur dans les moments clés. Ce coefficient représente la probabilité de gagner avant et après le but.

Par exemple, un but égalisateur marqué en milieu de troisième période augmentera de 30 % la probabilité de point dans le match, ce qui est énorme.

Voici donc le tableau des cinq meneurs depuis l'arrivée de Martin St-Louis.

  1. Alexander Romanov : 1,63
  2. Ben Chiarot : 1,55
  3. Michael Pezzetta : 1,03
  4. Rem Pitlick : 0,73
  5. Artturi Lehkonen : 0,65

Alexander Romanov joue beaucoup, et il joue bien! Et il a su maintenir sa cote au sommet malgré le départ de son partenaire, Ben Chiarot. A-t-il atteint le niveau lui permettant de continuer son chemin sans l'appui d'un grand frère? À suivre.

Pour Michael Pezzetta, l'attaquant avec la meilleure note, cela signifie que lorsqu'il est sur la glace, il ne met pas son équipe dans le trouble. Joueur d'énergie, on lui a parfois reproché son manque de discipline, mais il n'a écopé d'aucune pénalité depuis janvier. Est-il moins efficace pour autant? Ce qu'on lui demande, comme tout joueur de soutien, c'est de ne pas nuire à son équipe. Il y est parvenu depuis un mois et demi et a fait encore mieux.

À souligner que deux des joueurs de la liste ont quitté l'équipe. Chiarot a certes augmenté sa valeur avec la qualité de son jeu, juste au bon moment pour la direction du CH. Quant à Lehkonen, il a été maintes fois vanté dans cette chronique et il semble bien que la qualité de son jeu ait été remarquée par une bonne partie de la ligue.

Dans l'ensemble de la saison jusqu'ici, Rem Pitlick et Alexander Romanov ont gagné des points. Le bref retour de Jonathan Drouin n'a eu aucun impact sur sa cote, toujours la meilleure de l'équipe.

  1. Jonathan Drouin : 1,02
  2. Rem Pitlick : 0,60
  3. Alexander Romanov : 0,55
  4. Artturi Lehkonen : 0,47
  5. Christian Dvorak : 0,20

C'est la cote positive de Christian Dvorak qui peut surprendre compte tenu d'un différentiel de -16. Mais encore une fois, il s'agit ici de déterminer l'apport d'un joueur dans les moments importants. S'agit-il d'un coup de chance? Il a un autre mois pour soutenir cette tendance.

Le cas Ovechkin

Alexander Ovechkin est en voie de battre le record de buts de l'histoire de la Ligue nationale (LNH) détenu par Wayne Gretzky. Il est spectaculaire et vigoureux dans tous les aspects de son jeu. Sa plaque est déjà prête au Temple de la renommée. Il se dirige vers une neuvième saison de 50 buts ou plus.

Il est toutefois intrigant de constater que malgré ce nombre de buts impressionnant, l'attaquant russe semble incapable de se distinguer là où ça compte. Depuis la saison 2016-2017, son ratio +/- est pratiquement nul et ça se confirme dans sa note dans les moments clés.

Cette année, sa cote était parmi les meilleures de la ligue jusqu'à la mi-décembre. Mais depuis ce temps, il est descendu presque à zéro au mois de mars avant de remonter au cours des deux dernières semaines. Autrement dit, il a été sur la glace davantage lorsque l'équipe adverse a augmenté sa probabilité de victoire que le contraire.

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Alexander Ovechkin marque des buts à la tonne, mais a un impact limité dans les moments clés.

Photo : Reuters / Timothy T. Ludwig

Les explications sont souvent les mêmes dans de tels cas : trop souvent sur la glace pour des buts importants de l'adversaire et un rendement peu satisfaisant à 5 contre 5.

On se souviendra du bref passage de Dale Hunter comme entraîneur-chef des Capitals de Washington en 2011-2012. Hunter avait réduit le temps d'utilisation d'Ovechkin, particulièrement lors des moments plus tendus dans un match. Il s'agit d'un jeu dangereux pour un entraîneur-chef face à celui qui était (et demeure encore aujourd'hui) le visage de l'équipe. Hunter avait d'ailleurs décidé de ne pas revenir diriger les Caps la saison suivante, sachant fort bien qu'à long terme, il ne pourrait conserver son emploi dans une lutte de pouvoir avec Ovechkin.

Que faut-il en conclure? Ovechkin a le privilège de jouer avec une équipe qui compte sur un excellent joueur de centre avec Evgeny Kuznetsov et deux piliers en défense, Dmitry Orlov et John Carlson. Et l'équipe gagne régulièrement.

Dans un tel contexte, il peut continuer à empiler les buts et faire son spectacle sans trop s'occuper du reste. Mais sa contribution à la victoire de son équipe semble modeste.

Un bandeau annonçant le balado de Radio-Canada Sports : Tellement hockey

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