•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Reprise des activités : le sport tape du pied

Jocelyn Thibault, directeur général Phoenix de Sherbrooke

Jocelyn Thibault, directeur général du Phoenix de Sherbrooke

Photo : Radio-Canada

Jean-François Chabot

Pendant que la santé publique et le gouvernement font encore appel à la patience de la population, les fédérations sportives du Québec piaffent d’impatience en attendant la reprise de leurs activités.

C’est par la voix de son directeur général, Jocelyn Thibault, que Hockey Québec demande aux autorités de permettre aux jeunes et aux moins jeunes de recommencer la pratique de leur sport favori.

Dans un communiqué publié vendredi matin, la fédération se dit consciente de la situation sanitaire, mais réitère l’importance de l’activité sportive pour la santé mentale des hockeyeurs.

On peut y lire que Hockey Québec a déjà proposé quelques pistes de solution, dont le port d’un masque adapté et le retour progressif des entraînements et des compétitions.

Depuis deux ans, nous avons dû mettre le sport en pause à plusieurs reprises et nous sommes témoins des effets néfastes sur nos enfants. Notre collaboration avec le ministère et la ministre déléguée aux Sports est excellente. Cependant, nous avons bien entendu le premier ministre nous rappeler que la santé publique est celle qui fait les recommandations sur le sujet.

Nous demandons donc à la direction nationale de santé publique d’établir, dans les plus brefs délais, un plan d’action avec un échéancier clair pour nous assurer que le sport soit le prochain secteur à déconfiner. Les jeunes, les bénévoles et tous ceux qui gravitent autour de nos fédérations sont prêts à se mobiliser. La santé passe par le sport, a déclaré Jocelyn Thibault.

Le président de Judo Québec, Patrick Kearney, ajoute sa voix à celle de Thibault et réclame que le gouvernement présente rapidement un échéancier pour la reprise des activités. Nous demandons au gouvernement et à la santé publique de s’activer maintenant et de déposer au milieu sportif un plan de redémarrage du sport.

Il ajoute que la pratique du sport ne doit pas être considérée seulement comme un risque de propagation, mais comme un atout pour contrer la pandémie, en raison de ses bienfaits sur la santé physique et psychologique. Le sport doit être vu comme une arme face à cette pandémie et une solution face aux problèmes de notre système de santé, écrit-il dans une lettre ouverte adressée aux autorités. Chaque fois que le sport est mis à l'arrêt, nous aggravons la situation au lieu d'atténuer la pression sur le système hospitalier.

Sports Québec à l’unisson

Jointe par Radio-Canada Sports, la directrice générale de Sports Québec, Isabelle Ducharme, tient essentiellement le même discours.

Pour elle, la situation est difficile et suscite énormément d’inquiétude parmi les adeptes des diverses disciplines et les parents des enfants qui montrent des signes de détresse évidents.

C’est clair que tout le monde veut reprendre l’activité. La frénésie de recommencer l’école, ça vient pour moi avec la frénésie de recommencer le sport. On l’entend. Je dois répondre à des appels, des courriels et des messages de désespoir chaque jour, a reconnu Mme Ducharme.

Isabelle Ducharme, DG de Sports Québec

Malgré les contacts et les échanges quasi quotidiens avec le cabinet de la ministre Isabelle Charest, personne n’est en mesure de fournir une date précise pour la relance des gymnases, des palestres et autres aires de jeu.

« En fait, depuis le début de la pandémie, rarement a-t-on annoncé des dates à l’avance. C’est ce que l’on aimerait avoir. Avoir un plan de match fiable. Pour le moment, le discours que l’on tient face au ministère est de demander si l’on peut obtenir une première vague de reprise et des entraînements normaux dans la vie locale. Est-ce qu’on peut passer à une première étape où on pourra rentrer dans le gymnase sans crainte, et de pouvoir y aller en groupe? »

— Une citation de  Isabelle Ducharme, directrice générale de Sports Québec

Enfin, Isabelle Ducharme a évoqué la possibilité de voir arriver certains assouplissements en février, mais elle n’est pas en mesure de dire si cela surviendrait au début, au milieu ou à la fin du mois.

Quand Radio-Canada Sports lui a demandé si la reprise du sport au Québec était liée à ce que le gouvernement accorde comme permission au Canadien de Montréal, elle a dit qu’elle n’y croyait pas.

Il y a une différence entre le fait de tenir une pratique de volleyball ou de karaté. On est vraiment dans deux réalités différentes. Le Canadien est dans une réalité plus spectacle, tandis que nous sommes dans une réalité de contacts et de proximité, a-t-elle expliqué.

Ça se peut que le timing (de la reprise) soit en même temps, mais l’importance est très différente dans l’action. Le Canadien de Montréal, c’est à un endroit fixe, à un moment fixe avec des joueurs qui sont toujours ensemble. Tandis que le sport, c’est à travers le Québec, des milliers d’infrastructures, toutes les écoles et les villes et toute la population qui sont impliquées, a-t-elle conclu.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !