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Invasion de l’Ukraine : le monde sportif, sous le choc, prépare sa riposte

La finale de la Ligue des champions pourrait ne pas avoir lieu en Russie comme prévu.

Un joueur tient un ballon dans un uniforme de soccer commandité par la compagnie Gazprom.

Le club allemand Shalke a pris la décision de retirer de son uniforme la mention de son commanditaire russe.

Photo : Reuters / LEON KUEGELER

Agence France-Presse

Le monde sportif prépare sa propre riposte, quelques heures après l'invasion de l'Ukraine par l'armée russe jeudi.

Plusieurs compétitions prévues en Russie pourraient être déplacées, à commencer par la finale de la Ligue des champions, qui devait être présentée à Saint-Pétersbourg le 28 mai.

L'Union des associations européennes de football (UEFA), qui a condamné fermement l'invasion militaire russe, avait indiqué mardi ne pas avoir l'intention de changer de ville hôtesse pour sa finale. Ses membres ont toutefois été convoqués à une réunion d'urgence vendredi.

Le premier ministre britannique Boris Johnson a déclaré mardi qu'il n'y avait aucune chance que la Russie puisse accueillir des compétitions internationales de soccer dans les prochaines semaines.

Aucune décision n'a été prise par l'UEFA à ce stade, mais l'organisation européenne travaille sur différentes options pour délocaliser la rencontre, a expliqué à l'Agence France-Presse une source ayant connaissance du dossier.

L'Associated Press rapporte pour sa part que la décision de déplacer le match a déjà été prise.

Moscou doit aussi accueillir le 24 mars la demi-finale de barrages du Mondial entre la Russie et la Pologne. La Pologne ainsi que la Suède et la République tchèque ont déclaré ne pas avoir l'intention de voyager en Russie pour y disputer leur billet de qualification.

La FIFA, bien que préoccupée par la situation tragique, temporise avant de prendre une décision à ce sujet.

C'est une question urgente, le premier match a lieu d'ici un mois. Nous espérons que cette situation sera résolue bien avant, aussi rapidement que possible, nous souhaitons y croire, a indiqué Gianni Infantino, le patron de l'instance organisatrice du Mondial.

De son côté, le club allemand de Schalke a décidé de retirer de ses maillots le nom de Gazprom, son commanditaire principal, et le représentant de la société russe a démissionné du conseil de surveillance.

Ça ne me fait pas très plaisir de devoir aller en Russie aujourd'hui..., a écrit sur Twitter l'international espagnol du FC Barcelone Alex Abrines, dont l'équipe joue vendredi à Saint-Pétersbourg et dimanche à Moscou face au CSKA.

Les champions du monde de formule 1 Max Verstappen et Sebastian Vettel, eux, ne se voient pas participer au Grand Prix de Russie en septembre.

Et l'écurie américaine Haas n'arborera pas les couleurs russes de son commanditaire principal Uralkali lors de la dernière journée des essais de présaison, vendredi, sur le circuit de Barcelone-Catalogne. Haas, dont les monoplaces arborent habituellement les couleurs bleu, blanc et rouge, comme le drapeau russe, présentera sa VF-22 dans une livrée blanche unie, sans la marque Uralkali, pour la troisième et dernière journée d'essais, a indiqué l'écurie dans un communiqué.

En Europe, des reports de matchs ont déjà été constatés en basketball comme en rugby, où les clubs russes ont été mis sur le banc. Les rencontres d'Euroligue concernant le Zénit Saint-Pétersbourg, le CSKA Moscou et l'UNICS Kazan, prévues jeudi ou vendredi, ont été ajournées. Le match du Tournoi des Six nations B entre la Géorgie et la Russie, programmé dimanche à Tbilissi, a connu le même sort.

Jouer en Ukraine semble encore plus compliqué. La Fédération européenne de handball a décidé de déplacer ou de reporter les rencontres qui devaient se dérouler sur le sol ukrainien ces quatre prochaines semaines.

L'explosion du conflit a conduit jeudi la Ligue nationale de football à suspendre le Championnat ukrainien, qui devait reprendre vendredi après plus de deux mois de trêve hivernale.

Plusieurs joueurs et entraîneurs étrangers se sont alarmés de la situation, pris dans le dilemme entre vouloir quitter le territoire et rester fidèles à leur club.

La situation est grave et nous sommes coincés à Kiev en attendant une solution pour partir. Nous sommes à l'intérieur d'un hôtel. Priez pour nous, a lancé sur Instagram le joueur Junior Moraes, du Chakhtar de Donetsk.

Je ne suis pas parti parce que je suis ici pour faire du sport et je ne pouvais pas tourner le dos au championnat et aux supporteurs qui nous suivent, a déclaré son entraîneur, l'Italien Roberto De Zerbi, à l'agence italienne Italpress.

Gloire à l'Ukraine, a écrit sur Instagram la joueuse de tennis Elina Svitolina, ancienne numéro 3 mondiale.

Rare voix russe à s'exprimer, le footballeur international Fedor Smolov a écrit Non à la guerre, suivi d'un drapeau de l'Ukraine et d'un cœur brisé, dans un court message sur Instagram.

Le joueur de tennis Andrey Rublev a plaidé pour la paix après sa victoire en quarts de finale du tournoi de Dubaï, qui n'était pas importante au vu du terrible contexte.

Le CIO condamne l'attaque de la Russie

Le Comité international olympique (CIO), qui condamne fermement la violation de la trêve olympique, en vigueur jusqu'à sept jours après la clôture des Jeux paralympiques de Pékin (4-13 mars), par le gouvernement russe, a mis en place un groupe de travail chargé de suivre de près la situation.

Ce groupe doit aussi coordonner, dans la mesure du possible, l'assistance humanitaire aux membres de la communauté olympique en Ukraine.

Les responsables du Comité international paralympique (CIP) indiquent de leur côté avoir entamé des pourparlers avec des dirigeants sportifs en Ukraine et en Russie, à une semaine du début des Jeux de Pékin.

Les Canadiens ne skieront pas en Russie

La Fédération internationale de ski (FIS) assure suivre de très près la situation en Russie, où doivent se dérouler des étapes de la Coupe du monde, notamment de ski cross à Sunny Valley ce week-end.

La sécurité des participants aux différents événements de la Coupe du monde est notre priorité, a-t-elle affirmé dans un communiqué. S'il devait y avoir quelconque changement au calendrier de la Coupe du monde en raison du conflit, une mise à jour serait offerte immédiatement.

La compétition de surf des neiges est annulée, mais la FIS a dit à CBC Sports que les épreuves de ski cross et de saut acrobatique sont toujours au programme.

L'organisation précise que les athlètes devant prendre part aux compétitions de la fin de semaine sont arrivés en Russie il y a plusieurs jours déjà. Cela inclut des membres de la délégation canadienne.

Cependant, les Canadiens ne participeront pas à ces épreuves. Canada Alpin a confirmé à Radio-Canada Sports que ses 15 athlètes ont été retirés. La fédération travaille avec les ministères du Sport et des Affaires étrangères pour les rapatrier.

L'équipe de saut acrobatique n'est pas à Sunny Valley, tandis que la formation canadienne de ski de fond ne participera pas à la Coupe du monde prévue en Russie à la fin du mois de mars.

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