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Chronique

Le Canada au Mondial, un rêve d’enfant devenu réalité

Les joueurs canadiens célèbrent un but.

La prochaine Coupe du monde aura pour effet de créer une nouvelle génération de modèles pour les jeunes joueurs de soccer canadiens, selon Hassoun Camara.

Photo : Reuters / CARLOS OSORIO

Pour la première fois depuis 1986, l’équipe nationale de soccer du Canada participera à la Coupe du monde, qui se déroulera au Qatar en novembre prochain.

Les Rouges ont validé leur billet en l’emportant 4-0 face à la Jamaïque au BMO Field de Toronto, dimanche.

Ils l’ont fait devant 30 000 partisans survoltés et chauffés à bloc, malgré une température glaciale.

Cette victoire a presque supprimé de nos mémoires collectives les nombreuses défaites et désillusions vécues sur des terrains hostiles, comme au Honduras ou au Costa Rica, depuis plus de 30 ans.

En finissant premier de la CONCACAF, grâce à la meilleure attaque et à la meilleure défense du groupe, le Canada nous a aussi fait oublier que les États-Unis et le Mexique faisaient office d’épouvantails dans un passé récent.

Ces résultats sont le fruit d'un travail acharné et d’une philosophie insufflée par l'entraîneur John Herdman.

Arrivé en 2018, le sélectionneur a réussi à hisser cette équipe de la 94e à la 33e place sur l’échiquier mondial.

Mais il a surtout mis en lumière un groupe de jeunes joueurs qui se sont révélés sur la scène internationale.

C’est une personne et un entraîneur extraordinaire. Il a changé ce programme pour les hommes et pour les femmes, a souligné le milieu de terrain Jonathan Osorio.

Hormis Atiba Hutchinson, aucun joueur de l'équipe actuelle n’était né en 1986, lors de la dernière présence canadienne à la Coupe du monde, celle qu'avait remportée la légende du soccer argentin Diego Maradona.

Et cette particularité décuple mon sentiment d’admiration envers cette jeune équipe, qui avait la responsabilité de qualifier le pays pour le plus gros événement sportif de la planète sans avoir recours à des modèles locaux auxquels ils pouvaient s’identifier pour s'inspirer.

C’est d’ailleurs ce qui est ressorti de ma dernière discussion avec l’un des talents de ce groupe, Jonathan David. Lors de ma visite à Lille en octobre dernier, il dégageait une assurance incroyable. Il assumait totalement la pression qui reposait sur ses épaules, tout en étant un jeune athlète encore au début de sa belle carrière.

Bandeau consultez Tellement soccer

De quoi en faire un ambassadeur et un modèle exemplaire pour nos jeunes amateurs de soccer partout au pays.

Hier, les jeunes n’avaient d'autre choix que de soutenir des joueurs comme Messi avec l’Argentine ou Ronaldo avec le Portugal pour vivre pleinement la frénésie d’un Mondial.

Aujourd’hui, ils auront les noms de Jonathan David, d'Alphonso Davies ou de Samuel Piette floqués derrière leurs maillots.

Des joueurs qui auront grandi pas très loin de chez eux ou qui auront fréquenté les mêmes écoles.

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