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Le sport parascolaire reprendra lundi au Québec

Des jeunes filles sautent au filet pour tenter de frapper un ballon durant un match de volleyball.

Le sport parascolaire sera à nouveau permis à compter de lundi.

Photo : iStock

Radio-Canada

L'annonce de la reprise du sport parascolaire au Québec à compter de lundi prochain a fait bien des heureux. Sports Québec n’a d’ailleurs pas manqué de saluer la décision du gouvernement.

Le premier ministre François Legault a annoncé mardi que le sport parascolaire, au primaire et au secondaire, fait partie d’une première phase d’allègements.

Les jeunes ont déjà fait beaucoup de sacrifices depuis le début de la pandémie. Le sport, c'est important pour les jeunes, a-t-il déclaré lors d’un point de presse en après-midi.

Un homme en cravate et veston s'exprime face à un micro lors d'une rencontre de presse, avec en arrière-plan, sur le mur, un message : « On continue de se protéger. »

Le premier ministre du Québec, François Legault

Photo : (Graham Hughes/The Canadian Press)

Le Dr Luc Boileau, directeur national de santé publique du Québec par intérim, a tenu à préciser que les étudiants du collégial et des universités pourront également reprendre l'entraînement.

C’est une première étape d’accomplie, surtout pour la jeunesse, a dit la directrice générale de Sports Québec, Isabelle Ducharme. Il faut y aller prudemment, étape par étape.

C’est satisfaisant dans les circonstances parce qu’il faut penser au système hospitalier. On est encore dans le pic de la pandémie. Ils auraient pu ne pas rouvrir le sport en priorité et ils ont choisi de le faire pour nos jeunes. Il faut le prendre d’un point de vue positif et y aller graduellement.

La question du masque

Le gouvernement du Québec n’a pas voulu exiger le port du masque pour les jeunes qui reprendront leurs activités physiques.

Idéalement, il faudrait le porter, car le masque est une barrière très efficace. On l'encourage vivement. Les responsables devront y voir, et l'encourager. C'est particulier [de faire du sport avec un masque], mais c'est justifié actuellement, a rappelé Luc Boileau.

Dans la plupart des circonstances, Isabelle Ducharme approuve entièrement cette recommandation.

Il y a l’élément de sécurité dans certains sports, qui est essentiel. Par exemple, en gymnastique, faire une pirouette au cheval d'arçon avec un masque, c’est dangereux, a indiqué la directrice générale de Sports Québec. Mais on est conscient que, si on joue au basketball et que les jeunes ont des contacts rapprochés, le compromis, c’est de mettre le masque.

Retour du sport civil

Le gouvernement du Québec a aussi annoncé le retour des sports civils, à l'extérieur des écoles, dès lundi pour les jeunes.

Un maximum de 25 personnes de moins de 18 ans pourront prendre part à une même activité. Toutefois, le retour à la compétition n’est pas pour tout de suite.

Pour la compétition, on le comprend et c’est ce qu’on recommandait. Actuellement, on sait que la pandémie est encore très contagieuse. Si on se met à mélanger les gens des villes et des régions, on fait juste promener le virus, a indiqué Isabelle Ducharme.

La deuxième phase d'allègements est prévue pour le 7 février. Il sera alors question de la réouverture des centres pour les parties de hockey à 50 % de leur capacité, avec un maximum de 500 personnes.

Le premier ministre du Québec a enfin précisé que les sports pour les adultes devront attendre une troisième phase d'allègements.

À ce sujet, Sports Québec aurait aimé des indications plus claires de la part du gouvernement Legault.

On aurait aimé avoir un calendrier et ouvrir davantage pour les adultes, a indiqué Mme Ducharme.

Actuellement, les jeunes à l’école sont tous mélangés, alors c’est un moindre risque. De mélanger les adultes qui sont actuellement en télétravail ou qui ont peu de contacts entre eux, je comprends que c'est encore trop risqué. Je pense que c’est ce qui a guidé la décision du premier ministre.

Elle croit néanmoins que de permettre la reprise du sport pour les adultes est le prochain allègement souhaitable.

On veut que les adultes puissent reprendre l’activité physique, puisque c’est aussi important pour eux, ajoute-t-elle.

Et c’est clair qu’on a besoin d’échéanciers pour donner l’espoir aux gens, pour éviter des interprétations qui en pousseraient certains à défier les règles. Ce n’est pas ça qu’on veut. On veut que les gens sachent où ils s’en vont. Cependant, on comprend qu’on a une gestion de pandémie et qu’elle peut mener à des contextes différents très rapidement.

Malgré le recul des dernières semaines avec l’arrivée du variant Omicron, les fédérations sportives tiennent bon, a expliqué Isabelle Ducharme.

Ils ont le défi de gérer des règles [changeantes]. Ça fait 44 fois qu’on apporte des changements depuis 22 mois. Les fédérations, comme tout le monde, sont tannées. En même temps, on est confiant qu’on s’en va vers du positif; qu’on arrive aux étapes où on redonne de l’air aux jeunes. Tout le monde va mettre la main à la pâte, laisser le reste derrière et regarder en avant.

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