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Les athlètes russes écartés par l’ISU, World Athletics, la FIS et le canoë

Leurs équipes de courte piste ne seront donc pas à Montréal pour les Championnats du monde en mars.

Elle fait une figure dans une compétition.

La patineuse russe Evgenia Mevedeva, en 2019

Photo : AFP / YURI KADOBNOV

Agence France-Presse

Les patineurs russes et bélarusses ont été déclarés persona non grata de toutes les compétitions, a annoncé mardi l'Union internationale de patinage (ISU) dans un communiqué, une mesure prise « avec effet immédiat et jusqu'à nouvel ordre ».

Conformément à la recommandation du CIO, le Comité international olympique, l'ISU s'est mise d'accord sur le fait qu'aucun patineur russe ou bélarusse ne sera invité ou autorisé à participer à des événements organisés par la fédération, selon le texte.

La Russie est une nation majeure du patinage artistique, où elle a obtenu six médailles, dont deux en or, aux Jeux de Pékin le mois dernier. Les épreuves de patinage de vitesse sur longue et courte piste sont aussi concernées par cette mesure. Ce qui veut donc dire que les athlètes russes et bélarusses ne viendront pas à Montréal pour les Championnats du monde de patinage de vitesse sur courte piste tenus du 18 au 20 mars.

Cette décision a suivi de très peu l'annonce par la Fédération internationale du retrait à la Russie de l'organisation du mondial de volleyball masculin, qui devait avoir lieu cet été, un autre coup dur pour les sportifs russes, médaillés d'argent aux Jeux de Tokyo.

Le pays a également été exclu des barrages pour la prochaine Coupe du monde de soccer, en novembre au Qatar.

Bannis de la piste et de la pelouse

Le poids est placé sur son cou.

Un lanceur de poids russe

Photo : Getty Images / Francois Nel

World Athletics, l’une des plus importantes fédérations sportives mondiales, a aussi choisi d'imposer une suspension immédiate à la Russie et au Bélarus.

Dans un communiqué publié en milieu de matinée mardi, son président, le Britannique Sebastian Coe, a annoncé l’imposition de cette sanction qui empêche les athlètes, le personnel d’encadrement et les officiels de ces deux pays de participer aux événements sanctionnés par la Fédération internationale d'athlétisme.

Parmi la longue liste de rendez-vous auxquels ils ne pourront s’inscrire, on retrouve les Championnats du monde de 2022 en Oregon, les mondiaux en salle à Belgrade et ceux de marche par équipe qui s’ouvriront vendredi à Oman.

La fédération ajoute que des sanctions additionnelles pourraient être prises contre les agresseurs de l’Ukraine pendant une réunion qui se tiendra la semaine prochaine.

Rappelons que la Fédération de Russie était déjà sous le coup d’une suspension de World Athletics depuis 2015 en raison du scandale de dopage étatisé révélé en 2014. D'habitude plutôt enclin à rester à l'écart de la politique, le CIO a recommandé lundi de bannir Russes et Bélarusses des compétitions sportives.

Sur l’eau aussi

Par ailleurs, la Fédération internationale de canoë (ICF) a emboîté le pas et a suspendu la Russie et le Bélarus de toutes ses compétitions internationales.

Dans un vote unanime, le comité exécutif de l’ICF a également voté pour la suspension, jusqu’à avis contraire, de tous les officiels russes et bélarusses.

Ils ne pourront assister ni prendre part aux compétitions, aux réunions, rencontres et colloques organisés par la fédération.

Cela s’inscrit dans la foulée de la décision déjà prise la semaine dernière de retirer du calendrier les trois rendez-vous sportifs que l’ICF devait tenir en Russie en 2022.

En tant que sport planétaire, nous avons un rôle important à jouer et nous devons faire preuve de leadership face à ce qui entoure la situation actuelle. Nous savons que des athlètes et des officiels innocents en Russie et au Bélarus qui n’appuient pas les actions de leur gouvernement sont ainsi punis. Mais le coût pour nos athlètes et officiels ukrainiens est encore plus élevé, a indiqué le président de l’ICF, Thomas Konietzko, dans son communiqué.

La FIS a aussi annoncé mardi que les athlètes russes et bélarusses ne pourront pas participer à ses compétitions d'ici la fin de la saison 2021-2022. Le conseil a voté unanimement pour cette décision, au nom de l'intégrité de la compétition et de la sécurité des athlètes.

La Russie est une puissance en ski de fond. Alexander Bolshunov, sous la bannière du ROC, a notamment remporté cinq médailles aux Jeux de Pékin, et il est deuxième au classement général de la Coupe du monde.

Au biathlon, au hockey, en formule 1, mais aussi au rugby, à la boxe, à la natation ou au badminton, les mesures de bannissement des sportifs russes et bélarusses, mais aussi d'annulation de compétitions ou de ruptures de contrats de commandites se multiplient depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie, jeudi dernier.

L'Union cycliste internationale (UCI) a également annoncé des sanctions. Les équipes nationales russes et bélarusses sont désormais exclues des compétitions. Les courses prévues en Russie et au Bélarus sont annulées.

Les cyclistes russes et bélarusses qui roulent pour des équipes d'autres pays pourront continuer de le faire.

L'UCI s'est aussi engagée à accueillir des cyclistes ukrainiens au Centre mondial du cyclisme UCI, en Suisse.

Les pilotes russes, dont Nikita Mazepin, autorisés à concourir sous drapeau neutre

Il roule sur les vibreurs dans un virage.

Nikita Mazepin

Photo : Getty Images / Rudy Carezzevoli

Les pilotes russes ou bélarusses pourront participer sous drapeau neutre à des compétitions de la Fédération internationale de l'automobile (FIA), a annoncé l'instance, une décision qui concerne directement Nikita Mazepin, seul pilote russe en formule 1.

Aucune compétition internationale n'aura lieu en Russie et au Bélarus, et aucun drapeau/symbole ou hymne de la Russie ou du Bélarus ne sera utilisé dans les compétitions internationales jusqu'à nouvel ordre, a par ailleurs indiqué la FIA, qui a expliqué agir conformément aux recommandations du CIO.

Les pilotes, les concurrents individuels et les officiels russes ou bélarusses ne participeront aux compétitions internationales qu'à titre neutre et sous le drapeau de la FIA, sous réserve d'un engagement spécifique et du respect des principes de paix et de neutralité politique de la FIA, et ce jusqu'à nouvel ordre, est-il écrit dans le communiqué.

La FIA a aussi acté l'annulation du Grand Prix de Russie de F1 qui devait se tenir le 25 septembre, une décision déjà annoncée par Formula 1, promoteur du championnat, la semaine dernière.

L'avenir de Nikita Mazepin (Haas) en F1 reste toutefois incertain, car il est lié notamment au sort du partenariat entre l'écurie Haas et son commanditaire principal, le groupe russe Uralkali, spécialisé dans la potasse.

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