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Un navigateur québécois qui veut sauver les océans

Un navigateur en mer sur son voilier prend un egoportrait

Axel Galpy-Massé sur son voilier

Photo : Axel Galpy-Massé

Axel Galpy-Massé parcourt le monde à la rencontre des populations pour les sensibiliser à l’importance de préserver les océans. Loin de la guerre en Ukraine, le navigateur québécois a jeté l’ancre en Guadeloupe, et c’est de son voilier de 50 pieds (15 mètres) qu’il a raconté son aventure à Radio-Canada Sports.

Je suis parti de Montréal il y a un an en direction de Tahiti, en Polynésie française, car on avait enfin trouvé le bateau qui nous convenait pour réaliser nos deux grands projets. Le premier, c’est de participer en septembre 2023 à l’Ocean Globe Race. C’est une course particulière où l’on revient à l’essence même de la navigation. C’est une course autour du monde, en équipage, mais surtout sans aucun matériel électronique. On retourne à la base avec les cartes marines, le sextant, la calculatrice et la radio amateur. On est loin du Vendée Globe.

Pour acheter son bateau, qui doit répondre aux exigences de la course (longueur, date de construction, etc.), le Québécois d’origine suisse va faire son écureuil pour pouvoir réaliser ses rêves. Ingénieur à Hydro-Québec, il va mettre assez d’argent de côté pour trouver le bon voilier. La course autour du monde prévue pour septembre 2023 aux Sables-d’Olonne, en France, fait partie d’un projet plus global pour le jeune navigateur.

Le vrai projet, c’est d’aller chercher la relation entre l’humain et l’océan, explique-t-il. Durant nos nombreuses escales, nous allons à la rencontre des populations. Nous découvrons des cultures différentes, des problématiques et des réalités différentes. Nous prenons contact avec les organismes locaux et nous discutons avec eux des enjeux auxquels ils sont confrontés, comme la surpêche ou les conditions climatiques qui se dégradent.

Par exemple, aux Marquises, on a mis sur pied des ateliers pédagogiques dans les écoles avec ramassage des déchets. On a parlé avec les jeunes de l’état des océans. Ce que l’on veut, c’est surtout partager l’information avec le plus grand nombre, pour avoir une plus grande sensibilisation aux problèmes de notre planète.

Durant ses longues traversées, Axel a été mis directement face à la dégradation des océans. Et comme plusieurs avant lui, les constats qu'il fait sont plus qu’inquiétants.

Le constat le plus frappant, ç'a été de quitter les eaux poissonneuses, qui sont encore poissonneuses, de la Polynésie française et des Marquises; de traverser l’océan Pacifique où il y a énormément de vie; puis d'arriver dans le golfe du Panama et de voir tous ces déchets flotter. Des troncs d’arbres, du polystyrène, des bouées, des gobelets en plastique...

« Puis, une fois dans l’Atlantique, une autre vision d’horreur nous attendait. On connaît les sargasses, ces algues que l’on voit souvent échouées sur les plages. Eh bien là, c’est l’océan tout entier qui en était recouvert. Des champs entiers de sargasses... Il n’y avait plus de vie ou très peu de vie aquatique, très peu de poissons; un peu comme si l’océan était vide, en fait! »

— Une citation de  Axel Galpy-Massé, navigateur

Axel prévoit maintenant un départ de la Guadeloupe en mai prochain pour ramener le bateau au Québec.

Durant l’été, on va monter des ateliers pour faire connaître notre projet. On veut également donner l’opportunité aux Québécois de naviguer avec nous et découvrir ce que c'est de préparer un tour du monde. Et ensuite, durant l’hiver, ça va être la grosse préparation du bateau; un Imoca 160 de 51 pieds [15,5 mètres] pour la course.

Avant de se quitter, Axel a fait un appel aux écoles et aux camps de vacances pour leur dire qu’il serait heureux de transmettre son expérience aux jeunes avant de reprendre la mer. En se demandant une nouvelle fois dans quel état il va la retrouver.

Un voilier en mer

Axel Galpy-Massé en mer

Photo : Axel Galpy-Massé

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