•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Félix Auger-Aliassime s’incline en quarts de finale à Melbourne

Il étire le bras pour frapper la balle du revers.

Félix Auger-Aliassime

Photo : afp via getty images / PAUL CROCK

Jean-François Chabot

Après avoir mené deux manches à zéro, le Canadien Félix Auger-Aliassime (no 9) a finalement perdu contre le Russe Daniil Medvedev (no 2) en quarts de finale des Internationaux d'Australie, à Melbourne, mercredi.

Après avoir repoussé une balle de match en quatrième manche, Medvedev a effectué une incroyable remontée pour finalement imposer sa loi en cinq manches de 6-7 (4/7), 3-6, 7-6 (7/2), 7-5 et 6-4 sur le court central Rod Laver et ainsi se tailler une place dans le carré d'as du premier tournoi du grand chelem de l'année.

La confrontation a donné lieu à de nombreux longs échanges qui ont soulevé la foule et les partisans des deux joueurs.

Le match de 4 h 42 min avait pourtant très bien commencé pour Auger-Aliassime. Il a rapidement enregistré un bris pour mener 2-0 dans la seconde manche, avance qu'il a su préserver pour s'installer dans le fauteuil du conducteur.

Les deux joueurs ont tenu l'adversaire en joue en respectant la logique du service tout au long de la troisième manche, jusqu'à ce que Medvedev trouve une brèche dans celui du Canadien durant le bris d'égalité.

Auger-Aliassime aurait pu gagner, mais le Russe a sauvé une balle de match à 4-5 dans la quatrième manche. Medvedev a enchaîné trois jeux de suite, dont un premier bris depuis la manche initiale pour pousser le duel à sa limite.

En avant 1-0 dans la manche décisive, Auger-Aliassime a laissé filer une balle de bris avant que son rival ne vienne briser son service pour renverser la vapeur. Même un traitement au pied droit ne lui a pas permis de montrer l'énergie qu'il affichait encore en milieu de rencontre.

Dès lors, on a senti que Medvedev avait l'ascendant, en dépit d'un taux de premières balles en jeu assez ordinaire à 63 % contre 69 % pour Auger-Aliassime, qui a aussi eu l'avantage 18-15 au chapitre des as.

Malgré une nouvelle occasion de bris et deux chances de revenir à 5-5, le Québécois a vu Medvedev compléter sa spectaculaire remontée.

Il m'a manqué un point

À l'issue du match, Auger-Aliassime a répondu avec une pointe de dérision quand une journaliste lui a demandé ce qui lui avait manqué pour faire la différence dans le match.

Il m'a manqué un point, a-t-il lâché pince-sans-rire. Ça se joue à pas grand-chose. Franchement, je mène deux sets à zéro. À la fin, il faut que je capitalise. Avec le temps, je vais apprendre à capitaliser sur mes opportunités et c'est tout. Le niveau était très bon pour moi.

Questionné à savoir s'il avait quand même un petit regret, il a évoqué le début de la manche décisive.

« Je pense qu'au début du cinquième set, j'aurais pu faire mieux. Je commence bien. Je suis à 15-40 (dans le deuxième jeu sur le service de Medvedev). Je peux quand même faire mieux sur ce retour de deuxième service à 15-40. Sinon, ce serait bête de regretter. C'est la vie. J'ai fait de mon mieux et je dois accepter le résultat. »

— Une citation de  Félix Auger-Aliassime

À savoir ce qu'il avait appris sur lui dans ce match, il a souligné qu'il avait toujours cru en lui et qu'il se savait capable de produire ce niveau de jeu relevé.

Physiquement, je me sens très bien. Je peux compétitionner avec tout le monde sur la durée, sur les cinq sets. Ce qui était bien aujourd'hui, c'est d'avoir été capable de mettre en place ce que je voulais mettre en place au cours des derniers mois, des dernières années face à des joueurs comme lui. Aujourd'hui, ce n'était pas très loin. Peut-être que je pourrai faire juste un peu mieux la prochaine fois, a-t-il insisté.

De son côté, Medvedev paraissait soulagé de s'en être tiré de la sorte au terme d'un match épique où il a lentement retrouvé ses moyens.

Il menait deux manches à zéro et il jouait incroyablement bien, il était partout, et moi je n'arrivais pas à produire mon meilleur tennis. Alors, je me suis dit : ''Que ferait Novak?'' Et j'ai décidé de le faire travailler. S'il voulait gagner ce match, il faudrait qu'il aille le chercher, point après point, a-t-il indiqué à sa sortie du court.

Un événement a vraisemblablement changé le cours de la rencontre : quand le toit du court Rod Laver a été fermé à cause de la pluie à 2-1 pour Medvedev dans le jeu décisif de la troisième manche.

« Je transpirais tellement que je n'arrivais pas à serrer ma raquette au service. Et quand le toit a été fermé, il a fait moins chaud. Et j'ai senti que le match basculait. »

— Une citation de  Daniil Medvedev

Finaliste l'an passé, le Russe est devenu le favori du tournoi après l'expulsion de Novak Djokovic avant le début de la compétition.

Le vainqueur des derniers Internationaux des États-Unis pourrait devenir le premier joueur de l'ère moderne (depuis 1968) à remporter consécutivement ses deux premiers tournois majeurs.

Naomi Osaka l'a fait du côté des femmes lorsqu'elle a remporté son premier tournoi du grand chelem à Flushing Meadows en 2018, puis son deuxième en Australie en 2019.

Et revoici Tsitsipas

Medvedev retrouvera Stefanos Tsitsipas (no 4) en demi-finales. L'an dernier au même stade, Medvedev s'était imposé.

Pour écarter l'Italien Jannik Sinner en trois manches de 6-3, 6-4 et 6-2, le Grec est apparu d'une sérénité et d'une qualité physique impressionnantes, surtout après une opération du coude en novembre dernier.

En 2 h 6 min, il a réussi 30 coups gagnants, a transformé les quatre balles de bris offertes et n'en a pas donné une.

Cette performance est d'autant plus remarquable qu'il avait enchaîné des matchs compliqués aux tours précédents avec des victoires en quatre manches au deuxième tour contre Sebastian Baez et au troisième contre le Français Benoît Paire, avant un affrontement titanesque avec Taylor Fritz pour une victoire en cinq manches en huitièmes de finale.

Mon médecin doit regarder. Nous ne pensions pas que je serais en mesure de jouer ici. Je lui ai prouvé le contraire, a lancé Tsitsipas.

Avec les informations de Agence France-Presse

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !