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Bobsleigh et skeleton : la grogne des athlètes canadiens monte

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La formation canadienne composée Justin Kripps, Ryan Sommer, Cam Stones et Benjamin Coakwell en action aux Jeux olympiques de Pékin

Photo : Associated Press / Dmitri Lovetsky

La Presse canadienne

Les athlètes canadiens de bobsleigh et de skeleton ont réitéré leur demande de démission des dirigeants de leur association nationale de sport.

Un groupe – qui est passé à plus de 80 athlètes du groupe initial d'au moins 60 athlètes – a réitéré, lundi, son appel à la démission de la présidente Sarah Storey et du directeur de la haute performance Chris Le Bihan dans une lettre adressée à Bobsleigh Canada Skeleton (BCS).

À tout le moins, ces personnes doivent être mises en congé immédiat jusqu'à la conclusion de l'enquête, indique la lettre signée par 82 athlètes, actuels et passés (2014-2022).

Cette missive fait suite au plan de l'organisme national d'engager un médiateur tiers indépendant pour répondre aux préoccupations des athlètes.

Franchement, nous sommes étonnés que le conseil d'administration ait chargé Sarah Storey de répondre à notre lettre compte tenu de nos appels à sa démission, indique la lettre. À maintes reprises, Bobsleigh Canada Skeleton (BCS) a contrôlé le récit de nos plaintes et n'a pas réussi à s'attaquer aux causes systémiques sous-jacentes de ces problèmes, ce qui a permis de perpétuer davantage le statu quo.

Dénoncer une culture toxique

La lettre indique que les athlètes n'ont aucune confiance dans les dirigeants actuels pour résoudre ce qu'ils qualifient de culture toxique, et que la médiation et les enquêtes indépendantes précédentes n'avaient jamais abouti à un changement permanent ou adéquat.

Plusieurs athlètes ont récemment avoué à La Presse canadienne qu'ils craignaient des représailles.

« Exiger que les athlètes s'assoient dans une salle pour faire part de leurs préoccupations aux dirigeants mêmes qui ont utilisé à plusieurs reprises des moyens pour les soumettre et les intimider crée un scénario qui met directement en évidence les préoccupations décrites dans notre lettre d'origine. »

— Une citation de  Les athlètes signataires de la lettre

La proposition de BCS pour plus de réunions et plus d'enquêtes internes est un thème récurrent que nous ne pouvons pas accepter. Votre décision d'avoir une médiation de groupe avec les athlètes est catégoriquement rejetée, ont-ils écrit.

Les athlètes se sont plaints à BSC la semaine dernière de problèmes de culture, de sécurité, de transparence et de gouvernance, affirmant que le personnel prend des décisions arbitraires sur des questions telles que la sélection des équipes sur la base de préjugés et qu'il se soucie peu de la sécurité des athlètes, entre autres problèmes.

Cela survient quelques semaines après les Jeux olympiques de Pékin, où Justin Kripps a guidé le bob à quatre canadien à la conquête d'une médaille de bronze et où sa compatriote canadienne Christine de Bruin a remporté le bronze en monobob.

Réponse jugée insatisfaisante

Dans un courriel envoyé aux 49 athlètes canadiens actuels de bobsleigh et de skeleton, et signé par Storey, BCS a décrit un processus en deux étapes. La première étape consistait à convoquer des réunions avec les athlètes pour identifier les problèmes et les possibilités d'amélioration au sein du programme de haute performance.

La seconde étape consistait à convoquer une réunion médiatisée des athlètes, du conseil d'administration ainsi que des représentants de Sport Canada, de l'organisme À nous le podium et du Comité olympique canadien (COC) pour examiner les problèmes et élaborer un plan d'action.

Les athlètes de skeleton et de bobsleigh ont affirmé que des décisions arbitraires sont prises sur des sujets comme la sélection de l'équipe, sans aucune explication.

Dans des entrevues avec La Presse canadienne, les athlètes ont parlé de problèmes tels que la participation de l'équipe de skeleton à l'épreuve test à Pékin, l'automne dernier, sans la présence d'un entraîneur, ce qui a mené à des blessures sur cette piste inconnue. Les athlètes ont aussi affirmé qu'ils étaient presque entièrement autofinancés.

Les athlètes de l'équipe de développement du bobsleigh ont avancé qu'ils n'avaient pas accès à des soins médicaux lors d'un camp se tenant à Whistler, en Colombie-Britannique, et qu'un athlète a même été éjecté de son bob.

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