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Les instances sportives veulent isoler la Russie

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Le Russe Georgi Dzhikiya

Photo : afp via getty images / DENIS LOVROVIC

Associated Press

Les instances sportives de toute l'Europe ont décidé d'isoler davantage et de condamner la Russie après son invasion de l'Ukraine en refusant d'accueillir ou de jouer contre des équipes du pays.

La Finlande souhaite que l'équipe russe de hockey soit bannie du Championnat du monde masculin qu'elle accueillera en mai. De son côté, la Fédération suisse de soccer a fait savoir que son équipe féminine ne jouera pas contre celle de la Russie en juillet au Championnat d'Europe. Par ailleurs, le club de soccer allemand Schalke a décidé de mettre fin à son partenariat de longue date avec le géant énergétique russe Gazprom.

La vague d'opposition aux équipes et aux athlètes russes ne s'est toutefois pas encore étendue à une interdiction. Le Comité international olympique n'a pas non plus suspendu la Russie ni le Bélarus, qui a autorisé l'utilisation de son territoire par les troupes russes et le lancement de frappes militaires contre l'Ukraine.

La FIFA, l'instance dirigeante du football, a jusqu'à présent refusé d'exclure la Russie de la Coupe du monde. En guise de sanction, l'équipe russe devra y prendre part sous l’appellation Union russe de football et ses matchs à domicile seront délocalisés. La Russie doit affronter la Pologne le 24 mars dans une rencontre de barrage.

Toutefois, la Pologne et les prochains adversaires potentiels de la Russie, la Suède et la République tchèque, ont tous révélé qu'ils refuseraient de sauter sur le terrain.

L'Association suédoise de football est déçue de la décision de la FIFA, mais est déterminée à continuer de travailler avec d'autres fédérations pour annuler les matchs de la Russie dans les prochaines éliminatoires de la Coupe du monde, a déclaré l'instance, citant l'invasion illégale et profondément injuste de l'Ukraine.

Le Mondial doit débuter le 21 novembre au Qatar.

Le Spartak de Moscou doit toujours jouer la semaine prochaine en Ligue Europa contre le club allemand de Leipzig. L'UEFA a autorisé le Spartak à prendre sa place lors du tirage au sort des huitièmes de finale vendredi, au lendemain de la décision de Vladimir Poutine d'envahir l'Ukraine.

Un précédent

Le retrait d'équipes a déjà eu lieu. En 1992, à la suite des sanctions des Nations unies, la FIFA et l'UEFA avaient expulsé la Yougoslavie de ses compétitions lorsque la guerre a éclaté dans les Balkans.

Outre les efforts de Schalke pour abandonner Gazprom en tant que partenaire, l'UEFA devrait également voir si elle peut annuler ses accords de commandite avec l'entreprise. Le géant russe de l'énergie parraine à la fois la Ligue des champions et le Championnat d'Europe.

La FIFA a fait l'objet de critiques parmi les instances sportives pour avoir permis à la Russie de continuer à participer, du moins pour le moment, aux éliminatoires de la Coupe du monde. Elle a laissé la porte ouverte à une possible interdiction.

La FIFA a tenté de faire un compromis en imposant à la Russie de jouer sur des sites neutres sans son drapeau ni son hymne et sous le nom de sa fédération.

Cela s'aligne sur les sanctions imposées par le Tribunal arbitral du sport en décembre 2020 pour punir la Russie pour le dopage d'État et la dissimulation de cas de tricherie, et appliquées aux Jeux olympiques de Tokyo l'année dernière et aux Jeux d'hiver de cette année à Pékin.

L'équipe de football russe devait déjà jouer dans ces conditions si elle se qualifiait pour le Mondial à cause des scandales de dopage. La décision de la FIFA d'appliquer les conditions à un événement sportif régional — les matchs de qualification — est le seul élément de sanction pour la guerre.

Si la Russie affrontait la Pologne comme prévu le 24 mars et gagnait, l'équipe retrouverait soit celle de la Suède ou de la République tchèque, le 29 mars.

Le président de la Fédération suédoise de football, Karl-Erik Nilsson, qui est également vice-président de l'UEFA, a déclaré dimanche qu'il s'attendait à une position plus nette de la FIFA.

Le président de la Fédération polonaise de football, Cezary Kulesza, a mentionné dimanche qu'il était totalement inacceptable que la FIFA n'ait pas immédiatement expulsé la Russie des éliminatoires de la Coupe du monde et a déclaré que la Pologne ne souhaitait pas à participer à ce match.

Un autre des futurs adversaires de la Russie, l'Albanie, a également déclaré dimanche qu'il ne jouerait pas contre ce pays dans aucun sport. La Russie et l'Albanie doivent se rencontrer deux fois en juin dans le tournoi Nations League de l'UEFA. Le groupe comprend également l'Islande et Israël.

Au hockey, la Fédération internationale a subi des pressions de la Finlande et de la Suisse pour interdire la Russie et le Bélarus, qui doivent tous deux participer au Championnat du monde en mai à Helsinki et à Tampere.

Le président de l'Association finlandaise de hockey, Harri Nummela, a annoncé dans un communiqué qu'il avait eu des pourparlers avec lIIHF, basée à Zurich, pour exclure les deux pays du sport à l'échelle internationale.

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